La théorie des 4 phases
Titem | 8 septembre 2007Je me souviens du premier soir à Montréal, et de ce premier verre entre nouveaux amis. Au cours de la conversation, Mathilda nous parle de la théorie des 4 phases, qui caractèriserait toute personne amenée à vivre une partie de sa vie à l’étranger.
Première phase : la lune de miel. Phase d’euphorie, d’enchantement voire d’aveuglement le plus total. Tout est beau, tout est formidable, et pour rien au monde on ne voudrait vivre ailleurs que dans ce paradis.
Mais comme le dit l’expression, l’amour rend aveugle et le mariage lui rend la vue…
Deuxième phase : phase plus ou moins longue où l’on se met à broyer du noir. Tout n’est plus si rose, et voilà que tout un tas de petites particularités se transforme en contrariété permanente. Multiples risques encourus, du simple repli sur soi à la dépression parfois profonde. Synonyme : “le mal du pays”.
Troisième phase, ou phase de relativisation. On apprend à vivre dans ce pays où il ne faut décidément vivre pour une longue période. Chaque pays a ses points positifs et ses points positifs, il faut simplement les accepter avec philosophie.
Quatrième et dernière phase, ou phase d’intégration. Le sujet se sent parfaitement à l’aise dans ce pays qui n’est pourtant pas le sien à l’origine, mais qui lui appartient un peu au final, et auquel il a le sentiement d’appartenir. Pour le meilleur comme pour le pire…
… C’est normal si je ne me reconnais dans aucune de ses quatre phases pour le moment ?








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