Le dîner-spaghetti au profit du Magasin-Partage Villeray
Titem | 7 décembre 2007Il est des reportages plus difficiles et des conditions plus périlleuses, vous en conviendrez… J’ai couvert plusieurs événements, dîners, soupers, ou réunions se finissant par un buffet. On pense bien sûr à faire son boulot, mais quand on a un estomac solide et une gourmandise assumée, il faut aussi penser à se nourrir ! Et cela permet souvent d’engager des bonnes conversations. En revanche prendre des notes debout avec un carnet, un stylo, un verre et une assiette dans les mains, ce n’est vraiment pas pratique ! Là, conscience professionnelle et appétit naturel pouvaient aller de pair. Vous le remarquerez, si je ne suis pas sur la photo avec mes collègues, c’est parce que je suis hors cadre en train d’interviewer !
En tant qu’organisme du quartier, le Journal Communautaire Le Monde avait décidé de participer à un repas de charité ce 7 décembre 2007. Il s’agissait d’un dîner-spaghetti, au profit du magasin-partage Villeray, une manifestation organisée par différentes associations du quartier.
Ce n’est pas la première fois que j’entends qu’un dîner-spaghetti sera organisé afin de financer un projet ou une association. Ici, il s’agissait de permettre au comité d’acheter des denrées alimentaires afin de les redistribuer à des familles dans le besoin, moyennant 10% du montant de la facture. Un moyen aussi de les responsabiliser.
Plaisir aussi de partager un repas avec ses collègues, ses amis, mais une action solidaire à quelques jours des fêtes de fin d’année, pour conscientiser ceux qui ont la chance d’avoir trois repas par jour que la pauvreté et la faim existent bien, dans cet arrondissement, le 2ème le plus pauvre du Canada, comme me le rappelait la mairesse Anie Samson.
D’autres personnalités politiques étaient présentes : le conseiller municipal pour Villeray, Sylvain Lachance, que je rencontrais pour la première fois, et qui exprimait la fierté de son quartier pour ce geste du coeur. Quant à la député fédérale bloquiste de Papineau Vivian Barbot, elle saluait le dynamisme de tous ses organismes communautaires.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ? Les rabat-joie diront en effet que c’est pour se donner bonne conscience. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas seulement le ticket de 10$ (7€) que chacun a dû payer, c’est le sentiment collectif d’appartenance à un quartier, et la conscience d’avoir pu apporter de l’eau au moulin de la sodarité. Ce sont encore des mots qui aujourd’hui, ont une signfication forte. “Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire !”





