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Excalibur, de John Boorman (1981)

Titem | 15 février 2009

Excalibur, de John Boorman (1981)Uther Pendragon reçoit de Merlin l’Enchanteur l’épée mythique Excalibur. A la mort d’Uther, l’épée reste figée dans une stèle de granit. Seul le jeune Arthur, fils illégitime d’Uther parvient à brandir l’épée Excalibur et devient par ce geste le roi d’Angleterre. Quelques années plus tard, il épouse Guenièvre et réunit les Chevaliers de la Table Ronde. Mais sa demi-sœur, la méchante Morgane, parvient à avoir un fils d’Arthur qui pousse le roi à sa perte et Camelot au bord du chaos…

1981, États-Unis / Royaume-Uni, 2h15
Film fantastique et épique de John Boorman

Avec Nigel Terry (Arthur), Helen Mirren (Morgane), Cherie Lunghi (Guenièvre), Paul Geoffrey (Perceval), Nicol Williamson (Merlin), Patrick Stewart (Leondegrance), Liam Neeson (Gauvain)…

Je regarde assez peu le petit écran, à part le journal télévisé et quelques jeux de culture générale. Mais depuis quelques semaines, je fais un peu plus attention à la programmation. Et je redécouvre en particulier les excellents documentaires, émissions et films d’Arte.

Ce mois-ci, la chaîne franco-allemande consacre des soirées spéciales au Moyen-Âge, mais également aux guerres. Après Ivanohé et la situation des Juifs pendant le Haut Moyen-Âge, la semaine dernière, Arte diffusait ce soir Excalibur, l’épopée arthurienne de John Boorman. J’avais étudié quelques scènes de ce film en classe de 5ème, j’allais enfin pouvoir le regarder jusqu’au bout.

C’est à partir de l’oeuvre de Thomas Malory que John Boorman réalise sa version de la légende d’Arthur, sombre, violente et merveilleuse, accompagnée de morceaux classiques de Richard Wagner ou du Carmina Burana de Carl Orff. On retrouve dans ce film toute la diversité des sentiments, des valeurs et des péchés humains dans une mise en scène résolument épique, où le bien et le mal ne sont pas toujours là où on les attend. La force artistique de ce film réside dans l’image, la couleur des paysages et des costumes des acteurs évoluant au gré de la situation de Camelot, du chaos à la paix.

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1981, Adultère, Années 80, Arte, Bien/Mal, Cherie Lunghi, Film américain, Film britannique, Film épique, Film fantastique, Helen Mirren, John Boorman, Légende, Liam Neeson, Merlin, Moyen-Âge, Nicol Williamson, Nigel Terry, Patrick Stewart, Paul Geoffrey, Roi Arthur, Valeurs
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Les Témoins, d’André Téchiné (2007)

Titem | 17 octobre 2007

Les Témoins, d\'André téchiné (2007)Paris, été 1984.
Manu débarque à Paris, où il partage la chambre de sa soeur Julie dans un hôtel modeste. Il fera la connaissance d’Adrien et nouera une amitié chaste et joyeuse avec ce médecin quinquagénaire, qui lui fera découvrir le style de vie de son milieu.
Au cours d’une balade en bateau, Adrien présentera à Manu Sarah et Mehdi, un couple de jeunes mariés qui vient d’avoir son premier enfant.
Une passion amoureuse imprévue et l’irruption de l’épidémie du sida, encore perçue dans les médias et l’imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse vont bouleverser le tranquille agencement de ces destins particuliers. Chacun va devenir acteur et témoin d’un drame contemporain, où ceux qui ne mourront pas ressortiront peut-être plus forts, mais en tout cas pas indemnes.

Drame français d’André Téchiné
2007 ; 1h52
Avec Michel Blanc (Adrien), Emmanuelle Béart (Sarah), Sami Bouajila (Mehdi), Julie Depardieu (Julie), Johan Libéreau (Manu)

Avoir 20 ans à l’été 1984. Derniers soubresauts d’une époque où depuis une révolution de mai, on jouissait sans entrave. Pas même celle de l’odieux amandement Mirguet (qualifiant l’homosexualité de « fléau social », et établissant la majorité sexuelle en matière de rapports homosexuels à 21 ans), aboli en 1982 à l’initiative du garde des Sceaux Robert Badinter.

Quelques nuages noirs pointent à l’horizon, ceux d’une maladie énigmatique venue d’Amérique, et qui nourrit les fantasmes les plus fous, la méfiance, voire la haine ; car ce que l’on ne connaît pas suscite automatiquement de violentes réactions. Les Rita Mitsouko chante « Marcia Baïla », hommage à cette danseuse argentine morte du cancer, une drôle de coïncidence à l’heure où une génération apprend cette abréviation : SIDA.

Avoir 20 ans à l’été 1984, comme Manu. Il connaîtra « les beaux jours » (1ère partie du film d’André Téchiné), les dernières lueurs d’une époque insouciante. L’amour avec des inconnus dans les lieux publics à l’heure où c’est encore le seul moyen de rencontrer ses « semblables ». Il rencontrera Adrien, médecin quinquagénaire, puis ses amis, Sarah et Medhi. Une rencontre, et une époque, qui changera leur vie. Mais il est déjà trop tard.

C’est « La Guerre » (2ème partie). La guerre contre une maladie dont on ignore tout ou presque, et qui nourrit les fantasmes de la presse, qui alerte sur le « cancer gay » ou la « nouvelle peste ». Toute guerre a ses combattants, et ses victimes. Les amis, indirectement touchés par la psychose de tout un pays, entretiennent rancœurs et méfiance.

Mourir à l’hiver 1984, se sentir honteux et sale, voir son corps autrefois vigoureux, désirable, dépérir, sous le regard de quelques amis qui ne vous jugent pas.

Puis vient « Le retour de l’été » (3ème et dernière courte partie). Parce que l’on a traversé les épreuves, et que la vie doit reprendre le dessus. Ceux qui restent sont les témoins d’un changement d’ère, les témoins du passage sur terre de leur ami, avatar d’une jeune génération sacrifiée.

Tout témoignage se doit d’être juste. Là est la principale qualité des Témoins de Téchiné. D’un drame social qui marquera toute une époque, le réalisateur tire une excellente œuvre, sobre et profondément juste, absolument pas misérabiliste. Michel Blanc tient là un de ses plus grands rôles, mais les autres acteurs ne sont pas en reste. Mentionnons Johan Libéreau, très émouvant tout au long de l’évolution de son personnage. Ce film n’est pas un documentaire : il témoigne crument mais justement de la réalité d’une atmosphère, celle de l’année 1984, au rythme de la voix douce d’Emmanuelle Béart.

… Même si je pensais plutôt que c’est l’été 1983 qui avait été celui de la prise du conscience du SIDA en France. Ainsi, Libération consacrera sa une à « L’épidémie du « cancer gay »" dans son édition du 19-20 mars 1983.

Allez lire également les témoignages de Robin Campillo et Laurent Gloaguen, autres témoins de cette époque, qui tous nous enseignent une chose : se protéger soi et les autres. Parce que ces gens qui sont morts ne le furent pas en vain.

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Les 3 P’tits Cochons, de Patrick Huard (2007)

Titem | 25 septembre 2007

Au chevet de leur mère plongée dans un profond coma, trois frères veillent en échangeant sur les «pour» et les «contre» de l’adultère. Rémi, l’aîné nanti, prévient ses cadets des dangers qui les guettent, mais en vain. Mathieu, qui étouffe dans sa banlieue, est déjà sur le point de tromper sa femme avec une collègue. Christian, le benjamin adepte de cybersexe, s’éprend d’une de ses étudiantes de Tae Kwon Do, sans se douter que sa conjointe policière et frigide le surveille de près. Seul Rémi, chez qui ses frères en déroute conjugale finiront par échouer, semble au-dessus de tout soupçon. Quoique son épouse ne semble pas convaincue de sa vertu.

Les 3 P’tits Cochons, de Paul Huard

Comédie dramatique québécoise de Patrick Huard
2007 ; 2h04
Avec Claude Legault (Mathieu Quintal), Guillaume Lemay-Thivierge (Christian Quintal), Paul Doucet (Rémi Quintal), France Castel (Lucille, la mère)…

Parce que les affiches du métro montréalais en faisaient la promotion, et parce qu’autour de nous, certains de nos amis ou colocataires avaient été le voir, voilà que mes amis et moi avons décidé de partir voir ce film : les Trois Petits Cochons.

Première difficulté : trouver une salle de cinéma qui ne soit pas trop cher. Par chance, on nous a appris que dans une rue proche de Saint-Denis métro Berri-UQAM, le cinéma faisait des places de cinéma à 4,95$ (environ 3 euros) le mardi. Une très bonne chose pour nos petits budgets : des places de cinéma au prix de ceux pratiqués en France lors de la fête du cinéma, mais ce tous les mardis !

Grand moment aussi lorsqu’à tour de rôle, il nous fallait annoncer que nous voulions une place pour les Trois Petits Cochons. Vraiment trop mignon… Mais non, ce film n’a rien d’un dessin animé pour enfants (vous allez vite comprendre pourquoi…) même si la référence n’a rien d’anodine.

Deuxième difficulté : comprendre ce que disent les acteurs, et certaines références ou expressions qui échappent au français fraîchement débarqué en Amérique. Grand moment encore, mais de solitude cette fois, lorsque toute la salle éclate de rire… Sauf vous ! Et heureusement, vos voisins français n’ont pas plus compris que vous. L’honneur est sauf.

C’est moins le cas de la morale… car voici un film pour le moins surprenant. Trois frères se retrouvent réunis autour du lit d’hôpital de leur mère mourante. On retrouve une situation proche de celle des Invasions Barbares, ce film plutôt réussi de Denys Arcand. Sauf que là, point de dialogues aussi fins et grivois à la fois, où des dialogues sur le sens de la vie, mais des répliques bien grasses, des scènes de sexe plutôt explicites…

Alors l’histoire du film est simple : pendant que maman meurt, les deux plus jeunes choisissent au même moment d’aller voir ailleurs, “ panthère ” ou jeune karatéka en manque de contact… au grand dam de l’aîné, fils modèle, qui joue les pères pudeurs. On suit chacun de leurs parcours erratiques sur le chemin de l’adultère, à tour de rôle. Oh les p’tits cochons… Et oui ! Pas facile de mener une double vie ! Et comme dans le conte, les deux premiers vont rejoindre le dernier, le plus malin… qui aurait bien envie lui aussi de voir le loup.

Je vous épargne le ramoneur jaloux que sa femme s’effeuille sur Internet, la bande originale saoulante du début à la fin, les longueurs du film…

Un film plutôt drôle néanmoins, sans morale, pas toujours bien filmé (mais… elle respire ? Je pensais qu’elle était morte ??) qui se laisse regarder une fois, pas plus. Pour tout dire, j’ai du mal à comprendre l’engouement autour de ce film, à 100 lieues minimum du C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée ou des Invasions Barbares de Denys Arcand.

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