Déjà deux mois à Chypre…
Titem | 4 juin 2008Deux mois. Cela va déjà faire deux mois que je suis à Nicosie, capitale de Chypre. Au début de cette année à l’étranger, je voyais le temps passer, je n’avais pas le temps de me retourner que je devais aller de l’avant ; et c’est tant mieux. Je quitte Montréal la dynamique, la culturelle et toutes les personnes que j’avais pu y rencontrer ? Me voilà à Nicosie aux carrefours des civilisations, pour une expérience professionnelle nouvelle pour moi.
Mais là, c’est plus fort que moi. Je regarde derrière moi. Et qu’est-ce que j’y revois ? Ma classe préparatoire où l’on discutait déjà de l’année d’études que nous allions faire une fois entrés à Sciences Po. Et la diffusion du film de Cédric Klapich, L’Auberge Espagnole, nous avait mis en émoi, l’eau à la bouche : ce concours, on allait l’avoir, ne serait-ce que pour avoir la chance de vivre ça !
Je me revois à la journée sportive d’intégration de mon école. Je discute avec une élève de 4ème année, elle vient de passer son année à l’étranger en Amérique Latine. Elle a l’air désabusée. En fait, elle est mélancolique de la merveilleuse et dépaysante année qu’elle a passée là-bas. Le retour sera dur, me dit-elle. Et en 2ème année, quand j’interrogeais les élèves fraîchement retournés de leur expérience à l’étranger. J’avais du mal à imaginer comment se déroulerait la mienne. Au départ, je pensais aller en année Erasmus. Finalement, j’ai fait deux stages, dont un de l’autre côté de l’Atlantique. Et je ne suis pas déçu, au contraire ! Mes expériences sont loin de l’image « samba » d’une année à l’étranger en Espagne ou en Australie. De toute manière, ce n’est pas mon tempérament. Mais les rencontres que j’ai pu y faire, les paysages et les lieux que j’ai découvert vont durablement me marquer.
Et pourtant j’ai envie aussi de retrouver Rennes, de retrouver mes amis. Mais je sais que le retour sera difficile, comme si je me réveillais d’un rêve au cours duquel j’aurai voyagé, visité, rencontré, appris…
Et bientôt, ça sera à mon tour de raconter mes expériences à des élèves de seconde année. Je leur répondrai aux mêmes questions que je me suis moi-même posé, et je leur raconterai, le sourire aux lèvres, le rêve vécu d’un voyage à l’étranger, nourrissant leur envie de partir à leur tour que je tempérerai d’un « Profitez-en ».







J’aurais rêvé faire pareil, mais en 1990 à l’IEP de Strasbourg, un mini échange était à peine mis sur pied avec l’Université de Arus, au Danemark. J’ai voyagé autrement…
Et tu es allé où du coup ?
Nul part dans le cadre de mes études, mais ensuite, j’ai émigré à Montréal. J’y suis encore.
Pour les voyages touristiques, j’en ai fait plein aussi. J’adore ça.
Ah oui ça fait quelques années alors ! Je n’ai pas encore eu le temps de lire ton blog plus attentivement, mais je vais faire de mon mieux pour en savoir plus sur ces voyages !