Rédiger des vignettes de photo
Titem | 10 décembre 2007Voilà un exercice original qui nous a été proposé pour l’édition de novembre 2007 : rédiger les vignettes des photos qui illustrent les articles. En apparence, cela paraît plutôt simple. En apparence…
Travail de groupe oblige, chacun veut tirer la couverture vers lui. On est prêt à entendre les arguments des uns et des autres, leurs idées aussi mais… Faut-il se contenter de décrire la photo ? Un peu ridicule lorsqu’il s’agit d’une femme qui monte un escalier, alors qu’il s’agit d’un sujet sur la hausse des loyers…Faut-il faire un résumé de l’article ? Pas vraiment, ou alors le chapeau et le titre ne servent à rien. Une image est là pour appuyer un propos, il faut donc mettre l’image en contexte. Ce n’est pas pour être prétentieux, mais c’est ainsi que cela me paraît le plus juste, et j’ai eu du mal à faire entendre mon avis ! D’aucuns diront que je n’écoute pas et que je suis une tête de mule…
Exercice pratique : vous voyez une photo d’un groupe souriant, dont l’une des personnes tient un diplôme. Et ce genre de clichés de groupe est assez récurrent dans le journal où je travaille. La moindre des choses, c’est de savoir pourquoi ces personnes sont contentes, et pourquoi elles sont réunies ! Non mais je vous jure ^^
Mais le dernier mot reviens toujours au maître de stage. C’est ainsi que pour ma photo de groupe à la Maison des Grands-Parents de Villeray, la mention de la présence du candidat libéral aux élections fédérales dans la circonscription de Papineau, Justin Trudeau, a disparu. Motif ? On n’est pas la pour faire de la pub. Certes ; mais il est tout de même sur la photo, alors à moins d’avoir recours à une retouche comme l’URSS avec Trotsky et Kamenev ou Matignon avec Vanneste…
Problème aussi, lorsque vous rédigez une vignette et que la photo est modifiée. Ainsi, pour mon article sur Augustine Matumona dans l’édition de décembre, on voit la photo d’une dame noire tenant un micro, la vignette indiquant que “les amis de Augustine Matumona ont tenu à lui rendre hommage…”. S’agit-il donc d’une de ses amies en question, ou d’Augustine Matumona ? C’est peut-être capillotracté mais tout de même. L’édition Internet vous donne la réponse avec la photo d’origine, non découpée : à droite de la dame noire, le portrait d’une autre dame noire, entouré de bougies. On comprend alors qui est qui.
Qui a dit que le métier de journaliste était simple ?







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