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	<title>World&#039;s about &#187; Sur ma table de chevet</title>
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	<description>Le blog de Titem... à Paris : Europe, Environnement, Société, Culture et Voyages</description>
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		<title>Une voix dans la nuit, de Armistead Maupin (2000)</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 18:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Son compagnon vient de le quitter. Gabriel Noone, écrivain et animateur radio de renom, sombre dans le désespoir, jusqu&#8217;au jour où l&#8217;un de ses auditeurs lui adresse un manuscrit : Pete, treize ans, victime d&#8217;un pédophile et séropositif, lui confie ses souffrances. Une correspondance téléphonique s&#8217;engage, qui augure d&#8217;une relation et de révélations bouleversantes. Armistead [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2009/08/Une-voix-dans-le-nuit-de-Armistead-Maupin-2000.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1266" title="Une voix dans le nuit, de Armistead Maupin (2000)" src="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2009/08/Une-voix-dans-le-nuit-de-Armistead-Maupin-2000.jpg" alt="Une voix dans le nuit, de Armistead Maupin (2000)" width="294" height="500" /></a>Son compagnon vient de le quitter. Gabriel Noone, écrivain et animateur radio de renom, sombre dans le désespoir, jusqu&#8217;au jour où l&#8217;un de ses auditeurs lui adresse un manuscrit : Pete, treize ans, victime d&#8217;un pédophile et séropositif, lui confie ses souffrances. Une correspondance téléphonique s&#8217;engage, qui augure d&#8217;une relation et de révélations bouleversantes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Armistead Maupin est un auteur que j&#8217;ai eu beaucoup de plaisir à lire. Ses talents de conteur, son humour légèrement désinvolte et ses histoires surprenantes m&#8217;ont beaucoup diverti dans ses célèbres Chroniques de San Francisco, dont le dernier tome, <a href="http://www.titem.fr/2008/10/26/michael-tolliver-est-vivant-darmistead-maupin-2007/" class="broken_link" >Michael Tolliver est vivant</a>, est sorti il y a deux ans, mais également dans <a href="http://www.titem.fr/2007/11/26/maybe-the-moon-de-armistead-maupin-1992/" class="broken_link" >Maybe the Moon</a>. Une voix dans la nuit était le seul que je n&#8217;avais pas encore lu.</p>
<p style="text-align: justify;">Débutant par une anecdote illustrant sa tendance à embellir les histoires qu&#8217;on lui rapporte, le lecteur comprend alors le coeur de l&#8217;intrigue : quelle est la part de réalité et de fiction dans chaque récit ? Amistead Maupin, sous les traits de son héros Gabriel Noone, nous conte une aventure qui lui est arrivée. Mais jusqu&#8217;à quel point cette histoire est-elle exacte ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce roman à clé, il parle d&#8217;amour : la fin de la relation avec son compagnon mais aussi l&#8217;affection qu&#8217;il porte pour un jeune garçon gravement malade, très lucide sur son sort dont les conversations sont pour le quinquagénaire fragile une véritable thérapie. C&#8217;est également l&#8217;occasion pour Armistead Maupin de revenir sur les relations avec son père et son propre désir inassouvi de paternité. Surprise ! On y retrouve également des références aux fameuses Chroniques de San Francisco, la série littéraire qui lui apporta la notoriété.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman est certainement le plus personnel de l&#8217;auteur qui se livre ici sans retenue, avec tous ses défauts, ses faiblesses, sa naïveté également, mais aussi toute sa tendresse. Loin de sombrer dans le pathos, on est de nouveau séduit par le style direct et affable d&#8217;Armistead Maupin.</p>
<p style="text-align: justify;">[Edit 29/08/09 : ce livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, The Night Listener, avec Robin Williams dans le rôle de Gabriel Noone].</p>
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		<title>Michael Tolliver est vivant, d&#8217;Armistead Maupin (2007)</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 19:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une note un peu plus détendue en ce début de vacances&#8230; Michael Tolliver est vivant. Ses amis se sont perdus dans l&#8217;excès ou sont morts du sida. Lui a survécu à tout. Il a rencontré Ben, l&#8217;amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter son homosexualité. Lorsque la mère de Michael [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/10/michael-tolliver-est-vivant-darmistead-maupin-20071.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-770" title="Michael Tolliver est vivant, d'Armistead Maupin (2007)" src="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/10/michael-tolliver-est-vivant-darmistead-maupin-20071.jpg" alt="" width="400" height="614" /></a><em>Une note un peu plus détendue en ce début de vacances&#8230; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><strong>Michael Tolliver est vivant. Ses amis se sont perdus dans l&#8217;excès ou sont morts du sida. Lui a survécu à tout. Il a rencontré Ben, l&#8217;amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter son homosexualité. Lorsque la mère de Michael tombe malade, c&#8217;est pourtant lui qu&#8217;elle appelle à ses côtés en Floride. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A San Francisco, sa mère spirituelle, Anna Madrigal, réclame sa présence. Il est alors confronté à un dilemme : doit-il rester auprès d&#8217;Anna ou accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l&#8217;a tant rejeté ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les six premiers volumes décrivaient le San Francisco mythique des années 70 et 80, terrain de toutes les expériences amoureuses et sexuelles. Vingt ans après, l&#8217;insouciance s&#8217;est envolée, le sida est passé par là. Avec ce mélange de drôlerie, de légereté et de gravité qui est sa marque, Maupin clôt cette extraordinaire aventure littéraire dans ce septième et dernier épisode des Chroniques de San Francisco. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Michael Tolliver Lives</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;annonce avait fait l&#8217;effet d&#8217;une petite bombe chez les fans de l&#8217;auteur californien : il y aurait bien un septième tome aux Chroniques de San Francisco, la série littéraire qui avait bousculé l&#8217;Amérique bien pensante et diverti une génération de lecteurs. Rentré de l&#8217;étranger où j&#8217;appris la nouvelle quelques mois plus tôt, mon premier acte d&#8217;achat dans une librairie française fut le nouveau roman d&#8217;Armistead Maupin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre est, comme pour <a href="http://titem.blogspirit.com/archive/2006/09/27/chroniques-de-san-francisco.html">les six premiers tomes</a>, marqué dans un cadre spatio-temporel précis : San Francisco, la libérale, la dynamique. Les années sida sont passées mais la maladie est toujours présente, Reagan a laissé la place à W. Bush et sa guerre idiote en Irak. Michael, lui, a survécu, et profite de sa vie à chaque instant, aux côtés de son ami, même s&#8217;il fallait le perdre demain. Et il en prend d&#8217;autant plus confiance que cette fois, ce sont ses deux mères qui s&#8217;apprêtent à partir.</p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve avec grand plaisir son grand talent de conteur, son humour à la fois désinvolte et mordant, les péripéties qui ont fait des chroniques un immense succès de librairie. J&#8217;ai dévoré ce dernier tome en trois jours à peine : on se laisse totalement emporter par l&#8217;histoire, le style agréable et les personnages attachants, &#8211; des nouveaux (Shawna, devenue adulte, Patreese l&#8217;infirmier, Irwin, le frère de Michael) ou les plus anciens (Anna Madrigal, Brian&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais&#8230; Je persiste. Même si ces livres sont toujours aussi plaisants, on ne retrouve pas cette folie qui animait les trois premiers tomes, ceux qui se déroulaient pendant les années 1970, la décennie insouciante. Mais néanmoins, on passe un petit moment savoureux en compagnie de l&#8217;oncle Armistead.</p>
<p style="text-align: justify;">Lire aussi : <a href="http://www.titem.fr/?p=474">la critique de Maybe the Moon</a>, autre roman de l&#8217;auteur.</p>
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		<title>La passion selon Juette, de Clara Dupont-Monod (2007)</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2008 20:54:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l&#8217;actuelle Belgique. Cette enfant solitaire et rêveuse se marie à treize ans dans la demeure de ses riches parents. Elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l&#8217;actuelle Belgique. Cette enfant solitaire et rêveuse se marie à treize ans dans la demeure de ses riches parents. Elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Violente et lucide sur la société de son temps, elle défend la liberté de croire, mais aussi celle de vivre à sa guise. Elle n&#8217;a qu&#8217;un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre : à quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l&#8217;Eglise n&#8217;aime pas les âmes fortes&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/05/la-passion-selon-juette-clara-dupont-monod-2007.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-508" title="La Passion selon Juette, Clara Dupont-Monod (2007)" src="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/05/la-passion-selon-juette-clara-dupont-monod-2007.jpg" alt="La Passion selon Juette, Clara Dupont-Monod 2007)" width="247" height="384" /></a><strong>De ce Moyen Age traversé de courants mystiques et d&#8217;anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monod a gardé ici une figure singulière de sainte laïque. Elle fait entendre enfin la voix de Juette l&#8217;insoumise. Peut-être l&#8217;une des premières féministes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La passion selon Juette</span>, de Clara Dupont-Monod (2007). Editions Grasset.</p>
<p style="text-align: justify;">Je connaissais surtout Clara Dupont-Monod en tant que journaliste à Marianne et chroniqueuse dans l&#8217;émission de RTL &#8220;On refait le Monde&#8221;, que j&#8217;écoute très régulièrement. Et puis c&#8217;est dans la médiathèque du service culturel de l&#8217;Ambassade de France à Chypre que je découvre Clara Dupont-Monod l&#8217;écrivain. Pourtant, La passion selon Juette est déjà son quatrième ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s&#8217;agit pas exactement d&#8217;un roman historique, ni même d&#8217;une autobiographie. Clara Dupont-Monod préfère parler d&#8217;une &#8220;transcription romanesque&#8221; d&#8217;un manuscrit de Hugues de Floreffe, prêtre ami et confident de Juette. On la croit folle. Cette dernière, fille d&#8217;un créancier proche  par intérêt des milieux religieux, préfère penser qu&#8217;elle se raconte des histoires. Mais ses rêves de petite fille où les chevaliers combattent les vignes se brisent sur la réalité de la condition de la femme au Moyen-Âge. Au temps de ce que l&#8217;Église a appelé &#8220;les hérésies&#8221;, Juette finit par consacrer sa vie à son salut, nourrissant un lien direct à Dieu, jetant aux gémonies le clergé, les croyants et une morale qu&#8217;elle juge hypocrite.</p>
<p style="text-align: justify;">Un livre à deux voix qui se lit avec plaisir et curiosité aussitôt passée la surprise du caractère mystérieux de la jeune Juette.</p>
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		<title>Origines, d&#8217;Amin Maalouf (2004)</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 16:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il était une fois deux frères, Gebrayel et Botros, nés dans ce Liban de la fin du XIXe siècle encore partie intégrante de l&#8217;Empire ottoman. Le premier rêve de conquérir le monde et quitte l&#8217;Orient natal pour faire souche à Cuba. Le second, homme de pensée et de livres, reste au pays. Ainsi commence la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://worldsabout.titem.fr/wp-content/uploads/2008/03/origines.jpg" title="Origines, d’Amin Maalouf (2004)"><img src="http://worldsabout.titem.fr/wp-content/uploads/2008/03/origines.jpg" alt="Origines, d’Amin Maalouf (2004)" align="left" /></a></p>
<p align="justify"><strong>Il était une fois deux frères, Gebrayel et Botros, nés dans ce Liban de la fin du XIXe siècle encore partie intégrante de l&#8217;Empire ottoman. Le premier rêve de conquérir le monde et quitte l&#8217;Orient natal pour faire souche à Cuba. Le second, homme de pensée et de livres, reste au pays. Ainsi commence la saga des Maalouf, sédentaires ou nomades, emportés par l&#8217;histoire dans une diaspora familiale, et que relient, du Brésil à l&#8217;Australie et des Etats-Unis à la France, le bruissement d&#8217;un nom et la conscience d&#8217;une origine commune.</strong></p>
<p align="justify"><strong> C&#8217;est à cette «tribu», dont il reconstitue l&#8217;histoire avec la rigueur d&#8217;un archiviste et l&#8217;empathie d&#8217;un romancier, que l&#8217;auteur du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) rend un magnifique hommage d&#8217;amour et de fidélité. Pour l&#8217;écrivain, lui-même en exil, n&#8217;est-elle pas sa seule patrie ?</strong></p>
<p align="justify">Parce qu&#8217;<a href="http://worldsabout.titem.fr/?p=20" target="_blank">avant de partir au Canada</a>, on m&#8217;avait conseillé de me renseigner sur mes origines, <a href="http://worldsabout.titem.fr/?p=161" target="_blank">un sujet sur lequel les Canadiens tiennent tout particulièrement</a>. Parce que je venais de lire <a href="http://titem.blogspirit.com/archive/2007/06/20/samarcande-d-amin-maalouf.html" target="_blank">Samarcande</a>, du même auteur, et que ce livre m&#8217;avait enchanté. Je ne pouvais pas, en tombant sur ce livre à quelques minutes de mon embarquement, ne pas l&#8217;acheter.</p>
<p align="justify">Dans le brouillard épais d&#8217;un passé qui est pourtant si proche, Amin Maalouf, cherche des pistes qui lui permettent de mieux comprendre l&#8217;homme qu&#8217;il est, l&#8217;addition de ce que ses ancêtres ont fait de lui. A travers les souvenirs des plus anciens encore vivants et des courriers qui ont traversé les décennies, l&#8217;auteur nous ouvre son tréfonds : l&#8217;histoire de sa famille. Et l&#8217;on découvre l&#8217;histoire de deux frères, en proie à la question de l&#8217;exil et des relations Occident/Orient, deux thèmes qui reviennent dans les écrits d&#8217;Amin Maalouf. Son talent de conteur et son style délicatement oriental font de cette enquête une œuvre passionnante.</p>
<p align="justify">Un livre pour l&#8217;Histoire (du Liban) et l&#8217;histoire personnelle de l&#8217;auteur qui, élevant ses ancêtres du Liban et d&#8217;ailleurs au rang d&#8217;héros romanesques nous invite, à la fermeture de son œuvre, non pas à nous pencher, mais lever la tête vers nos parents, grands-parents, arrières-grands-parents.</p>
<p align="justify"><em>D&#8217;autres que moi auraient parlé de &#8216;racines&#8217;. .. Ce n&#8217;est pas mon vocabulaire. Je n&#8217;aime pas le mot &#8216;racines&#8217;, et l&#8217;image encore moins. Les racines s&#8217;enfouissent dans le sol, se contorsionnent dans la boue, s&#8217;épanouissent dans les ténèbres; elles retiennent l&#8217;arbre captif dès sa naissance, et le nourrissent au prix d&#8217;un chantage : &#8220;Tu te libères, tu meurs !&#8221;</em></p>
<p align="justify">Ce livre a obtenu le prix Méditerranée 2004.</p>
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		<title>Maybe the moon, de Armistead Maupin (1992)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2007 09:46:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour Cadence Roth, &#8220;décrocher la lune&#8221;, c&#8217;est décrocher un vrai rôle au cinéma. Parce que, après avoir composé sous un masque le rôle de l&#8217;elfe dans un film mythique, Cady compte bien jouer dans la cour des grands, ce que sa très petite taille lui interdit. Dans ce roman sous forme de journal, les faux-fuyants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/10/maybe-the-moon-de-armistead-maupin-1992.jpg"><img class="size-full wp-image-758 alignleft" title="Maybe the Moon, de Armistead Maupin (1992)" src="http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2008/10/maybe-the-moon-de-armistead-maupin-1992.jpg" alt="Maybe the Moon, de Armistead Maupin (1992)" width="297" height="475" /></a></p>
<p align="justify"><strong>Pour Cadence Roth, &#8220;décrocher la lune&#8221;, c&#8217;est décrocher un vrai rôle au cinéma. Parce que, après avoir composé sous un masque le rôle de l&#8217;elfe dans un film mythique, Cady compte bien jouer dans la cour des grands, ce que sa très petite taille lui interdit. Dans ce roman sous forme de journal, les faux-fuyants du politiquement correct et les promesses vaines des agents artistiques alimentent un portrait sans appel de Los Angeles, où la différence n&#8217;a pas droit de cité. Après ses Chroniques de San francisco, Armistead Maupin poursuit avec drôlerie sa critique de la société américaine. Et seule Cady en sort grandie.</strong></p>
<p align="justify">Critique de Marie Gobin, dans Lire, 4ème page de l&#8217;édition 10/18.</p>
<p align="justify">Que pourrait-on ajouter à cette critique qui résume parfaitement cet autre ouvrage de l&#8217;américain Armistead Maupin ? On y retrouve à travers le regard faussement désabusé mais toujours alerte de ce petit bout de femme dynamique une critique de la carnavalesque société américaine et son jeu de masques incessants.</p>
<p align="justify">Fatiguée de jouer des petits rôles, Cady souhaite revenir par la grande porte dans le milieu du cinéma. Entière, mais pas sans fêlures, séduisante mais honnête, elle rêve d&#8217;un rôle à la mesure de son talent, et pas seulement celle de sa très petite taille. Accompagnée d&#8217;une colocataire-groupie et d&#8217;un ami écrivain en quête de sincérité humaine, Cady fait son bonhomme de chemin, à travers les obstacles qu&#8217;on dresse sur son chemin.</p>
<p align="justify">Un roman librement inspiré de la vie de Tamara De Treaux, <a href="http://web.archive.org/web/20060304204018/www.literarybent.com/mtm_04_behind.html" target="_blank">amie de Armistead Maupin</a>, actrice de 79 centimètres qui a connu son &#8220;heure de gloire&#8221; en jouant le rôle de l&#8217;E.T du film de Steven Spielberg&#8230; mais dont le nom n&#8217;apparaîtra pas dans la distribution.</p>
<p align="justify">Un livre plein d&#8217;humour, porté par la lucidité de la narratrice. On y retrouve le talent de Armistead Maupin pour ses situations où la coïncidence cohabite avec l&#8217;innatendu. Une leçon de vie aussi, facette de l&#8217;<em>american dream</em>, et qui rappelle le plus récent <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/006081926X?ie=UTF8&amp;tag=otium-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=006081926X">Million Dollar Baby</a><img style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=otium-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=006081926X" border="0" alt="" width="1" height="1" /> de Clint Eastwood : donne-toi les moyens de pouvoir vivre tes rêves et réjouis-toi d&#8217;avoir agi en ce sens.<noscript> </noscript></p>
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		<title>Le Parfum, de Patrick Süskind (1985)</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 10:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titem</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Années 80]]></category>
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		<description><![CDATA[Au XVIIIè siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin qu’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://worldsabout.titem.fr/wp-content/uploads/2008/05/le-parfum-de-patrick-suskind.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-485" title="Le Parfum, de Patrick Süskind" src="http://worldsabout.titem.fr/wp-content/uploads/2008/05/le-parfum-de-patrick-suskind.jpg" alt="Le Parfum, de Patrick Süskind" width="87" height="140" /></a><strong>Au XVIIIè siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin qu’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Préface de l’édition Livre de Poche<br />
Le Parfum : Histoire d&#8217;un meurtrier<br />
Titre original : Das Parfum, Die Geschichte eines Mörders<br />
Couverture : Watteau : Jupiter et Antiope (détail), musée du Louvre</p>
<p style="text-align: justify;">Phénomène de littérature, avant de devenir une œuvre cinématographique, Le Parfum raconte l’histoire d’un phénomène humain, sorte de freak au temps des Lumières.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Grenouille naît dans la puanteur la plus infâme des immondices d’une rue parisienne. Une naissance terrible qui semble l’immuniser contre les maladies. Et chose plus curieuse, elle le dote d’un odorat extraordinairement fin, tandis que lui-même, ne dégage pas la moindre effluve. Comble de sa vie, cette absence d’odeur individuelle, qui l’exclut de l’ordre humain, le poursuivra jusqu’à la mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre est comme une quête : celle de la place d’un homme pas comme les autres, en fait autiste &#8211; si tant est que l’on puisse utiliser ce terme a posteriori – dans un monde qui l’ignore. Car l’indifférence est plus cruelle que le mépris, et chez Grenouille, elle le pousse à commettre des crimes horribles… mais dont il n’a pas pleinement conscience, car il estime évoluer dans un monde différent, où les hommes ne voient qu’avec le sens trompeur de la vue, et non celui de l’odorat.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui se dégage à la lecture du Parfum, c’est l’ouverture vers un monde que l’on croît connaître, mais sous un regard neuf : celui des odeurs. Les plus délicates comme les plus nauséabondes émergent de nos propres souvenirs à la lecture de ce livre. Nous sommes les spectateurs d’un monde dont Grenouille en est le souverain.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que les multiples mises en garde de l’auteur sur “l’âme noire de Grenouille”, son caractère horrible, finissent par agacer notre lecture. A-t-on besoin de le comparer sans cesse à une “tique” alors qu’il est clair que cet homme vit hors de notre monde et de nos règles ? L’auteur cherche-t-il a prendre le point de vue d’un contemporain de Grenouille ? Cependant la trame du roman est absolument captivante et le jeu des contrastes entre la fragrance et les miasmes rythme cet excellent livre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et au-delà de la lecture, cette interrogation plus secondaire mais pas moins inintéressante, et dont de récentes études scientifiques se sont fait l’écho : quelle place à l’odeur (ou les phéromones), l’indicible, dans nos comportements envers autrui ? Car comme le dit magnifiquement l’auteur : « l’odeur était sœur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d’elle, s’ils voulaient vivre. Et l’odeur pénétrait directement en eux jusqu’à leur cœur, et elle y décidait catégoriquement de l’inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l’amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes ».</p>
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