World’s about

Le blog de Titem… à Rennes : actualité, société, voyages
  • Accueil
  • A propos de l’auteur
  • Contact

Un projet, plusieurs idées

Titem | 26 mars 2008

Depuis 2005, Mon Resto Saint-Michel organise des rencontres entre les différentes communautés. Ce projet, Un quartier fier de sa diversité, rendu possible grâce aux contrats de ville, a donné naissance à trois autres projets, pensés par les citoyens eux-mêmes.

Mon Resto Saint Michel

«L’idée est que chaque communauté montre une partie de sa culture», déclare Hamid Kartti, directeur de Mon Resto Saint-Michel. Dans le cadre d’un quartier fier de sa diversité, les résidents de l’est du quartier se réunissent une dizaine de fois pour préparer une fête multiculturelle autour de thèmes comme le mariage marocain, le carnaval, le drapeau haïtien. «On y parle français, créole, arabe… Le citoyen est impliqué dans un projet où il est le maître d’œuvre», explique Hamid Kartti.

Trois ou quatre fêtes sont organisées par an, au parc René-Goupil. Elles rassemblent près de 250 personnes à chaque fois. «Cette démarche est importante pour une meilleure cohabitation des communautés à l’intérieur des HLM, comme dans le quartier. Auparavant, elles ne se parlaient pas, les gens nourrissaient des tensions, des préjugés», ajoute-t-il.

C’est au cours de ces rencontres préparatoires que les citoyens ont mis à jour leurs problèmes communs pour mettre en place des actions concertées avec d’autres groupes ou institutions. «Un quartier fier de sa diversité a eu un effet de levier vers d’autres projets collectifs. Au départ, on ne prévoyait pas tout ça», résume Hamid Kartti.

Ainsi rapidement, les parents ont exprimé leurs inquiétudes sur la sécurité des enfants à la sortie des écoles. Depuis, les Anges de la sécurité sont postés sur les corridors scolaires. «Mon Resto se préoccupe du bien-être des familles», ajoute-t-il. «Les parents ont également voulu organiser des tournois intergénérationnels de soccer». Désormais, parents et enfants s’amusent tout au long de l’été sur les terrains de sport afin de resserrer leurs liens. Les citoyens se sont mobilisés autour du projet de coopérative d’habitation Les Ambassadeurs ; la réfection d’un immeuble, situé sur le boulevard Pie IX, permettra la création de 24 logements adaptés aux besoins des familles.

«Le parc, comme le quartier, est redevenu un lieu dynamique d’échange grâce aux tournois, aux fêtes. Les gens se sont appropriés leur environnement», se réjouit Hamid Kartti.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Association, Canada, Communauté, Diversité, Immigration, Journal Communautaire Le Monde, Montréal, Quebec, Saint-Michel, Stage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Une gang loin de la rue

Titem | 25 mars 2008

Le programme Vision vers l’avenir, financé par les contrats de ville, a été mis en place en 2005 par l’équipe de basketball des Monarques, établi dans Saint-Michel. Il offre la possibilité aux jeunes Michelois de pratiquer été comme hiver des sports collectifs. Un moyen de canaliser leur énergie, d’empêcher l’oisiveté et la délinquance après les cours.

Vision vers l'Avenir

«Nous voulions ramener des jeunes qui n’étaient pas touchés par les activités sportives. C’est pour cela que nous avons créé Vision vers l’avenir», indique Wildano Félix, coordonateur de ce programme et entraîneur des Monarques. Les jeunes du quartier peuvent s’entraîner dans les parcs de Saint-Michel l’été et dans le gymnase de l’école Louis-Joseph-Papineau le soir.

Grâce au financement contrat de ville, les animateurs sont formés pour encadrer les jeunes, auxquels on procure le matériel approprié. «Ils font du basket, du soccer, du hockey. Nous leur fournissons l’équipement pour pratiquer le sport qu’ils aiment», confirme-t-il.

Un programme qui peut s’enorgueillir de son succès. «À chaque séance le soir ou en camp de jour, 70 jeunes de tout âge, de tout niveau, fille ou garçon, viennent s’amuser», mentionne Wildano Félix.

Mais ce programme n’est pas seulement ludique. Le but est de faire de la prévention auprès des participants. «Ils sont responsabilisés et évalués sur leur comportement», explique Wildano Félix. «On propose aux meilleurs d’intégrer les Monarques, mais également, à ceux qui le souhaitent, d’entraîner à leur tour les plus jeunes. On leur permet ainsi de jouer un rôle positif dans leur quartier».

C’est le cas de Darcy qui a bénéficié de Vision vers l’Avenir et entraîne aujourd’hui une équipe de garçons. «À l’époque, j’avais décroché de l’école. Wildano est venu me voir et m’a proposé d’entraîner à condition que je reprenne les cours. Aujourd’hui, je peux gagner un peu d’argent et j’ai du temps pour étudier». Candie, une autre animatrice, ajoute : «On demande aux jeunes d’avoir des bonnes notes et d’aider ceux qui éprouvent des difficultés scolaires. Après ils sont contents de venir nous montrer leur bulletin». Deux filles qui servent de modèles pour les plus jeunes.

«À leur âge, on devait aller jusque Villeray ou Montréal-Nord pour faire du sport», rappelle Wildano Félix. «On a vu certains de nos amis mal tourner. Aujourd’hui, ces jeunes, ce sont aussi nos petits frères, nos petits cousins. On veut les occuper pour qu’ils ne traînent pas dans les rues et fassent des coups. En cas de besoin, on est capable de leur parler pour les remettre dans le droit chemin».

«Finalement, on ne forme pas une gang de rue mais une gang de sport !», se réjouit Candie.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Canada, Jeunesse, Journal Communautaire Le Monde, Montréal, Quebec, Saint-Michel, Sport, Stage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Pouvoir aux jeunes, priorité à l’environnement

Titem | 24 mars 2008

A lire aussi : Mes impressions sur ce reportage.

Près de 200 jeunes se sont pressés aux portes du YM-YWHA de Côte-des-Neiges le 26 février dernier pour assister au 1er Forum Environnement Jeunesse. L’événement était organisé par le groupe C-Vert, en présence de l’environnementaliste David Suzuki, et avait pour but la sensibilisation des adolescents sur leur capacité à faire changer les choses, notamment pour la protection de l’environnement.

Forum Environnement Social

Lors de ce forum, la maire de l’arrondissement, Mme Anie Samson, a salué l’action de C-Vert. «C’est très encourageant de voir un si grand nombre des jeunes de 14 à 16 ans vouloir s’impliquer d’avantage afin d’améliorer la qualité de leur environnement ainsi que de leur communauté. Nous aurons l’occasion de voir les retombées concrètes de ce forum lors de la mise en place des projets environnementaux de chaque groupe C-Vert au mois de juillet». David Suzuki a tenu à souligner l’exemplarité du projet, une opinion partagée par son fondateur, Stephen Bronfman. «Nos partenaires peuvent être fiers d’avoir accompagné les jeunes dans leurs actions.»

David Suzuki a prononcé un discours devant une assistance captivée. «On nous dit que l’économie doit prévaloir sur l’écologie. C’est de la folie ! Respirer un air pur, boire de l’eau non polluée, manger sainement font partie de nos besoins vitaux !», a-t-il soutenu. Il a également dénoncé l’attitude des gouvernements et exhorté les jeunes à passer à l’action. «Ils se moquent de votre avis et du monde qu’ils vous laisseront. Pourquoi ? Parce que vous ne votez pas ! Mais levez-vous, exprimez vos préoccupations, vous qui parlez au cœur des hommes et ne doutez jamais de votre influence !»

Pour appuyer ses propos, il a présenté une vidéo de sa fille Severn qui, à seulement 12 ans, avait bousculé les participants du Sommet de la Terre de Rio en fustigeant la responsabilité des gouvernements dans l’avenir de la planète. «C’était il y a 16 ans. Depuis, qu’est-ce qui a été fait ?», interroge David Suzuki. «Voir que sa fille seule a eu autant de pouvoir à son âge nous donne confiance. Nous sommes toute une gang et on peut vraiment faire changer les choses», se réjouit Daya.

«La Fondation David Suzuki va continuer à collaborer étroitement avec l’équipe C-Vert afin de maximiser les retombées et assurer que la voix des jeunes soit entendue ici et ailleurs», a annoncé David Suzuki. Michel Séguin, coordonateur du projet C-Vert dans Saint-Michel, confirme : «On espère vraiment travailler avec eux afin que les jeunes puissent bénéficier de l’expertise des adultes».

Un partenariat qui a débuté peu avant le début du forum, les jeunes de C-Vert ayant eu la chance de pouvoir rencontrer David Suzuki à huis clos. «C’est super intéressant. Il nous a donné quelques pistes pour nos futurs projets», explique la jeune Daya. Le projet C-Vert doit en effet aboutir en juillet 2008 à la mise en œuvre d’un projet environnemental défini par les jeunes. Les jeunes Michelois de C-Vert ont évoqué la plantation de vignes sous le métropolitain ce qui, outre l’aspect esthétique, permettrait de diminuer la température à proximité.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Association, Canada, Ecologie/Environnement, Jeunesse, Montréal, Quebec, Reportage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Adieu Montréal… et à bientôt !

Titem | 21 mars 2008

Au revoir Montréal Villeray Saint-Michel Parc Extension

C’est sûrement lorsque l’on décroche les posters, les cartes postales, les photos du mur que l’on se rend compte que c’est véritablement la fin. Mon aventure montréalaise a pris fin ce jeudi 20 mars 2008. Une date qui me semblait tellement lointaine en septembre dernier, au moment de partir. Et voilà, j’y suis finalement arrivé. J’ai eu beaucoup de mal à réaliser, le temps m’emporte et je ne saurai dire comment je me sens vraiment. Les adieux n’étaient que des au revoir. Et en partant, j’ai une pensée pour chacune des personnes que j’ai rencontrées.

Alors bien sûr j’ai quelques regrets. J’aurais fait quelques restaurants québécois, mais je n’aurais pas eu l’occasion de me rendre dans une cabane à sucre. Je ne suis pas entré à l’Oratoire Saint-Joseph. Je n’ai pas visité le Musée Ramezay ou Stewart. Je n’aurais pas l’occasion de voir les festivités d’été du 400ème anniversaire de Québec, même si j’ai eu l’occasion de m’y rendre à deux reprises.

Plus loin, il me restera à (re)voir Toronto et Ottawa. Apprendre le Canada par ses paysages en empruntant la Transcanadienne, de part en part. Observer l’étendue des blanches banquises au Nord du Québec. Quant à l’hiver québécois, j’en aurais profité pleinement ! Près de 4 mètres de neige, même sans avoir vécu de températures de -30°C (au minimum : -18°C), c’est déjà suffisant comme expérience !

Il faut faire le deuil du temps qui passe. S’il fallait le dire en chanson, je chantonnerai “Je n’aurais pas le temps” de Fugain. Et je ne vous refais pas le coup du “Je reviendrai à Montréal”, de Robert Charlebois, même si j’espère bien que ce ne seront pas que des paroles en l’air. Oui, j’espère bien revoir Montréal, retrouver son dynamisme estival.

J’avais une énorme crainte au moment de partir : les valises ! Allais-je arriver à reprendre toutes mes affaires ? Heureusement qu’à Noël, j’avais pu reprendre avec moi quelques affaires. Au moment de la pesée : 40 kilos pile. Bon à savoir : avec Air Transat, les patins ne sont pas considérés comme équipement sportif. Plutôt que de payer 30$ – pour le sac de 3 kilos – une jeune québécoise qui n’avait qu’un bagage a accepté d’enregistrer mon sac. Merci encore ! Une jeune fille de l’OFQJ en partance pour la France d’ailleurs, comme une dizaine de ses compatriotes… la relève est assurée !

Si, en ce qui me concerne, mon aventure québécoise OFQJ s’arrête ici, j’ai encore pas mal de souvenirs, d’expériences… à partager avec vous pour les prochains jours. Et d’autres voyages également !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Etats d'esprit
Tags
Canada, Etat d'esprit, Montréal, Quebec, Titem, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Coup de foudre à Rhode Island, de Peter Hedges (2007)

Titem | 21 mars 2008

Dan in Real Life, de Steve Carell (2007)Dan Burns est un père célibataire veuf qui consacre la majorité de son temps libre à ses trois filles de 9, 14 et 17 ans. Journaliste, il écrit une rubrique familiale dans le journal local. Sa ligne de conduite, d’ordinaire plutôt stricte, va être mise à l’épreuve. En effet, il rencontre Marie dans une librairie, ils apprennent à se connaître et tombent amoureux jusqu’au jour où Dan découvre que Marie sort déjà avec son frère, Mitch.

Dan in Real Life
Comédie romantique américaine de Peter Hedges
1h35, film de 2007
Avec Steve Carell (Dan Burns), Juliette Binoche (Marie), Dane Cook (Mitch Burns)…

J’ai eu l’occasion de voir Dan in Real Life dans l’avion qui me reconduisait du Canada en France, bien avant que celui-ci ne sorte sous le nom de Coup de foudre à Rhode Island.

Une histoire plutôt convenue, sorte de marivaudage dont les cinéphages américains sont plutôt friands. Un triangle amoureux où un homme rencontre une femme et en tombe amoureux… et découvre qu’elle est la nouvelle compagne de son frère. Ajoutez à cela des interrogations sur qu’est-ce que l’amour, par un père bousculé par les aventures amoureuses de sa file qui aime, aime, aime, aime… son petit ami.

Des situations drôles, souvent excessives ou clichés, une dose de fatalité et de morale, et vous obtenez cette comédie distrayante mais sans prétention, que la fraîcheur de Juliette Binoche ne parvient pas à rendre véritablement originale.

Image de prévisualisation YouTube

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2007, Années 2000, Comédie romantique, Dane Cook, Film américain, Histoire d'amour, Juliette Binoche, Peter Hedges, Steve Carell, Triangle amoureux
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

August Rush, de Kristen Sheridan (2007)

Titem | 20 mars 2008

August Rush, de Kristen Sheridan (2007)Peu importe qu’il ait grandi dans un orphelinat : August Rush est persuadé que ses parents n’ont jamais voulu l’abandonner. Il semble même interpréter dans les sons auxquels il est sensible le signe de leur présence. Le jour où il découvre son talent inné pour la musique, August y voit même le moyen de retrouver ceux qui l’ont mis au monde.

Drame américain de Kristen Sheridan
1h53, sorti en 2007
Avec Freddie Highmore (Evan Taylor/August Rush), Keri Russell (Lyla Novacek), Jonathan Rhys-Meyers (Louis Connelly), Robin Williams (Maxwell “Wizard” Wallace)

Avis aux amateurs de films d’horreur, tous ceux que les films remplis de bons sentiments sont comme un collier d’ail devant un vampire : passez votre chemin !

Le petit Evan Taylor, surnommé August Rush pendant le film, est une sorte d’ovni aux yeux des autres. Un garçon étrange persuadé que ses parents sont toujours vivants et capable de percevoir de la musicalité dans le tintamarre de la jungle urbaine.

Pour cet Oliver Twist moderne, la musique est communication. Sa sensibilité auditive est telle qu’il est capable de jouer et de composer avec une précoce virtuosité. Un talent qui lui vient de son envie de retrouver ses parents, persuadé que c’est grâce à la musique qu’il parviendra à les retrouver.

C’est un conte original sur le thème du caractère rassembleur de la musique. Une histoire plaisante et pleine de bons sentiments – ce qui n’est pas un défaut en soi. “La réalisation est assez inspirée, New York étant filmé de façon fort expressive, tandis que les bruits ambiants des rues donnent naissance à des pièces musicales aussi insolites qu’entraînantes. Par ailleurs, le montage, fort efficace, entremêle avec fluidité les périples respectifs du garçon, de sa mère et de son père, tout en parvenant à créer l’illusion d’une communion musicale à distance entre eux.” (Louis-Paul Rioux, de Mediafilm). On peut regretter, malgré la candeur du jeune Freddie Highmore (Charlie et la Chocolaterie, Neverland…), l’excès de naïveté et les personnages plutôt caricaturaux.

Image de prévisualisation YouTube

Commentaires
3 Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2007, Années 2000, Famille, Film américain, film dramatique, Freddie Highmore, Jonathan Rhys-Meyers, Keri Russell, Kristen Sheridan, Musique, New-York, Orphelin, Robin Williams
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Comme un sans-papier au Québec

Titem | 19 mars 2008

Parce que cette histoire m’a beaucoup préoccupé ces derniers jours et qu’il me fallait impérativement préparer mon retour malgré tout, parce que je ne perdais pourtant pas espoir de trouver une issue favorable à ce malheureux événement, je n’en avais pas encore parlé. Cela me servira de leçon, et j’espère que vous-même (futurs) voyageurs pourrez en tirer un heureux avertissement pour vos prochaines excursions.

Alors voilà… Vendredi 7 mars, je m’apprête à passer un formidable week-end à Québec. J’avais déjà eu l’occasion de me rendre dans la capitale provinciale au début de mon séjour, mais je souhaitais y passer plus de temps pour mieux connaître la ville, et pouvoir la visiter plus longtemps…

Pour cela, je prends donc un billet aller-retour Montréal-Québec avec la compagnie Orléans Express. A l’arrivée, je me lève de mon siège, je regarde bien si je n’ai rien laissé traîner, comme je fais à chaque fois depuis que j’ai perdu une trousse dans un train la veille d’un concours de Sciences Po… Il n’y a rien. Je descends du bus, j’ai un sac en bandouillère, comme d’habitude, mais ce n’est que plus tard que je me rends compte que je n’ai pas en revanche ma sacoche Eastpack noire en tissu à mon épaule, et qu’elle n’est pas non plus dans mon sac.

Je vous donne en accéléré ce qui fut pour moi une très longue journée. Retour à la gare routière de Québec, attendre que le service des objets réouvre, attendre le résultat de plusieurs appels, apprendre que chaque bus est contrôlé avant chaque nouveau départ et avoir de l’espoir, entendre finalement que le contrôle n’a rien donné et que la sacoche a pu être volée

Attendre encore, puis rappeler les jours suivants à des personnes pas toujours aimables et patientes… Faire bloquer ses cartes bancaires immédiatement. Rentrer à Montréal où on a rien retrouvé il faut demander à Québec. Appeler Québec mais on vous a dit qu’on avait rien trouvé.

Et finalement se résoudre à se rendre au commissariat de Montréal pour faire une déclaration de vol. Le vol a eu lieu à Québec ? Appelez la police de Québec. Appeler la police de Québec : vous êtes présentement à Montréal ? Allez à la police de Montréal. Retourner à la police de Montréal. Il faut appeler la police de Québec. Dire qu’ils ont refusé de prendre la plainte par téléphone. “Les paresseux”. Insister et finalement remplir une déclaration de vol.

Moralité, les Québécois sont sympas, mais il y a des cons partout… Ça peut paraître facile de dire un propos aussi banal que cynique. Mais je ne le dis pas sur le ton de la colère. J’éprouve plutôt de la frustration. Je me suis senti si impuissant dans cette ville loin de chez moi, privé d’objets et de documents auxquels je tenais énormément. Comment ai-je pu être aussi bête d’oublier ma sacoche ? Mais pourtant, il n’y avait plus rien à ma place. Si on me l’a volée, c’est vraiment à la toute fin du voyage. Ou alors elle est tombée hors de ma vue, que même les femmes de ménage n’ont pu le voir, et que j’ai joué de suffisamment de malchance pour qu’un voyageur indélicat s’accapare de mes biens.

Je frissonne à l’idée que quelqu’un ait pu ainsi entrer dans mon intimité. Voir des photos de moi plus jeune, connaître mes activités, les clubs où je suis inscrit, les lieux que je fréquente. Bon il n’y avait rien de compromettant et je n’ai aucune difficulté à parler de ce qui me motive, de ce que j’aime. Mais le fait qu’une personne ait pu apprendre cela de manière aussi “violente” m’effraye.

“Sans-papier”, l’expression est peut-être exagérée. L’amitié de celui qui m’accompagnait m’a permis de passer malgré tout un bon week-end, ne devant pas non plus me soucier des frais que je rembourserai plus tard. Pourtant, je ne cessais d’y penser. Pendant près d’une semaine, je rêvais de ma sacoche, qu’on me la volait, que je la retrouvais dans des circonstances romanesques.

Aujourd’hui, je voudrais que l’affaire fût close, mais elle ne l’est pas. Autour de moi, on ne se gêne pas pour me rappeler perfidement que j’oublie toujours tout, que je n’ai pas de tête, que je ne prends pas soin de mes affaires… comme si je nourrissais pas suffisamment de rancœur et de regret à l’idée de ne pas avoir été plus attentif. L’image de mon sac Eastpak, avec laquelle je fus souvent pris en photo, va longtemps me hanter…

Cela s’est passé moins de deux semaines avant mon retour. Heureusement, j’avais photocopié l’ensemble de mes pièces d’identité, comme conseillé avant chaque départ à l’étranger, ce qui a permis d’accélérer mes démarches auprès du Consulat Général de Montréal, où j’ai pu également déclarer la perte de mes pièces d’identité. Pour un passeport d’urgence, comptez 50$CAD, 44$ si vous êtes inscrits au registre consulaire ou que vous êtes présents au Québec pour moins de 6 mois. Le passeport d’urgenceest valable un an est peut être réaliser dans la journée sous réserve d’avoir un acte de naissance, une autorisation de la préfecture qui a délivré votre passeport, et une photo d’identité.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Etats d'esprit
Tags
Administration, Canada, Etat d'esprit, Montréal, Passeport d'urgence, Quebec, Titem, Vol, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Fêter la Saint-Patrick à Montréal

Titem | 16 mars 2008

Je n’aurais pas la chance, tout du moins cette année, d’assister à la Saint Jean-Baptiste, la fête nationale du Québec. Mais j’aurais au moins vu défiler le cortège de la Saint-Patrick, dans les rues de Montréal, à l’occasion de la fête nationale de l’Irlande.

Au fait, pour ceux qui ne le saurait pas, Saint-Patrick est le patron de l’Irlande. Son symbole, comme celui de l’Irlande, est le trèfle. La légende raconte en effet qu’un 17 mars, Saint-Patrick a prononcé un discours évangélisateur au cours duquel il a expliqué la Sainte-Trinité en montrant un trèfle à 3 feuilles.

Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

L’ambiance n’est sans doute pas aussi festive qu’à Dublin. Mais dans une ville dont le drapeau rappelle l’apport de l’immigration irlandaise (on compte environ 4,5% de personnes d’origine irlandaise à Montréal), la Saint-Patrick est l’occasion de réunir toutes ces personnes d’origine irlandaise, mais aussi ceux des autres communautés, invitées à partager un moment de culture ensemble. Ça n’a rien d’une remarque angélique. Des groupes turcs et chinois par exemple se sont joints au défilé de la Saint-Patrick, au milieu de groupes représentant des paroisses, des écoles, des centres sportifs et culturels, des pubs, et même certaines entreprises comme Air Transat ou Radio-Canada.

Chien Irlandais Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

Et toi t’es de quel pays ?

Char Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

L’un des nombreux chars aux couleurs de l’Irlande

Char Sir Wiston Churchill Pub Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

L’un des chars d’un pub qui sera sûrement très achalandé en cette Saint Patrick

Enfants Irlandais Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

C’est joli et ça tient chaud : le poncho irlandais !

Joueurs de cornemuse Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

Les tartans ne sont pas en accord, ce qui n’est pas le cas de la musique !

Il y eut même en début du cortège le député fédéral de Toronto-Danforth et chef du NPD (parti de centre-gauche) Jack Layton. Enfin… J’ai cru le reconnaître.

Jack Layton Saint Patrick Montréal 2008 - Titem

Vallée Irlande nimbustier.net

La fête devait certainement se poursuivre jusque tard dans la nuit, et encore le lendemain, dans des pubs irlandais, à grand renforts de Guiness ou autres breuvages.

Mais comme je préfère les ambiances un peu plus intimistes, je laisse libre cours à votre imagination pour vous transporter en Irlande, dans ces pubs ou ces vallées…

Un jour, je l’espère, j’irai aussi là-bas…

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
Canada, Défilé, Fête, Immigration, Irlande, Montréal, Nation, Origine, Quebec
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Quel avenir pour le MoDem ?

Titem | 16 mars 2008

Dans le flot des discussions et des débats qui suivront ces élections municipales, il en est un qui m’intéresse plus particulièrement. Et dans mon planning plutôt serré, à quelques jours de mon retour en France, je n’ai pas l’intention de vous faire une dissertation, juste vous partager quelques idées.

Hors le MoDem, en deux mots. Il est assez surprenant de constater la victoire par défaut qui n’a ni projet clair, ni idéologie définie, ni exécutif incontesté. Surprenant aussi de voir l’aveuglement de certains membres du parti au pouvoir : “non, il ne s’agit pas d’une élection sanction”. Tout va très bien madame la marquise ! Ce sont pourtant moins les projets que la pratique personnelle du pouvoir par Nicolas Sarkozy qui est ici remise en cause. Il aurait été nécessaire de donner des réponses beaucoup plus concrètes sur le pouvoir d’achat, et expliquer que pour les autres mesures, il faut laisser le temps au temps.

Mouvement Démocrate

François Bayrou avait déclaré que l’on verrait les premières victoires de son nouveau parti, le MoDem, lors de ces élections municipales, que la renaissance se ferait à l’échelon local. Force est de constater qu’à part des villes comme Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc, Arras, Saint-André-lez-Lille, les succès se comptent sur les doigts de la main. Pire : François Bayrou perd à Pau. De 400 voix, certes, mais il perd. Et c’est une défaite hautement symbolique qui, si elle ne signe par la mort du MoDem, lui porte une nouvelle fois un très sérieux coup. Cela invite nécessairement à repenser le parti lui-même, son avenir.

On ne peut pas se contenter de présenter comme seul programme des alliances au cas par cas. Les médias ne font qu’empirer les choses, en répétant à longueur d’antenne que “la stratégie du MoDem n’est pas claire”. Tellement plus simple à affirmer qu’à remettre en cause sa vision bipolaire du monde politique français…

Pourtant, le MoDem n’a rien inventé. A l’échelle locale, les hommes politiques de tout bord, loin du sectarisme de certaines élites, cherchent à trouver des compromis politiques avec leurs adversaires. Cela signifie-t-il que le MoDem a réussi à faire triompher son idée d’ouverture aux autres ? Pas vraiment. Engager les bonnes personnes de bord différent oui, mais il faut également laisser la place aux idées, aux débats !

La France ne peut décidément pas se contenter de ne vivre qu’au rythme des débats antagonistes de deux partis opposés. Mais elle ne peut pas non plus se voir proposée une force tiède qui, comme les radicaux de la IIIè République, s’allient à la gauche ou à la droite au gré des situations, donnant le sentiment de ne s’intéresser qu’à au pouvoir. C’est la désagréable impression que donne François Bayrou dont on sait l’objectif personnel d’une victoire en 2012.

Chaque chose en son temps ! Avant de penser au pouvoir :

- Construire un programme clair et s’imposer comme une force de proposition.
- Imposer des personnalités différentes, pas seulement François Bayrou et Marielle de Sarnez.

C’est seulement à ce moment-là que le centre pourra devenir un parti de gouvernement crédible, dont les résultats montreront que les idées pèsent réellement dans la politique française.

Le centre doit-il nécessairement passer par un MoDem qui penche de plus en plus à gauche (c’est en tout cas la tendance de ses militants) ? Mais inversement on ne peut pas imaginer revenir en arrière, avec un centre réserve de voix de la droite. Situation inacceptable vers laquelle certains voudraient revenir. Pour ma part, je ne me sens ni proche d’une gauche sans programme, ni d’une droite capable de réunir le bon grain comme l’ivraie au programme encore trop idéologique pour être véritablement efficace. J’avais voté MoDem, mais je ne suis plus convaincu par le chemin qu’il prend.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Retour de manivelle
Tags
Centre, Elections municipales 2008, France, François Bayrou, MoDem, Politique, PS, UMP
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

The Bubble, d’Eytan Fox (2007)

Titem | 14 mars 2008

The Bubble, d’Eytan Fox (2007)Trois jeunes Israéliens, Noam, disquaire, Yali, gérant de café, et Lulu, vendeuse dans une boutique de produits de beauté, partagent un appartement dans un quartier branché de Tel-Aviv, symbole de cette “bulle”, surnom donné à la ville. Dans ce cocon quasi déconnecté de la réalité des territoires et des conflits politiques qui agitent le pays, ils mènent une existence tout à fait ordinaire, préférant se concentrer sur leur vie amoureuse. Leur quotidien va pourtant être bouleversé par l’arrivée d’Ashraf, un Palestinien dont Noam tombe amoureux lors d’un incident au Check Point de Naplouse.

Drame franco-israélien d’Eytan Fox
Film de 1h57 sorti en 2007
Avec Ohad Knoller (Noam), Yousef Sweid (Ashraf), Yali (Alon Friedman), Daniela Wircer (Lulu)…
Titre original : Ha-Buah
Prix C.I.C.A.E. Panorama et prix du jury Siegessäule, lors du Festival de Berlin 2007.

Depuis le temps que j’avais envie de voir ce film ! Acte manqué en France, puis au Québec où il était présenté dans de nombreux festivals. Tu vois Marco, j’ai fini par le voir !

Rue Shenkin à Tel Aviv : une vie animée à l’auberge espagnole, version israélo-palestinienne. En fait, le réalisateur Eytan Fox et son scénariste Gal Uchovsky (qui est aussi son compagnon), se sont inspirés de Florentine une série télévisée israélienne qui ressemble à Friends. Mais le film est riche de sujets polémiques : on y parle de la réalité de ce conflit qui s’enlise depuis des décennies et qui marque profondément le quotidien de chaque côté de la frontière, l’humiliation des Palestiniens aux checks-points, les militants pacifiques stigmatisés… mais également l’intolérance des familles envers leurs proches homosexuels (d’ailleurs, deux acteurs arabes ont refusé pour cette raison de jouer le rôle du père d’Ashraf) en comparaison avec un quartier jeune, branché, où il fait bon vivre. Une bulle urbaine qui vole entre rêve d’une vie insouciante et le dur quotidien.

C’est aussi une belle histoire d’amour entre deux hommes que tout différencie et qui ne peuvent s’aimer. C’est la leur fragilité, elle leur saura fatale dans des conditions… comment dire : hollywoodiennes ? Dommage. La fin, surprenante, un peu trop “belle et tragique à la fois” pour sonner juste, est le gros défaut de ce film au scénario intéressant et aux acteurs brillants qui, jusqu’à 5 minutes avant la fin, charment par leur sincérité. Sans oublier l’excellente bande originale, avec notamment le rocker israélien Ivri Lider, dans son interprétation de “The Man I Love” de Billie Holliday.

 

On pourra critiquer le point de vue du réalisateur. Mais c’est son point de vue, et il suscite l’intérêt. Comme il est dit dans le film, cela donne matière à réfléchir.

Image de prévisualisation YouTube

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2007, Années 2000, Conflit israélo-palestinien, Eytan Fox, film dramatique, Film français, Film israélien, Film LGBT, Guerre, Histoire d'amour, Homosexualité, Israël, Musique, Palestine, Récompense
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

Me suivre

DandyID Facebook Flickr Twitter Tumblr last.fm Google Reader
Powered by DandyID

 

mars 2008
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Articles récents

  • Les élections régionales, plus mal aimées que les européennes ?
  • Participation à la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne
  • Café-débat “L’Europe dans votre assiette” à L’Angélus à Rennes – 17 février à 18h
  • Rencontres citoyennes de Chevaigné (35) sur les élections régionales- vendredi 5 février
  • Message à l’Europe sur la mise en oeuvre de l’initiative citoyenne
  • Rennes – Régionales 2010 en Bretagne : et si on parlait d’Europe ?
  • Polémique sur la nomination de deux eurodéputés français : le gouvernement Fillon recule et se ridiculise !

Catégories

  • Carnet de voyage
  • Culture et Histoire
  • Etats d'esprit
  • La dernière séance
  • Le blog
  • Mes activités
  • No Comment : les insolites
  • Retour de manivelle
  • Sur ma table de chevet

Commentaires récents

  • jacquotte dans Les élections régionales, plus mal aimées que les européennes ?
  • BACHAUD dans Participation à la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne
  • Titem dans Les élections régionales, plus mal aimées que les européennes ?
  • Olivier de Montréal dans Les élections régionales, plus mal aimées que les européennes ?
  • Titem dans Contact

Blog d'actu européenne

  • Eurojunkie
  • Le Taurillon
  • Toute l’Europe.fr
  • Un européen jamais content

Blogoliste

  • Blog juridique et politique de FXRD
  • Marco’s blog
  • Maxime Gallezot
  • Mon tumblr
  • Perspectives géopolitiques
  • Politikos (Maxime Gallezot)
  • Un an au pays du matin calme (AnSo, Séoul)

Blogs et sites à consulter

  • Affaires étrangères (Vincent Jauvert)
  • CaféBabel.com
  • Coulisses de Bruxelles
  • Géopolitique (Pierre Rousselin)
  • Les Jeunes-Européens de Rennes
  • Olivier de Montréal
  • Sciences Po Rennes

Blogroll aléatoire

Nuage de tags

2007 Années 2000 Article publié Association Blog Canada Chypre Citoyenneté Culture et Histoire Ecole Economie Education Elections Etat d'esprit Etats-Unis Etats d'esprit Europe Famille Film américain film dramatique Film français France Homosexualité Immigration Insolite Journal Communautaire Le Monde Journalisme Justice Médias Montréal Musique Nicolas Sarkozy Nicosie, Chypre Pauvreté Politique Quebec Rennes Reportage Sciences Po Rennes Société Stage Titem Tourisme Union européenne Voyage

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

Les plus bavards

  • BACHAUD BACHAUD (1)
  • jacquotte jacquotte (1)

Album photo

A year ago

  • 12-03-09 No articles on this date.

Archives

rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox