Le Goût des autres, d’Agnès Jaoui (2000)
Titem | 29 septembre 2007
Castella est un chef d’entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de “Bérénice”, il tombe en adoration du texte et de l’actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d’anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s’intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d’histoires.
Comédie dramatique française d’Agnès Jaoui
2000 ; 1h52
Avec Jean-Pierre Bacri (Castella), Anne Alvaro (Clara), Gérard Lanvin (Franck Moreno), Alain Chabat (Bruno Deschamps), Agnès Jaoui (Manie)
Parmi les récompenses, 4 Césars en 2001 (Meilleur film, scénario, second rôle masculin (Gérard Lanvin) et féminin (Anne Alvaro)
J’avais bien sûr entendu parler de ce film, et pas seulement pour les récompenses qu’il a reçues. J’avais déjà pu voir la pièce écrite par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, Cuisines et Dépendances, que j’avais moyennement apprécié. Et chose importante, bien que reconnaissant le talent de Jean-Pierre Bacri, son humeur bougonne m’exaspère continuellement. Je n’allais donc pas voir ce film avec les meilleurs sentiments…
Et justement, voilà un film sur les préjugés et nos petits travers dans lesquels nous sommes susceptibles de nous reconnaître. Castella, chef d’entreprise toujours en train de râler et de dire des grossièretés (devinez qui est l’acteur…) se prend de passion pour le théâtre et la culture de manière générale, pour les beaux yeux d’une actrice qui est aussi sa professeur d’anglais.
Une idée très séduisante. Pour y parvenir, quelques autres personnages en perte de repères qui tous frôlent la dépression. On rit de leurs interrogations, de leur manque de tact comme de nos petits travers.
Après, on aime ou l’on aime pas. Le manque de tact des personnages, leur maladresse, leur humeur continuellement maussade est exaspérante !… Parce qu’il est gênant de pouvoir se reconnaître de ce film qui se veut un miroir sociologique de certains milieux, de leurs préjugés et de leur code ?
Toujours est-il que le film traîne par ailleurs en longueurs, et la galerie de portraits de personnages dépressifs n’engage vraiment pas à la joie tout au long de ce film qui peut vous plomber le moral. C’est agaçant, à moins d’en rire (mais ça n’est pas toujours drôle). Mais les acteurs sont excellents, et, une nouvelle fois, le scénario intéressant.







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