Une femme d’action et de cœur
Titem | 18 décembre 2007
Une cinquantaine de ses amis et collègues d’Afrique au féminin et de la table de concertation des femmes de Parc Extension ont rendu hommage, le jour de son anniversaire, à Augustine Matumona, figure du quartier, décédée le 9 août dernier. Ce 28 novembre, elle aurait eu 56 ans.
56 ballons blancs et mauves étaient d’ailleurs suspendus au plafond pour se souvenir de la directrice et fondatrice du centre de femmes Afrique au féminin. Le lieu choisi pour lui rendre cet hommage était lui aussi symbolique, dans les anciens locaux de l’association qu’elle a créée en 1986.
Louise Gagner a rappelé quelques éléments biographiques d’Augustine Matumona, un parcours atypique ; celui d’une femme déterminée. Originaire du Zaïre, elle arrive au Québec en 1982 grâce au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) afin de mener une recherche sur le système de santé et des services sociaux du Québec. Mais ses diplômes de médecine ne seront jamais reconnus. Elle demeurera finalement à Montréal où elle fonda Afrique au féminin, qu’elle dirigea jusqu’au bout. «Au moins, elle aura soigné les âmes», reconnaît Louise Gagner, qui connaissait très bien Mme Matumona.
Poèmes, lettres, messages ont été lus lors de cette soirée. Tous ont salué cette grande dame, tant sur le plan humain que pour l’œuvre qu’elle a accomplie et qu’elle lègue au quartier Parc Extension. Vahine Dalton, qui assure l’intérim d’Afrique au féminin, a souligné «son leadership, sa détermination, elle qui était sensible aux besoins des femmes africaines, mais aussi aux autres femmes et aux hommes ». Christine Morin, de la table de concertation des femmes de Parc Extension, a évoqué «la bonté et le courage d’une femme engagée, dont la douceur rayonne encore en nous».
«La vie est courte est imprévisible», rappelle Vahine Dalton. «Augustine nous invite à vivre en paix avec les autres, malgré nos différences». «Dites à ceux qui survivent qu’il reste beaucoup de choses à faire, mais qu’Augustine nous a tracé la route», estime Louise Gagner.
A lire aussi : mes impressions sur ce reportage.






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