Skholè

Le blog de Titem, entre Europe et Canada.
  • Accueil
  • A propos de l’auteur
  • Contact
  • Pourquoi « Skholè » ?

Droits LGBT : le flop 5 des pays d’Europe

Titem | 24 juin 2011

Cet article a également été publié dans le webzine européen CaféBabel.

Ils battent le pavé pour revendiquer le respect de leurs droits et le droit au respect, qu’ils soient gay ou lesbiennes, bi, trans ou encore tout simplement gay-friendly. De mai à août, les Gay Pride mobilisent en musique et en couleur plusieurs centaines de milliers de citoyens. L’occasion pour CaféBabel de faire le point sur le droit des minorités sexuelles en Europe. Sur les tops et les flops. Deuxième jet, le flop 5 de l’Europe, réalisé à partir du classement dressé par l’ONG ILGA-Europe (International Lesbian and Gay Association) à l’occasion de la journée internationale pour la lutte contre l’homophobie (IDAHO).

1)      L’Ukraine, la révolution rose n’a pas encore eu lieu.

Ce n’est pas le pays auquel on pense spontanément lorsqu’il s’agit de violence à l’égard des LGBT, mais les discriminations légales y demeurent les plus nombreuses parmi les pays d’Europe : Gay Pride interdites, aucune sécurité juridique pour les couples de même sexe, ILGA-Europe dénonce également des violations de la liberté d’association. Pour compléter le tableau noir, les transgenres ne sont reconnus juridiquement que s’ils ont subi une stérilisation et divorcé – au cas où ils seraient mariés.

2)      La Moldavie, autre lanterne rouge.

Ce pays, qui est l’un des moins développés d’Europe, est également l’un de ceux où les droits des LGBT sont les plus absents. Après avoir été autorisées en 2002, les Gay Pride y sont interdites, au motif que cela ne serait pas compatible avec les valeurs catholiques de ce pays orthodoxe.

3)      La Biélorussie : « mener une vie normale ».

Retrouver la dernière dictature d’Europe dans ce classement n’est malheureusement pas une surprise, tant les violations des droits humains y sont nombreuses. Les manifestations sont interdites (les contestations de la réélection au score stalinien d’Alexandre Loukachenko en décembre 2010 se sont terminées dans la violence), alors les Gay Pride… Celle de mai 2010 se solda par des arrestations et des amendes.

Le Président Loukachenko a également fait parler de lui au début de l’année en affirmant aux medias d’avoir assené « les yeux dans les yeux » au ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, ouvertement homosexuel, qu’il lui fallait mener « une vie normale ».

Les associations de défense des droits des homosexuels existent néanmoins, mais la vie sociale est clandestine, les descentes de policiers étant nombreuses.

4)      La Russie défie la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Même si la Russie reconnaît légalement l’existence des personnes transgenres sans leur imposer d’infamantes opérations chirurgicales, elle ne brille guère en ce qui concerne le droit des homosexuels à fonder une famille et la lutte contre la discrimination des minorités sexuelles. Condamnée à deux reprises par la Cour européenne des droits de l’Homme pour entrave à la liberté de manifestation en raison de l’interdiction d’organiser des Gay Pride à Moscou, celle organisée cette année s’est terminée dans la violence, des militants des droits, comme le Président du comité IDAHO Louis-George Tin, venus soutenir les revendications des associations russes témoignant que des groupuscules néo-fascistes ont prêté main forte à la police.

5)      La Turquie : des Gay Pride mais des discriminations.

Le crime d’honneur commis à l’encontre de l’étudiant Ahmet Yildiz, de même que la radiation de Halil Ibrahim Dinçdag des listes d’arbitres de football, en raison de leur homosexualité, ont marqué les esprits en Turquie. Bien que les Gay Pride soient autorisées – Istanbul organisera sa 19e manifestation, le droit des associations LGBT n’est pas toujours respecté. L’une d’elles, Kaos Lambda, faillit être interdite par le gouverneur d’Istanbul après avoir été perquisitionnée par la police.

Vivre son homosexualité peut s’avérer particulièrement dangereux et le harcèlement policier y est courant, comme en témoigne un rapport de Human Rights Watch. La communauté reste discrète, même si un restaurateur a pu ouvrir un établissement il y a deux ans. La réélection du parti musulman-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ne devrait pas changer la situation pour les années à venir.

Même s’il ne reste aujourd’hui plus aucun pays en Europe considérant que l’homosexualité est une maladie ou interdisant complètement les relations homosexuelles, certains pays ont encore beaucoup de chemin à faire dans la voie de l’égalité des droits pour les personnes LGBT, notamment en raison du poids des conservatismes religieux voire de l’héritage communiste.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
Retour de manivelle
Tags
Article publié, CaféBabel, Droits, Droits LGBT, Europe, Homophobie, Homosexualité, LGBT, Titem
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Droits LGBT : le top 5 des pays d’Europe

Titem | 23 juin 2011

Cet article a également été publié dans le webzine européen CaféBabel.

Ils battent le pavé pour revendiquer le respect de leurs droits et le droit au respect, qu’ils soient gay ou lesbiennes, bi, trans ou encore tout simplement gay-friendly. De mai à août, les Gay Pride mobilisent en musique et en couleur plusieurs centaines de milliers de citoyens. L’occasion pour CaféBabel de faire le point sur le droit des minorités sexuelles en Europe. Les tops et les flops. Premier jet, le top 5 de l’Europe, réalisé à partir du classement dressé par l’ONG ILGA-Europe (International Lesbian and Gay Association) à l’occasion de la journée internationale pour la lutte contre l’homophobie (IDAHO).

1) Le Royaume-Uni : God Save the Queer !

Le pays de sa Gracieuse Majesté arrive premier du classement, ce qui pourrait en étonner plus d’un, vu que seuls les partenariats enregistrés sont permis entre les couples de même sexe, et non les mariages, grâce à une loi datant de 2005 et dont le chanteur Elton John fut l’un des premiers à bénéficier. Ce partenariat ouvre néanmoins les mêmes droits que le mariage, ainsi la possibilité pour un couple gay d’élever ou d’avoir des enfants.

Mais le Royaume-Uni se distingue des autres pays par une meilleure protection des personnes transgenres contre les discriminations, celles-ci ne devant pas par ailleurs subir obligatoirement une opération de réassignation sexuelle pour être reconnues. Seul bémol : elles doivent en revanche divorcer de leur conjoint le cas échéant.

2) La Suède : vivent les marié(e)s devant Dieu !

La Suède, en plus d’autoriser le mariage et l’homoparentalité, est l’un des rares pays où les discriminations à l’égard des homosexuels sont prohibées par la Constitution (comme au Portugal et au Kosovo). Par ailleurs, sa législation interdit le refus du mariage religieux pour les personnes homosexuelles ; en clair, les couples homosexuels sont autorisés à se marier à l’église, une possibilité bien accueillie par l’église luthérienne suédoise. Une meilleure prise en compte des droits des personnes transgenres permettrait à la Suède d’être un pays encore plus modèle.

3) L’Espagne dépasse les conservatismes religieux

Le mouvement est venu des gouvernements régionaux dans ce pays fédéral, où le catholicisme demeure une force politique et sociale. Finalement, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero autorisa le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe en 2005, et ce malgré les manifestations du Forum espagnol de la Famille, soutenus par l’épiscopat et d’autres lobbies catholiques conservateurs. 16000 mariages ont ainsi été célébrés en seulement quatre ans. Les inséminations artificielles sont possibles, mais seulement dans les cliniques privées. Si les transsexuels ne sont pas forcés de subir une opération chirurgicale pour être reconnus, leur protection contre les discriminations pourrait toutefois être renforcée.

4 et 5) La Belgique et les Pays-Bas : du droit à la réalité.

Les Pays-Bas furent le premier pays européen, en 2001, à autoriser le mariage des couples de même sexe et les droits afférents. En Belgique, cela s’est fait en deux étapes : le mariage fut tout d’abord autorisé en 2003, puis, trois ans plus tard, ce fut le cas de l’adoption pour les couples homoparentaux.

Néanmoins concrètement, la situation est loin d’être parfaite. Si des lesbiennes européennes, notamment françaises, profitent de cet état juridique pour avoir recours à l’insémination artificielle, les statistiques ont montré que les adoptions de la part de ces couples en Belgique par an se comptent sur les doigts d’une main. Les femmes ne sont pas les seules à être concernées par le désir d’enfant. L’histoire de Samuel a ému le pays et la communauté homosexuelle dans le monde : l’enfant, né en Ukraine et conçu grâce à la gestation pour autrui, était en orphelinat (est-ce cela que l’on considère être « l’intérêt de l’enfant » ?) tandis que son père biologique et son compagnon bataillaient juridiquement pour en obtenir la garde.

Par ailleurs aux Pays-Bas, après 10 ans d’existence, si les mariages homosexuels s’avèrent statistiquement finir 3 fois moins souvent en divorces, on compte néanmoins deux mariages pour un contrat civil entre couples du même sexe, la formule étant jugée plus simple tout en offrant les mêmes droits.

A toutes fins utiles, on rappellera que la situation légale n’est pas le seul indicateur de l’acceptation de l’homosexualité. Ainsi, bien que les unions civiles soient autorisées en Hongrie depuis 2009 ou les discriminations contre les LGBT sanctionnées en Croatie, les dernières Gay Pride y ont été troublées par des militants d’extrême-droite et la communauté gay reste souvent cachée.

Photos : Une, /flickr Mariage lesbien (cc) /Flickr ; Adoption gay (cc)/Flikr

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Retour de manivelle
Tags
Article publié, CaféBabel, Droits de l'homme, Droits LGBT, Europe, Homosexualité, LGBT, Titem, Transsexualisme
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Devant le Mouvement Européen Ille-et-Vilaine, Sylvie Goulard fait le vœu de « penser européen »

Titem | 10 janvier 2010

Suite à la conférence donnée jeudi par Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France, j’ai rédigé un court compte-rendu pour leur site Internet que je vous reproduis ici.

Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France a tenu le 7 janvier une conférence à l’Institut d’Études Politiques de Rennes devant une assemblée de 80 personnes. Interrogée par des membres du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine et des Jeunes Européens – Rennes, la députée européenne élue de la circonscription Ouest a exprimé son point de vue sur les défis qui attendent l’Europe en cette nouvelle décennie.

Saluant l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui accroît les pouvoirs du Parlement, élargit ses domaines de compétences (à l’énergie par exemple) et introduit la Charte des droits fondamentaux, elle a vertement critiqué les « sarcasmes anti-belges » qui ont suivi la nomination de Herman Van Rompuy, remarquant que si l’on connait si peu les hommes politiques majeurs des autres États-membres, c’est aussi de la responsabilité des médias.

Au sujet des conséquences de la crise économique, Sylvie Goulard a salué l’action de l’Union européenne sur le volet financier, estimant qu’en particulier, l’euro et la Banque Centrale Européenne avaient joué leur rôle. Elle estime qu’en revanche beaucoup de mesures restent à prendre contre le chômage et pour la croissance, et invite les responsables politiques à prendre leur responsabilité et à prendre davantage en compte l’aspect européen des défis auxquels nous sommes confrontés.

Invitée à partager son opinion sur l’identité européenne, la Présidente du Mouvement Européen – France a fortement désapprouvé le débat actuel sur l’identité nationale, considérant qu’un pays n’est jamais aussi grand que lorsqu’il respecte la sensibilité des autres. Elle a invité le jeune public venu l’écouter à faire l’effort d’apprendre les langues, car elles rendent humbles.

Sylvie Goulard s’est également déclarée choquée par « le comportement désinvolte » de la France, qui a l’intention de nommer les deux députés européens supplémentaires auxquels elle a droit depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, plutôt que d’avoir prévu leur élection en juin 2009, et ce en violation des traités communautaires.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Retour de manivelle
Tags
ADLE, Article publié, Crise économique, Herman Van Rompuy, Jeunes Européens Rennes, Mouvement Européen, Parlement européen, Sciences Po Rennes, Sylvie Goulard, Titem
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Manque de charisme et d’ambition pour les grandes nominations européennes de 2009

Titem | 30 décembre 2009

Cet article a également été publié dans Le Taurillon, webzine citoyen des Jeunes Européens.

llustration : Herman Von Rompuy et Catherine Ashton

Source : www.flickr.com © InterMèdia GdC

S’il fallait rendre une appréciation sur les nominations aux hauts postes de l’Union européenne de cette année 2009, ce serait sûrement : « doit faire ses preuves ». Faible association des citoyens au processus de nomination, manque de publicité des débats – ou plutôt des tractations étatiques – l’Europe ne semble pas avoir encore trouvé son nouveau Jean Monnet.

La blogosphère europhile, Le Taurillon compris, a suivi avec autant d’enthousiasme et d’espoir ces nominations que les médias plus traditionnels ont brillé par leur manque d’investissement pour en expliquer les enjeux sous-jacents, qui ne se limitaient pas à une querelle de personnes. Les citoyens européens tenaient là une occasion majeure de pouvoir débattre de l’avenir de l’Union européenne, de son ambition et son caractère intergouvernemental ou plus fédéral. La forte abstention aux élections européennes n’a guère permis de faire profiter la seconde option, assurément plus démocratique.

Jerzy Buzek : une première personnalité issue de l’Europe de l’Est au Parlement européen

C’est sans surprise que le 14 juillet, l’ancien Premier Ministre conservateur polonais Jerzy Buzek est élu président du Parlement européen par 555 voix sur les 644 exprimées (et 713 présents sur 736). Sans surprise, car les trois plus importants groupes politiques du Parlement européen (PPE, S&D et ADLE, soit un potentiel de 449 voix) s’étaient accordés sur son nom. Cet accord technique, permettant à ceux qui le concluent, de garantir la présidence à tour de rôle du Parlement européen, peut susciter la méfiance auprès des citoyens européens, peu habitués à cette culture du consensus. A condition que ce consensus, comme dans le cas de la Présidence de la Commission européenne sur lequel nous reviendrons, ne se fasse pas au détriment du débat politique.

C’est la première fois qu’un ressortissant des anciennes démocraties populaires, cinq ans après leur adhésion à l’Union européenne, préside une institution communautaire, qui plus est l’unique assemblée démocratique multinationale législative au monde. Un signe encourageant montrant que l’Europe n’est pas que le club des pays d’Europe de l’Ouest.

Présents le jour de l’investiture, les Jeunes Européens-Fédéralistes (JEF) ont mené une action afin d’attirer l’attention de députés nouvellement élus sur la nécessité d’une Europe plus forte. Le rôle que devra assumer Jerzy Buzek et son successeur pour cette septième mandature 2009-2014 sera non seulement de présider et porter la parole de son assemblée devant les autres institutions mais également de faciliter les accords en son sein. Sa mission : rendre le Parlement plus attrayant.

José-Manuel Barroso, la confirmation du « Caméléon » à la Présidence de la Commission européenne.

Parce que la droite européenne était arrivée largement en tête des élections européennes du 4 au 7 juin 2009, tout portait à croire que la réélection de José-Manuel Barroso se ferait sans difficulté. C’était sans compter, tout du moins au départ, du manque de soutien franc des États membres, mais également de la mise en demeure des députés socialistes, libéraux et écologistes, de présenter un programme clair. Un exercice de pure forme pour l’ancien maoïste, dont le surnom, le Caméléon témoigne de sa capacité à se confondre avec les idées et programmes de ses interlocuteurs.

Le résultat est celui d’un immense gâchis. Au-delà de la personnalité peu enthousiasmante de l’ancien Premier Ministre portugais, dont le bilan politique fut médiocre, la nomination du Président de la Commission européenne aurait dû être l’occasion d’un grand débat démocratique, partisan et transnational, puisque celui-ci serait issu du parti majoritaire aux élections européennes.

Peine perdue. Les socialistes, en particulier, ne parvenant pas à s’accorder sur un candidat digne de ce nom à ce poste, en dépit des appels des Jeunes Européens les enjoignant vivement à rendre public leur candidat à ce poste communautaire majeur. Pire, l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni soutenaient José-Manuel Barroso, pourtant du parti opposé !

Cela a pu se mesurer au moment du vote, le 16 septembre, où Barroso était réélu par 382 voix pour et 219 voix contre et 117 abstentions. Ce nombre élevé d’abstentions s’expliquait par la posture étrange de Martin Schulz, chef de file des socialistes et démocrates au Parlement européen, qui a demandé aux membres de son groupe parlementaire de s’abstenir de voter contre la candidature de José-Manuel, afin de présenter bonne figure et s’assurer de la place de prochain Président du Parlement européen.

Ce choix par défaut est d’autant plus inquiétant que l’Europe vit un moment décisif : l’Union est confrontée à la crise économique et financière, bientôt sociale, ainsi qu’à des défis tout aussi cruciaux en termes de changement climatique, de sécurité énergétique et de relations internationales. Mais la personnalité de Barroso séduit néanmoins les gouvernements européens, car celui-ci ne leur fait pas d’ombre.

Herman Van Rompuy, le premier président du Conseil européen n’a rien d’un George Washington.

[Lire aussi à ce sujet mon précédent article]

Le nom de Tony Blair, personnalité charismatique, a rapidement circulé. Puis ce fut au tour de Jean-Claude Juncker, le Premier Ministre luxembourgeois, d’annoncer sa candidature – chose étonnante dans ce milieu où officiellement, personne n’est candidat à un poste. Sitôt José-Manuel Barroso élu, les tractations parmi les chefs d’États européens ont débuté pour s’accorder sur les noms du président du Conseil européen ainsi que de la ministre des Affaires Étrangères de l’Union. Très vite, les associations militant en faveur de la construction d’une Europe démocratique se sont inquiétées du processus opaque de désignation : presque aucune personne citée ne s’exprimait en effet sur sa vision de l’Europe.

C’est finalement à l’issue d’une réunion du Conseil que le nom d’Herman Van Rompuy, Premier Ministre belge, était annoncé. Beaucoup de choses ont été dites sur ce personnage : sa grande capacité de négociation – il est parvenu à apaiser temporairement les tensions entre les communautés linguistiques de son pays – contrebalançant son manque de charisme. Mais d’aucuns connaissant un tant soit peu les institutions européennes savent que ce ne sont pas les plus silencieux qui sont les moins actifs ou efficaces, bien au contraire. Et si Herman Van Rompuy parvenait à faire parler le Conseil européen d’une seule voix, celui-ci pourrait bien supplanter une Commission européenne déjà au service de ce Conseil. Si tel n’était pas le cas, il pourrait bien alors s’allier avec le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, pour faire avancer l’Union européenne.

Seul l’avenir nous dira quel rôle tiendra Herman Van Rompuy. Une chose est certaine ; sa discrétion n’améliorera pas la visibilité de l’Union européenne dans les médias notamment – ce que l’on pouvait attendre d’une telle nomination – et n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales.

Lady Catherine Ashton, une baronne à la tête de la diplomatie européenne

Annoncée en même temps que Herman Van Rompuy, voilà une nomination qui ne manque guère de piquant : le poste très convoité de ministre des Affaires Étrangères de l’Union européenne (car tel n’est pas l’intitulé du poste mais qu’il faut bien en faire usage puisqu’il en a les compétences) échoit à Catherine Ashton, ancienne commissaire au commerce, britannique, alors que son pays n’est traditionnellement guère favorable à ce que l’Union européenne soit dotée d’un service diplomatique ! Ajoutons à cela le manque d’expérience de la dame, le fait qu’elle n’ait jamais été élue… Et vous obtenez une forte suspicion à son égard. D’autant que compte tenu des réticences des États membres à accorder à l’Union la compétence diplomatique, Lady Ashton devra sans doute faire preuve de beaucoup d’habileté pour parvenir à ce que l’Europe parle d’une seule voix. Néanmoins, l’échec cuisant de Copenhague nous démontre une fois encore que seule la voie communautaire, supranationale, et non intergouvernementale, reste l’unique moyen efficace pour l’Union d’avancer véritablement.

Et demain, des citoyens européens sensibilisés et responsables ?

A court terme, la prochaine échéance sera l’audition des futurs commissaires par les parlementaires européens, qui procéderont ensuite à un vote approuvant la composition de cette Commission européenne. Cette séance de rattrapage du Parlement européen, afin qu’il nous démontre sa capacité à montrer ses pouvoirs renforcés par le traité de Lisbonne, est prévue en janvier 2010. En effet comme il s’était opposé à la candidature de Rocco Buttiglione comme commissaire à la justice, liberté et sécurité en 2004, le Parlement pourrait cette fois faire entendre ses positions sur Lady Ashton, ce qui serait un véritable coup de semonce pour les États membres (on peut toujours rêver), ou bien encore Connie Hedegaard, proposée à la Commission en charge du climat, qui pourrait se voir rappeler l’échec du sommet climatique de Copenhague, qu’elle présidait.

4 ans : c’est le temps que nous avons devant nous pour sensibiliser les citoyens – et les médias – à s’intéresser à cette Europe qui agit pour eux au quotidien, afin qu’ils expriment leur soutien comme leur opposition, qu’ils participent pleinement au processus démocratique, et que la forte participation démontre leur volonté d’être entendus. Vaste défi, mais… Cap ou pas cap ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Retour de manivelle
Tags
Article publié, Catherine Ashton, Commission européenne, Conseil européen, Europe, Herman Van Rompuy, Intergouvernementalisme, Jerzy Buzek, Jeunes Européens, José Manuel Barroso, Le Taurillon, Parlement européen, Politique, Supranationalisme, Titem, Union européenne
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Rennes et les Jeunes Européens célèbrent les 20 ans de la chute du Mur de Berlin

Titem | 10 novembre 2009

Cet article a également été publié dans le Taurillon, le webmagazine eurocitoyen.

19h : dans toute l’Europe, les Jeunes Européens Fédéralistes détruisent le mur qu’ils ont construit dans l’après-midi pour célébrer les 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. A Rennes, cette manifestation a rassemblé plus d’une soixantaine de personnes pour cette manifestation.

20e anniversaire chute du mur de Berlin - Place de la Mairie à Rennes9 novembre 1989 – 9 novembre 2009 : cela fait maintenant 20 ans que le Mur de Berlin s’est effondré. Pour célébrer cet événement historique dans l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, les Jeunes Européens Rennes ont répondu à l’appel des Jeunes Européens Fédéralistes. Un mur de carton a été érigé place de la Mairie. Les personnes présentes ont été invitées à taguer des slogans sur les cartons, tandis que les journalistes locaux de Ouest-France, RCF Alpha ou le Mensuel de Rennes venaient couvrir le rassemblement festif.

Le mot « liberté » est celui qui, en français ou en allemand, revient le plus souvent sur le mur symbolique. Liberté, c’est aussi ce qui retiennent Rutger et Viky, deux étudiants néerlandais nés en 1989, venus étudier en France. « Cela devait vraiment faire bizarre » réagit cette dernière, « c’est comme si l’on était enfermé dans une pièce, sans savoir ce qu’il y a derrière la porte ! ». Tim, étudiant allemand, était trop jeune pour se souvenir de ce jour-là. C’est avec étonnement que plus jeune, son père lui montra lors de vacances l’ancienne frontière entre la RFA et la RDA, confie-t-il. « Ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que cela a permis la réunification de l’Allemagne, de même que le renforcement de l’identité allemande en un ensemble ».

C’est dans la liesse populaire que le mur de Berlin était ouvert il y a 20 ans. C’est au son des tambours d’un groupe de jeunes que le mur de carton de Rennes est mis à terre, à 19h, en présence de Roselyne Le François, ancienne député européenne, Clotilde Tascon-Mennetrier, conseillère générale d’Ille-et-Vilaine et Micaël Fischer, conseiller municipal à la ville de Rennes. « J’ai fait de nombreux voyages à Berlin. Ce jour-là, j’étais à Rennes, j’ai vécu fortement cet événement», raconte Clotilde Tascon-Mennetrier. « Je suis même allée chercher un morceau du mur lorsque je suis retournée en Allemagne ! Cet événement fut pour moi un pas vers la liberté des peuples mais également l’installation de la paix ».

Pour Roselyne le François, c’est aussi la liberté retrouvée de familles trop longtemps séparées qui l’a le plus marqué. « C’est l’occasion de s’interroger sur le sens du Monde dans lequel on vit aujourd’hui. Mon père, revenu d’Allemagne après la guerre où il avait été prisonnier, m’a toujours encouragé à agir dans le sens de la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais il existe encore de nombreux murs dans le Monde », poursuit-elle. « A Nicosie dans l’île de Chypre, en République Tchèque où des murs sont bâtis pour refouler les Roms ; les hommes devraient construire des ponts plutôt que des murs ».

Cette action paneuropéenne a permis de rappeler l’espoir de paix, de démocratie et de prospérité que suscita l’ouverture du Rideau de Fer et témoigner de l’importance de la construction européenne à cet effet : ce n’est pas seulement l’Allemagne qui est réunifiée aujourd’hui, c’est également l’Europe, suite aux élargissements de l’Union européenne en 2004 et 2007. Le 11 novembre, ce sera au tour de l’armistice du 11 novembre d’être célébré des deux côtés du Rhin. Un autre événement, tragique, de notre histoire commune. Y aurait-il de quoi faire de ces quelques jours une grande fête de l’Europe ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Mes activités
Tags
1989, Allemagne, Article publié, Chypre, Culture et Histoire, Europe, Identité, Jeunes Européens Rennes, Le Taurillon, RDA, Rennes, République Tchèque, Rideau de Fer, Union européenne
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Mon premier article sur CaféBabel.com (Réunification de Chypre)

Titem | 19 juillet 2008

Réveil très matinal ce matin, et une autre bonne nouvelle pour bien démarrer la journée. Je découvrais que mon article sur Chypre, envoyé la semaine dernière, était publié depuis deux jours sur le web-magazine européen CaféBabel.

Capture écran Article Chypre CaféBabel

Intitulé en version originale « Un nouvel espoir pour la réunification de Chypre ? », vous pouvez le retrouver ici. Mais si l’envie vous en prend, vous pouvez également le lire en italien (n’est-ce pas Axel ;-) en anglais, en espagnol… et même en polonais (n’est-ce pas Iga ;-) ). Ce n’est pas comme si après trois articles sur Agoravox et un stage de journalisme, j’avais perdu l’habitude de voir mon nom en face d’un article. Mais là, ça fait une impression particulière de le voir traduit dans d’autres langues !

C’est en écoutant « Transeuropéenne », l’émission sur l’Europe de France Inter, que j’ai fait la connaissance de CaféBabel.com. M’y connectant, je découvrais des articles écrits par des internautes, européens pour la plupart, dans leur langue maternelle et traduits dans six autres langues. Des informations pour aider à la connaissance de l’Europe, de sa société. Les articles les plus récents sur Chypre étaient ceux liés à l’entrée du pays dans la zone euro en début d’année ce qui me donna l’envie de parler de ce qui s’y passait plus récemment, en particulier la reprise des négociations pour une solution à la question chypriote.

Certains savent que j’ai longtemps nourri l’envie d’embrasser la carrière de journalisme. Ecrire me passionne toujours autant. Mais j’éprouve maintenant tout autant de plaisir de donner mon opinion, partager mes quelques connaissances sur mon blog, bien sûr, mais aussi sur de ce genre d’espace communautaire où j’espère avoir encore plus l’occasion de m’investir.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Le blog
Tags
Article publié, Blog, CaféBabel, Chypre, Communauté, Europe, France Inter, Question de Chypre, Titem
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Un projet, plusieurs idées

Titem | 26 mars 2008

Depuis 2005, Mon Resto Saint-Michel organise des rencontres entre les différentes communautés. Ce projet, Un quartier fier de sa diversité, rendu possible grâce aux contrats de ville, a donné naissance à trois autres projets, pensés par les citoyens eux-mêmes.

Mon Resto Saint Michel

«L’idée est que chaque communauté montre une partie de sa culture», déclare Hamid Kartti, directeur de Mon Resto Saint-Michel. Dans le cadre d’un quartier fier de sa diversité, les résidents de l’est du quartier se réunissent une dizaine de fois pour préparer une fête multiculturelle autour de thèmes comme le mariage marocain, le carnaval, le drapeau haïtien. «On y parle français, créole, arabe… Le citoyen est impliqué dans un projet où il est le maître d’œuvre», explique Hamid Kartti.

Trois ou quatre fêtes sont organisées par an, au parc René-Goupil. Elles rassemblent près de 250 personnes à chaque fois. «Cette démarche est importante pour une meilleure cohabitation des communautés à l’intérieur des HLM, comme dans le quartier. Auparavant, elles ne se parlaient pas, les gens nourrissaient des tensions, des préjugés», ajoute-t-il.

C’est au cours de ces rencontres préparatoires que les citoyens ont mis à jour leurs problèmes communs pour mettre en place des actions concertées avec d’autres groupes ou institutions. «Un quartier fier de sa diversité a eu un effet de levier vers d’autres projets collectifs. Au départ, on ne prévoyait pas tout ça», résume Hamid Kartti.

Ainsi rapidement, les parents ont exprimé leurs inquiétudes sur la sécurité des enfants à la sortie des écoles. Depuis, les Anges de la sécurité sont postés sur les corridors scolaires. «Mon Resto se préoccupe du bien-être des familles», ajoute-t-il. «Les parents ont également voulu organiser des tournois intergénérationnels de soccer». Désormais, parents et enfants s’amusent tout au long de l’été sur les terrains de sport afin de resserrer leurs liens. Les citoyens se sont mobilisés autour du projet de coopérative d’habitation Les Ambassadeurs ; la réfection d’un immeuble, situé sur le boulevard Pie IX, permettra la création de 24 logements adaptés aux besoins des familles.

«Le parc, comme le quartier, est redevenu un lieu dynamique d’échange grâce aux tournois, aux fêtes. Les gens se sont appropriés leur environnement», se réjouit Hamid Kartti.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Association, Canada, Communauté, Diversité, Immigration, Journal Communautaire Le Monde, Montréal, Quebec, Saint-Michel, Stage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Une gang loin de la rue

Titem | 25 mars 2008

Le programme Vision vers l’avenir, financé par les contrats de ville, a été mis en place en 2005 par l’équipe de basketball des Monarques, établi dans Saint-Michel. Il offre la possibilité aux jeunes Michelois de pratiquer été comme hiver des sports collectifs. Un moyen de canaliser leur énergie, d’empêcher l’oisiveté et la délinquance après les cours.

Vision vers l'Avenir

«Nous voulions ramener des jeunes qui n’étaient pas touchés par les activités sportives. C’est pour cela que nous avons créé Vision vers l’avenir», indique Wildano Félix, coordonateur de ce programme et entraîneur des Monarques. Les jeunes du quartier peuvent s’entraîner dans les parcs de Saint-Michel l’été et dans le gymnase de l’école Louis-Joseph-Papineau le soir.

Grâce au financement contrat de ville, les animateurs sont formés pour encadrer les jeunes, auxquels on procure le matériel approprié. «Ils font du basket, du soccer, du hockey. Nous leur fournissons l’équipement pour pratiquer le sport qu’ils aiment», confirme-t-il.

Un programme qui peut s’enorgueillir de son succès. «À chaque séance le soir ou en camp de jour, 70 jeunes de tout âge, de tout niveau, fille ou garçon, viennent s’amuser», mentionne Wildano Félix.

Mais ce programme n’est pas seulement ludique. Le but est de faire de la prévention auprès des participants. «Ils sont responsabilisés et évalués sur leur comportement», explique Wildano Félix. «On propose aux meilleurs d’intégrer les Monarques, mais également, à ceux qui le souhaitent, d’entraîner à leur tour les plus jeunes. On leur permet ainsi de jouer un rôle positif dans leur quartier».

C’est le cas de Darcy qui a bénéficié de Vision vers l’Avenir et entraîne aujourd’hui une équipe de garçons. «À l’époque, j’avais décroché de l’école. Wildano est venu me voir et m’a proposé d’entraîner à condition que je reprenne les cours. Aujourd’hui, je peux gagner un peu d’argent et j’ai du temps pour étudier». Candie, une autre animatrice, ajoute : «On demande aux jeunes d’avoir des bonnes notes et d’aider ceux qui éprouvent des difficultés scolaires. Après ils sont contents de venir nous montrer leur bulletin». Deux filles qui servent de modèles pour les plus jeunes.

«À leur âge, on devait aller jusque Villeray ou Montréal-Nord pour faire du sport», rappelle Wildano Félix. «On a vu certains de nos amis mal tourner. Aujourd’hui, ces jeunes, ce sont aussi nos petits frères, nos petits cousins. On veut les occuper pour qu’ils ne traînent pas dans les rues et fassent des coups. En cas de besoin, on est capable de leur parler pour les remettre dans le droit chemin».

«Finalement, on ne forme pas une gang de rue mais une gang de sport !», se réjouit Candie.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Canada, Jeunesse, Journal Communautaire Le Monde, Montréal, Quebec, Saint-Michel, Sport, Stage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Pouvoir aux jeunes, priorité à l’environnement

Titem | 24 mars 2008

A lire aussi : Mes impressions sur ce reportage.

Près de 200 jeunes se sont pressés aux portes du YM-YWHA de Côte-des-Neiges le 26 février dernier pour assister au 1er Forum Environnement Jeunesse. L’événement était organisé par le groupe C-Vert, en présence de l’environnementaliste David Suzuki, et avait pour but la sensibilisation des adolescents sur leur capacité à faire changer les choses, notamment pour la protection de l’environnement.

Forum Environnement Social

Lors de ce forum, la maire de l’arrondissement, Mme Anie Samson, a salué l’action de C-Vert. «C’est très encourageant de voir un si grand nombre des jeunes de 14 à 16 ans vouloir s’impliquer d’avantage afin d’améliorer la qualité de leur environnement ainsi que de leur communauté. Nous aurons l’occasion de voir les retombées concrètes de ce forum lors de la mise en place des projets environnementaux de chaque groupe C-Vert au mois de juillet». David Suzuki a tenu à souligner l’exemplarité du projet, une opinion partagée par son fondateur, Stephen Bronfman. «Nos partenaires peuvent être fiers d’avoir accompagné les jeunes dans leurs actions.»

David Suzuki a prononcé un discours devant une assistance captivée. «On nous dit que l’économie doit prévaloir sur l’écologie. C’est de la folie ! Respirer un air pur, boire de l’eau non polluée, manger sainement font partie de nos besoins vitaux !», a-t-il soutenu. Il a également dénoncé l’attitude des gouvernements et exhorté les jeunes à passer à l’action. «Ils se moquent de votre avis et du monde qu’ils vous laisseront. Pourquoi ? Parce que vous ne votez pas ! Mais levez-vous, exprimez vos préoccupations, vous qui parlez au cœur des hommes et ne doutez jamais de votre influence !»

Pour appuyer ses propos, il a présenté une vidéo de sa fille Severn qui, à seulement 12 ans, avait bousculé les participants du Sommet de la Terre de Rio en fustigeant la responsabilité des gouvernements dans l’avenir de la planète. «C’était il y a 16 ans. Depuis, qu’est-ce qui a été fait ?», interroge David Suzuki. «Voir que sa fille seule a eu autant de pouvoir à son âge nous donne confiance. Nous sommes toute une gang et on peut vraiment faire changer les choses», se réjouit Daya.

«La Fondation David Suzuki va continuer à collaborer étroitement avec l’équipe C-Vert afin de maximiser les retombées et assurer que la voix des jeunes soit entendue ici et ailleurs», a annoncé David Suzuki. Michel Séguin, coordonateur du projet C-Vert dans Saint-Michel, confirme : «On espère vraiment travailler avec eux afin que les jeunes puissent bénéficier de l’expertise des adultes».

Un partenariat qui a débuté peu avant le début du forum, les jeunes de C-Vert ayant eu la chance de pouvoir rencontrer David Suzuki à huis clos. «C’est super intéressant. Il nous a donné quelques pistes pour nos futurs projets», explique la jeune Daya. Le projet C-Vert doit en effet aboutir en juillet 2008 à la mise en œuvre d’un projet environnemental défini par les jeunes. Les jeunes Michelois de C-Vert ont évoqué la plantation de vignes sous le métropolitain ce qui, outre l’aspect esthétique, permettrait de diminuer la température à proximité.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Association, Canada, Ecologie/Environnement, Jeunesse, Montréal, Quebec, Reportage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Des jeunes conscients et responsables

Titem | 22 février 2008

A lire aussi : mes impressions sur ce reportage.

Réveil matinal pour la vingtaine de jeunes du projet C-Vert de Saint-Michel ce 9 février ! Un autobus scolaire les attendait dès 8h, direction Gatineau, pour rencontrer la Commission Jeunesse de la ville. Une journée qui devait permettre d’échanger avec d’autres jeunes engagés dans l’amélioration de leur environnement.

C-Vert table Commission Jeunesse Gatineau - Titem

Ils ont de 15 à 17 ans, ils viennent de l’arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc Extension ou de Côte-des-Neiges, sont de différentes cultures, mais tous sont animés par une même préoccupation : la défense de l’environnement. «C’est l’fun de rencontrer d’autres jeunes comme nous, de plus en plus touchés par les questions d’environnement», constate Laurence, 15 ans, de C-Vert.

Des idées inspirantes
Invités à la Maison du Citoyen de Gatineau et accompagnés de 4 animateurs et d’Anie Samson, maire de l’arrondissement, les jeunes de C-Vert ont présenté leur projet et leurs actions à la Commission Jeunesse de la ville, et réciproquement. Au sein de C-Vert, les jeunes sont sensibilisés aux questions écologiques et développent des gestes concrets pour l’environnement, comme la plantation d’arbres ou la collecte de vélos usagés.

Composée de 34 jeunes âgés de 12 à 17 ans et de 3 conseillers municipaux, la Commission Jeunesse de Gatineau donne son avis sur les questions relatives aux jeunes, loisirs, santé, études… «On veut donner une image différente de celle donnée par les médias», explique Frédéric Labelle, co-président de la CGJ.

«Nous sommes attentifs à vos besoins et contents de voir que notre société sera en de bonnes mains», félicite Mme Samson. «L’arrondissement ne dispose pas des mêmes moyens que Gatineau, mais il y a matière à réflexion, par exemple pour mettre sur pied une table des jeunes», ajoute-t-elle. Michel Séguin, coordonateur du projet C-Vert, confirme l’intérêt d’une telle démarche dans l’arrondissement. «Ca serait génial ! Ce qu’il y a de novateur ici, c’est que cela relève du conseil municipal et que les jeunes sont intégrés dans le processus décisionnel».

Forum Environnement jeunesse en vue
Les jeunes de C-Vert ont profité de leur visite pour soumettre le déroulement du Forum Environnement jeunesse, auquel la CJG participera. Cet événement se tiendra le 26 février au YM-YMHA, 5400 Westbury. Il sera marqué par la présence du Dr David Suzuki, que les jeunes auront la chance de rencontrer à huis-clos. «L’écologie, ce n’est pas seulement son travail, c’est sa vie !», s’enthousiasme Jean, 15 ans, du groupe C-Vert. «Les jeunes doivent venir nombreux pour être sensibilisés». Le Dr Suzuki, de renommée internationale, devrait tenir une conférence sur le pouvoir des jeunes de changer les choses.

Après l’effort, le réconfort ! Cette journée fructueuse s’est achevée par un rallye au Bal des Neiges et d’un souper avec ses nouvelles connaissances. «C’est intéressant aussi que les jeunes s’ouvrent vers de nouveaux horizons : beaucoup ne sortent pas de leur ville», constate Anie Samson.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Mes activités
Tags
Article publié, Association, Canada, Démocratie participative, Ecologie, Etat d'esprit, Gatineau, Jeunesse, Journal Communautaire Le Monde, Médias, Montréal, Politique, Quebec, Radio Canada, Titem, Villeray Saint-Michel Parc-Extension
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

mai 2013
L Ma Me J V S D
« avr    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Articles récents

  • Le concours Eurovision pour les nuls… et les extra européens !
  • Pour en finir avec « l’épicurisme »
  • Leur grande faute morale : ne pas avoir pensé aux enfants
  • Mon engagement à Vues & Voix
  • L’un des rares Thibaut du Québec…
  • Montesquieu, ou égalité et corruption du principe de la démocratie
  • Chronique européenne 4 : le plan d’aide européen à Chypre

Catégories

  • Au gré de ma plume
  • Carnet de voyage
  • Culture et Histoire
  • Etats d'esprit
  • La dernière séance
  • Le blog
  • Le Fil de Titem
  • Mes activités
  • No Comment : les insolites
  • Retour de manivelle
  • Sur ma table de chevet

Commentaires récents

  • lavandine dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Cara dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Tchatche dans Photo du mois – Décembre 2011 – Bancs publics – C’est en septembre… (à Cannes)
  • Photo Tuto dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • filamots dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin

Nuage de tags

2007 Années 2000 Article publié Association Blog Canada Chypre Citoyenneté Culture Culture et Histoire Economie Education Elections Etat d'esprit Etats d'esprit Europe Famille Film américain France Homophobie Homosexualité Immigration Insolite Journal Communautaire Le Monde Journalisme Justice Montréal Musique Médias Nature Nicolas Sarkozy Nicosie, Chypre Photo du mois Photographie Politique Quebec Religion Reportage Société Sport Stage Titem Tourisme Union européenne Voyage

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

Actu européenne

  • CaféBabel
  • Coulisses de Bruxelles
  • EurActiv
  • Fabien Cazenave
  • Le Taurillon
  • Nosemonkey's EUtopia
  • Presseurop
  • Toute l'Europe

Actualités

  • Déchiffrages
  • Géopolitique – Pierre Rousselin
  • Magazine Diplomatie

Blogueurs

  • Ad Virgilium
  • Embruns
  • Koztoujours
  • Mainstream Philosophie
  • Maître Eolas

Humour

  • Boulet Corp
  • C'est la gêne
  • L'actu en patates

Sciences Po Rennes

  • Ah ça ira, ça ira, ça ira
  • Carnets de Route de Simgo
  • Horatio's blog
  • Le fil de Titem
  • Perspectives Géopolitiques
  • Une vie en Nouvelle France

Archives

rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox