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Le blog de Titem… à Paris : Europe, Environnement, Société, Culture et Voyages
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Le Goût des autres, d’Agnès Jaoui (2000)

Titem | 29 septembre 2007

Le Goût des autres, d\'Agnès Jaoui (2000)Castella est un chef d’entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de “Bérénice”, il tombe en adoration du texte et de l’actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d’anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s’intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d’histoires.

Comédie dramatique française d’Agnès Jaoui
2000 ; 1h52
Avec Jean-Pierre Bacri (Castella), Anne Alvaro (Clara), Gérard Lanvin (Franck Moreno), Alain Chabat (Bruno Deschamps), Agnès Jaoui (Manie)

Parmi les récompenses, 4 Césars en 2001 (Meilleur film, scénario, second rôle masculin (Gérard Lanvin) et féminin (Anne Alvaro)

J’avais bien sûr entendu parler de ce film, et pas seulement pour les récompenses qu’il a reçues. J’avais déjà pu voir la pièce écrite par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, Cuisines et Dépendances, que j’avais moyennement apprécié. Et chose importante, bien que reconnaissant le talent de Jean-Pierre Bacri, son humeur bougonne m’exaspère continuellement. Je n’allais donc pas voir ce film avec les meilleurs sentiments…

Et justement, voilà un film sur les préjugés et nos petits travers dans lesquels nous sommes susceptibles de nous reconnaître. Castella, chef d’entreprise toujours en train de râler et de dire des grossièretés (devinez qui est l’acteur…) se prend de passion pour le théâtre et la culture de manière générale, pour les beaux yeux d’une actrice qui est aussi sa professeur d’anglais.

Une idée très séduisante. Pour y parvenir, quelques autres personnages en perte de repères qui tous frôlent la dépression. On rit de leurs interrogations, de leur manque de tact comme de nos petits travers.

Après, on aime ou l’on aime pas. Le manque de tact des personnages, leur maladresse, leur humeur continuellement maussade est exaspérante !… Parce qu’il est gênant de pouvoir se reconnaître de ce film qui se veut un miroir sociologique de certains milieux, de leurs préjugés et de leur code ?

Toujours est-il que le film traîne par ailleurs en longueurs, et la galerie de portraits de personnages dépressifs n’engage vraiment pas à la joie tout au long de ce film qui peut vous plomber le moral. C’est agaçant, à moins d’en rire (mais ça n’est pas toujours drôle). Mais les acteurs sont excellents, et, une nouvelle fois, le scénario intéressant.

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2000, Agnès Jaoui, Alain Chabat, Anne Alvaro, Années 2000, Barrière sociale, Comédie, Film français, Film récompensé, Galerie de portraits, Gérard Lanvin, Jean-Pierre Bacri, Théâtre, Vie en société
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Dancer in the Dark Night of 7.37

Titem | 29 septembre 2007

Y boire un verre nous avait pas suffit (lire le précédent épisode). Il nous fallait y revenir, plus tard, à l’heure où la nuit serait totalement tombée, les lumières encore plus belles, où l’on pourrait même aller sur la terrasse et observer l’agitation de la ville.

 

Il nous fallait revenir et dancer sur les pistes de la boîte du 7.37. Peu importe que la musique soit moins bonne que dans d’autres boîtes, que la clientèle soit plutôt jeune. Du moment qu’on s’en prenne plein la vue ! Lire la suite »

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Le Parfum, de Patrick Süskind (1985)

Titem | 27 septembre 2007

Le Parfum, de Patrick SüskindAu XVIIIè siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin qu’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

Préface de l’édition Livre de Poche
Le Parfum : Histoire d’un meurtrier
Titre original : Das Parfum, Die Geschichte eines Mörders
Couverture : Watteau : Jupiter et Antiope (détail), musée du Louvre

Phénomène de littérature, avant de devenir une œuvre cinématographique, Le Parfum raconte l’histoire d’un phénomène humain, sorte de freak au temps des Lumières.

Jean-Baptiste Grenouille naît dans la puanteur la plus infâme des immondices d’une rue parisienne. Une naissance terrible qui semble l’immuniser contre les maladies. Et chose plus curieuse, elle le dote d’un odorat extraordinairement fin, tandis que lui-même, ne dégage pas la moindre effluve. Comble de sa vie, cette absence d’odeur individuelle, qui l’exclut de l’ordre humain, le poursuivra jusqu’à la mort.

Ce livre est comme une quête : celle de la place d’un homme pas comme les autres, en fait autiste – si tant est que l’on puisse utiliser ce terme a posteriori – dans un monde qui l’ignore. Car l’indifférence est plus cruelle que le mépris, et chez Grenouille, elle le pousse à commettre des crimes horribles… mais dont il n’a pas pleinement conscience, car il estime évoluer dans un monde différent, où les hommes ne voient qu’avec le sens trompeur de la vue, et non celui de l’odorat.

Ce qui se dégage à la lecture du Parfum, c’est l’ouverture vers un monde que l’on croît connaître, mais sous un regard neuf : celui des odeurs. Les plus délicates comme les plus nauséabondes émergent de nos propres souvenirs à la lecture de ce livre. Nous sommes les spectateurs d’un monde dont Grenouille en est le souverain.

Dommage que les multiples mises en garde de l’auteur sur “l’âme noire de Grenouille”, son caractère horrible, finissent par agacer notre lecture. A-t-on besoin de le comparer sans cesse à une “tique” alors qu’il est clair que cet homme vit hors de notre monde et de nos règles ? L’auteur cherche-t-il a prendre le point de vue d’un contemporain de Grenouille ? Cependant la trame du roman est absolument captivante et le jeu des contrastes entre la fragrance et les miasmes rythme cet excellent livre.

Et au-delà de la lecture, cette interrogation plus secondaire mais pas moins inintéressante, et dont de récentes études scientifiques se sont fait l’écho : quelle place à l’odeur (ou les phéromones), l’indicible, dans nos comportements envers autrui ? Car comme le dit magnifiquement l’auteur : « l’odeur était sœur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d’elle, s’ils voulaient vivre. Et l’odeur pénétrait directement en eux jusqu’à leur cœur, et elle y décidait catégoriquement de l’inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l’amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes ».

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Orpères : « On ne naît pas papa, on le devient »

Titem | 26 septembre 2007

Troisième et dernier terrain de reportage pour cette édition du mois d’octobre, en ce qui me concerne : Orpères. Ce groupe réunissant des pères de famille organisait le 26 septembre une réunion de reprise de ses activités, et souhaitait que l’on en fasse l’écho. Me voilà donc parti, seul, à la maison de la famille de Saint-Michel, pour une réunion censée durer de 18h à 20h.

La réunion de reprise des activités du groupe Orpères

Logo OrpèresCette réunion marquait le coup d’envoi d’une nouvelle année de rencontres entre les pères du quartier Saint-Michel. Pour bien démarrer la soirée, le responsable de ce groupe, Jean-Paul Desilets, nous annonce l’allocation d’une subvention de 25,000$ pour la poursuite des activités, la formation des intervenants… et aussi son salaire. Puis il nous donne le compte-rendu de la dernière réunion et décrit ses activités aux membres présents. Il y a des pères, bien sûr, quelques conseillers municipaux, ou leurs représentants, ainsi que ceux des députés du quartier. Il y a également le prêtre, qui me fait part des soucis de sa paroisse, mais je parlerai religion une autre fois. Et il y a moi, représentant de la presse locale.

Orpères organise des fêtes et sorties en famille. Mais il a pour but principal de réunir les pères, afin qu’ils partagent leurs doutes et leurs conseils, pour être un bon père. Mais qu’est-ce qu’être un bon père ? Le responsable me donne une réponse qui me semble juste : on peut être un bon père même si l’on ne voit pas régulièrement son enfant. Il n’est même pas besoin de faire plein d’activités pour l’occuper. Il suffit juste de montrer à son enfant qu’on est disponible pour lui, même éloigné. Il me parle de sa fille, qu’il ne voit pas souvent car il est divorcé mais qu’il appelle régulièrement. Il en est fier de sa fille, il la montre sur les photos de la dernière fête du quartier.

Un tour de table est organisé. Chacun parle un peu de ses enfants, de son rôle de père… Ce qui me frappe le plus, c’est le commentaire de Martin, trentenaire. « Cela fait des années que je vis à Saint-Michel, J’aime mon quartier, cela fait partie de mon vécu. Si je déménageais, je perdrais une partie de moi ». Des paroles fortes, absolument pas anodines. C’est là que je me rends compte du rôle de toutes ses associations, y compris le journal où je suis en stage. Elles donnent du sens à la réalité, elles participent au sentiment d’appartenance à un quartier : elles les font vivre dans l’imaginaire collectif, ce n’est pas qu’un nom sur une carte.

A mon tour de me présenter. Comment parler du rôle de père, lorsqu’on ne l’est pas, même si on désire ardemment l’être, plus tard ? Petite pirouette : j’évoque la coïncidence de couvrir cet événement le jour de la fête de mon propre père.

Un petit souper est organisé ensuite. Je parle longuement des médias et des associations communautaires avec Guy Jolicoeur, lui-même ancien directeur du Journal Communautaire Le Monde. C’est le sosie de mon voisin, y compris dans ses gestes et dans sa voix. Une sacrée personnalité aussi.

J’ose lui demander si l’association a des revendications particulières pour les hommes en général, comme les femmes peuvent avoir les leurs. Il en rigole. « Oui bien sûr, les féministes ont eu leur décennie, et maintenant c’est à nous de faire entendre nos revendications ! Non sans rire, on ne veut rien leur retirer, ce qui compte, c’est que les pères, aujourd’hui, prennent leur responsabilité ». Une interview est-elle réussie lorsqu’on parvient à faire dire à son interlocuteur ce que l’on veut entendre, et surtout ce que l’on croit intimement ? Toujours est-il que la première partie de cette citation a été supprimée à la correction, histoire de ne pas trop faire de vagues si certains ne comprennent pas le second degré de cette remarque.

Je discute encore tard avec le responsable pour lui parler de l’activité de son groupe et le dynamisme du quartier. Le second plus pauvre du Canada assure-t-il. J’ai du mal à le croire, tant le contraste avec nos quartiers pauvres en France est grand. « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on est misérable. La ville de Montréal a organisé il y a 20 ans un plan de réhabilitation des logements insalubres. » Français, prenez-en de la graine.

J’ai pris encore beaucoup de plaisir à couvrir cet événement, discuter avec les gens. Même si au final, mon article sera plus court que prévu, n’ayant que peu de choses nouvelles à apporter à ce qui a été dit dans l’édition de mai 2007.

« Je souhaite que tu gardes ces documents, parce que tu te souviendras longtemps de ce reportage» me dit-il. « Et tu sais pourquoi ? Parce que c’était le jour de la fête de ton papa, et que c’était important pour toi». Dans la chemise que l’on m’a remise, un texte, du Ministère de la Famille du Québec. En tête, je lis « On ne naît pas papa, on le devient ».

Être père aujourd’hui

Logo Maison de la famille St-MichelAvant même de me rendre à cette réunion, je songe déjà à une phrase que je veux mettre de mon article. Pères/Maison de la famille. Car oui, les pères font partie de la famille. M. Martin n’avait pas eu besoin de m’asséner une dizaine de fois lors de son cours de “Vie Privée et Interventions Publiques” que le modèle de M. Gagnepain et Mme Aufoyer était dépassé, que les femmes aujourd’hui travaillent plus mais que les pères ne s’occupent pas assez des tâches ménagères… J’étais déjà convaincu avant.

Alors oui, les pères font partie de la famille. Et un père moderne, je dirais même tout simplement responsable, doit se charger de l’éducation de ses enfants. Je me rends vite compte que les animateurs du groupe sont sur la même longueur d’ondes.

Mais exercer l’autorité parentale n’a rien d’anodin. C’est même compliqué lorsque le père est sans emploi. Aux yeux de ses enfants, il tombe de son piédestal, il n’a plus suffisamment de légitimité pour se faire respecter. J’ai beau interroger les animateurs sur cet aspect, il ne leur paraît pas déterminant, en dépit des quelques 11% du taux de chômage dans le quartier. Il n’y a pas tant de problèmes d’autorité que ça, même pour les pères au chômage et/ou issus de l’immigration.

Toutes les problématiques françaises, voire européennes, ne trouvent donc pas d’écho au Québec ; il ne faut pas chercher à tout transposer, se défaire de ses prénotions me dirait-on à Sciences Po. Mais au moins la question était posée. Il n’empêche, le modèle archaïque, figé, de M. Gagnepain et Mme Aufoyer est encore, lui, tenace. Ces pères-là s’occupent de leurs enfants, et ils en sont fiers. Aussi la division sexuelle des tâches n’a rien de libératrice, elle enferme les sexes dans un rôle obligatoire. Mais je m’égare… Il y aurait pourtant encore beaucoup de choses à dire sur les rôles sexuels et l’hétéronormativité.
_______________
A lire : mon article publié sur Orpères.

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Les 3 P’tits Cochons, de Patrick Huard (2007)

Titem | 25 septembre 2007

Au chevet de leur mère plongée dans un profond coma, trois frères veillent en échangeant sur les «pour» et les «contre» de l’adultère. Rémi, l’aîné nanti, prévient ses cadets des dangers qui les guettent, mais en vain. Mathieu, qui étouffe dans sa banlieue, est déjà sur le point de tromper sa femme avec une collègue. Christian, le benjamin adepte de cybersexe, s’éprend d’une de ses étudiantes de Tae Kwon Do, sans se douter que sa conjointe policière et frigide le surveille de près. Seul Rémi, chez qui ses frères en déroute conjugale finiront par échouer, semble au-dessus de tout soupçon. Quoique son épouse ne semble pas convaincue de sa vertu.

Les 3 P’tits Cochons, de Paul Huard

Comédie dramatique québécoise de Patrick Huard
2007 ; 2h04
Avec Claude Legault (Mathieu Quintal), Guillaume Lemay-Thivierge (Christian Quintal), Paul Doucet (Rémi Quintal), France Castel (Lucille, la mère)…

Parce que les affiches du métro montréalais en faisaient la promotion, et parce qu’autour de nous, certains de nos amis ou colocataires avaient été le voir, voilà que mes amis et moi avons décidé de partir voir ce film : les Trois Petits Cochons.

Première difficulté : trouver une salle de cinéma qui ne soit pas trop cher. Par chance, on nous a appris que dans une rue proche de Saint-Denis métro Berri-UQAM, le cinéma faisait des places de cinéma à 4,95$ (environ 3 euros) le mardi. Une très bonne chose pour nos petits budgets : des places de cinéma au prix de ceux pratiqués en France lors de la fête du cinéma, mais ce tous les mardis !

Grand moment aussi lorsqu’à tour de rôle, il nous fallait annoncer que nous voulions une place pour les Trois Petits Cochons. Vraiment trop mignon… Mais non, ce film n’a rien d’un dessin animé pour enfants (vous allez vite comprendre pourquoi…) même si la référence n’a rien d’anodine.

Deuxième difficulté : comprendre ce que disent les acteurs, et certaines références ou expressions qui échappent au français fraîchement débarqué en Amérique. Grand moment encore, mais de solitude cette fois, lorsque toute la salle éclate de rire… Sauf vous ! Et heureusement, vos voisins français n’ont pas plus compris que vous. L’honneur est sauf.

C’est moins le cas de la morale… car voici un film pour le moins surprenant. Trois frères se retrouvent réunis autour du lit d’hôpital de leur mère mourante. On retrouve une situation proche de celle des Invasions Barbares, ce film plutôt réussi de Denys Arcand. Sauf que là, point de dialogues aussi fins et grivois à la fois, où des dialogues sur le sens de la vie, mais des répliques bien grasses, des scènes de sexe plutôt explicites…

Alors l’histoire du film est simple : pendant que maman meurt, les deux plus jeunes choisissent au même moment d’aller voir ailleurs, “ panthère ” ou jeune karatéka en manque de contact… au grand dam de l’aîné, fils modèle, qui joue les pères pudeurs. On suit chacun de leurs parcours erratiques sur le chemin de l’adultère, à tour de rôle. Oh les p’tits cochons… Et oui ! Pas facile de mener une double vie ! Et comme dans le conte, les deux premiers vont rejoindre le dernier, le plus malin… qui aurait bien envie lui aussi de voir le loup.

Je vous épargne le ramoneur jaloux que sa femme s’effeuille sur Internet, la bande originale saoulante du début à la fin, les longueurs du film…

Un film plutôt drôle néanmoins, sans morale, pas toujours bien filmé (mais… elle respire ? Je pensais qu’elle était morte ??) qui se laisse regarder une fois, pas plus. Pour tout dire, j’ai du mal à comprendre l’engouement autour de ce film, à 100 lieues minimum du C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée ou des Invasions Barbares de Denys Arcand.

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La meilleure façon d’écrire

Titem | 25 septembre 2007

Ce sont des choses qui arrivent. J’avais déjà eu le coup avec certaines notes de mon blog. On sait parfaitement ce que l’on veut écrire, du chapeau aux éléments les plus pertinents mais… Ca ne va pas. Quelque chose ne colle pas. L’enchaînement des idées n’est pas bon, on passe du coq à l’âne, cela manque de liant… Sauf que pour mon blog, j’écris souvent d’un seul jet, alors qu’il me faut ici reprendre et reprendre encore toutes mes phrases. Lire la suite »

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2ème reportage : Revitaliser la rue Jarry

Titem | 24 septembre 2007

Après une fin de semaine absolument inoubliable, il me fallait revenir à des choses beaucoup plus terre à terre, parmi lesquelles mon stage. Aujourd’hui, je devais me rendre à un parcours commenté de la rue Jarry, depuis Joseph-Guibord jusque Iberville.

Un terrain de reportage finalement assez proche du précédent. Même rue, et je suis amené à parler à nouveau d’urbanisme, mais dans une perspective différente : la démocratie participative.

Depuis mon arrivée à Montréal, j’ai eu de maintes occasions de lire, ou d’observer ce phénomène de démocratie participative. Une bien belle expression à la mode, dont on nous apprend les tenants et les aboutissants à l’IEP. Je retiens qu’il s’agit de donner la parole aux concitoyens, d’essayer (ou de faire semblant) de tenir compte de leur opinion pour prendre des décisions dans l’intérêt commun.

Ici, au Québec, j’ai le sentiment que c’est quelque chose qui va réellement de soi. Lire la suite »

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Le bluff

Titem | 23 septembre 2007

J’avais appris ce mot la première fois que j’ai joué au Cluedo. Dans ce jeu, bluffer permet de s’assurer de la présence ou non d’un élément de la solution : il suffit de demander, parmi dans la combinaison de 3 cartes, 1 ou 2 des cartes de notre jeu. Bluffer c’est tromper, mais c’est aussi laisser un soupçon de doute parmi les autres joueurs.

 

On retrouve aussi le bluff dans les jeux de cartes. Le poker bien sûr, où le visage doit dissimuler notre jeu, ne rien laisser transparaître. Il faut que l’adversaire se montre suffisamment téméraire pour miser plus parce qu’il est persuadé d’avoir un meilleur jeu. Il faut aussi miser soi-même, sans qu’on puisse lire le doute ou l’assurance dans notre regard ou nos gestes fébriles, sans quoi l’adversaire agirait en conséquence… à moins de bluffer, le tromper, et semer le doute dans son esprit. Lire la suite »

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Farinelli (Il Castrato), de Gérard Corbiau (1994)

Titem | 21 septembre 2007

Farinelli, de Gérard Corbiau (1994)L’histoire de Farinelli, célèbre castrat, devenu légende de son temps et qui arrêta brusquement sa brillante carrière pour suivre le roi d’Espagne.

Film italo-franco-belge historique et musicale de Gérard Corbiau
1994 ; 1h56
Avec Stafano Dionisi (Carlo Broschi, dit Farinelli), Enrico Lo Verso (Riccardo Broschi), Elsa Zylberstein (Elisabeth)…
Golden Globe du meilleur film étranger

Le père Broschi souhaitait que ses fils demeurent toujours ensemble. A Carlo, le chant, et un incroyable talent. Sa castration lui a permis de conserver sa voix d’enfant, plus pure que la trompette, mais puissante, portée par une cage thoracique d’adulte. Il parvenait à émouvoir les plus sensibles. Bien que certains lui reprochaient de perdre son âme musicale en se fourvoyant dans de pompeuses vocalises. Notamment dans les œuvres de son frère, Riccardo…

A Riccardo donc, la composition et l’orchestration. Il met ses œuvres au service de son jeune frère, qu’il admire. A moins qu’il ne s’agisse de profiter de son talent. Ou encore de se faire pardonner le cauchemar récurrent de son cadet, celui d’un cheval blanc au galop, cause “officielle” de la castration de Carlo.

La castration, comme mutilation d’un corps façonné et offert par Dieu était rigoureusement interdite… cependant que l’Eglise avait “fabriqué” des castrats, afin de figer dans la naïve enfance des hommes dont on privait de leur virilité, mais pas de leur humanité. Une pratique qui se justifiait par l’interdiction faite aux femmes de chanter dans les lieux consacrés.

Les costumes et les décors sont bien recréés. Pour recréer la voix exceptionnelle de Farinelli, deux autres voix furent nécessaires : celle d’un contreténor, Derek Lee Ragin, et celle d’une soprano colorature, Ewa Malas-Godlewska. Pour le reste, le film se perd dans les relations troubles entre les deux frères (“l’un séduit, l’autre ensemence”…) et les disputes avec le compositeur Haendel. Une liberté prise avec la réalité. Gérard Corbiau a cherché à représenter Farinelli comme Riccardo voulait valoriser son frère : avec des frivolités superflues. Dommage pour ce réalisateur de films musicaux qui sut plus tard faire plus rigoureux (comme avec Le roi danse en 2000).

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Au gré des surfs sur Internet, je vous ai trouvé une petite perle, si l’on peut parler ainsi… Saviez-vous qu’il n’existait qu’un seul enregistrement connu d’un véritable castrat ? J’ai retrouvé cet enregistrement de l’Ave Maria, chanté par Alessandro Moreschi en 1904, dernier castrat connu. Un enregistrement dont la qualité est à relativiser car réalisé sur un cylindre en cire. Par ailleurs, Moreschi n’avait plus bénéficié d’un enseignement à la mesure du caractère singulier de sa voix ; les castrats avaient été oubliés depuis presque un siècle… Cela étant, bien que vieillissant, il est fort possible qu’il n’avait pas le talent de Farinelli, le plus illustre des castrats.

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S’envoyer en l’air avec ses amis, Altitude 7.37

Titem | 19 septembre 2007

A l’évocation du nom “Altitude 7.37″, j’ai pu voir des sourcils se lever, des yeux s’écarquiller, et des bouches former un “o” qui en disait long. Lors de notre visite du vieux Montréal, notre guide Josée nous en avait déjà parlé. C’est à faire au moins une fois. Et l’occasion nous a finalement été donnée très rapidement, par Axel.

Invitation reçue par mail en début de semaine : la chambre de commerce de Montréal, où il effectue son stage, organise un petit “5 à 7″ à l’Altitude 7.37. Apparemment le genre de rendez-vous où de jeunes diplômés discutent de leur projet carrière avec des professionnels pour tisser un réseau, et être recruté. C’est du moins ce que j’ai cru comprendre en arrivant là-bas…

J’arrivais ce mercredi au bureau avec ma nouvelle chemise Quicksilver marron. Ce n’était pas pour célébrer le véritable début de mon stage avec mon premier travail de terrain et faire bonne impression… Mais parce que ce soir, je sors…

Etait-ce une si bonne idée que ça de m’être habillé immédiatement de cette chemise ? Le soleil cognait une nouvelle fois très fort dans Montréal – qui l’eût cru ? Avant de partir pour ce 5 à 7, je dois repasser par l’appartement pour prendre une douche qui peine à me rafraîchir.

Place Ville-Marie - WikipediaDans le hall de l’immeuble de Place Ville-Marie, le 4ème plus haut de Montréal avec ses 188 mètres et ses 43 étages, j’y retrouve Christopher qui peine à trouver le moyen de se rendre au lieu prévu. Pour une fois que ce n’est pas moi qui me perd… Renseignements pris, nous prenons un premier ascenseur qui nous amène en moins d’une minute presque tout en haut de l’immeuble. Un deuxième nous amène quelques étages encore plus haut. Nous voilà donc altitude 7.37.

Et nous voilà, surplombant la ville de Montréal. La vue est absolument magnifique. Le soleil frappe encore les vitres, mais bientôt il va se coucher sur le Mont Royal. Et la ville s’éclairera alors de mille feux de lampadaires, de phares de voiture… de bureaux et d’appartements.

Axel nous donne nos étiquettes. J’ai beau apprécier le stage que je fais, je me sens bizarre avec mon étiquette “Journal Communautaire Le Monde” au milieu de tous ces jeunes gens qui travaillent pour des grandes banques, d’entreprises dynamiques et de boîtes informatique.

Cocktail métropolitain - TitemIl nous faut attendre quelque temps avant que l’on nous serve. Première déception, l’offre d’un cocktail consommé, un autre offert, ne marche que pour les bières locales et le métropolitain. Va pour un métropolitain : Martini, citron, canneberges… Nous nous éloignons de l’agitation pour prendre une table près d’une fenêtre. Le Saint-Laurent coule derrière nous, le Montréal international déploie ses gratte-ciel, et le Mont-Royal se couvre d’un voile violacé au fur et à mesure que le soleil se couche. Nous refaisons le monde, à savoir nos stages respectifs et futures sorties en commun, autour de métropolitains servis dans des verres de moins en moins beaux quand nous en recommendons.

Mais nous étions venus pour passer un bon moment ensemble, et pour admirer la vue de Montréal de nuit, et en hauteur. Nous n’avons pas été déçus. Quelques photos -pas trop floues et sans trop de reflet – parmi toutes les autres.

Vue de l’est de Mont-Royal - Titem

Vue de l’ouest de Mont-Royal - Titem

Vue de Mont-Royal - Titem

La soirée s’est terminée autour d’un menu général Tao au Tiki-Ming, au rez-de-chaussée du centre Eaton, là où l’on peut manger toutes les nourritures du monde ou presque à prix raisonnable.

Général Tao (Tiki-Ming) - Titem

Demain, d’autres vues de Montréal, mais depuis l’île de Sainte-Hélène cette fois…

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