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Devant le Mouvement Européen Ille-et-Vilaine, Sylvie Goulard fait le vœu de “penser européen”

Titem | 10 janvier 2010

Suite à la conférence donnée jeudi par Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France, j’ai rédigé un court compte-rendu pour leur site Internet que je vous reproduis ici.

Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France a tenu le 7 janvier une conférence à l’Institut d’Études Politiques de Rennes devant une assemblée de 80 personnes. Interrogée par des membres du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine et des Jeunes Européens – Rennes, la députée européenne élue de la circonscription Ouest a exprimé son point de vue sur les défis qui attendent l’Europe en cette nouvelle décennie.

Saluant l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui accroît les pouvoirs du Parlement, élargit ses domaines de compétences (à l’énergie par exemple) et introduit la Charte des droits fondamentaux, elle a vertement critiqué les « sarcasmes anti-belges » qui ont suivi la nomination de Herman Van Rompuy, remarquant que si l’on connait si peu les hommes politiques majeurs des autres États-membres, c’est aussi de la responsabilité des médias.

Au sujet des conséquences de la crise économique, Sylvie Goulard a salué l’action de l’Union européenne sur le volet financier, estimant qu’en particulier, l’euro et la Banque Centrale Européenne avaient joué leur rôle. Elle estime qu’en revanche beaucoup de mesures restent à prendre contre le chômage et pour la croissance, et invite les responsables politiques à prendre leur responsabilité et à prendre davantage en compte l’aspect européen des défis auxquels nous sommes confrontés.

Invitée à partager son opinion sur l’identité européenne, la Présidente du Mouvement Européen – France a fortement désapprouvé le débat actuel sur l’identité nationale, considérant qu’un pays n’est jamais aussi grand que lorsqu’il respecte la sensibilité des autres. Elle a invité le jeune public venu l’écouter à faire l’effort d’apprendre les langues, car elles rendent humbles.

Sylvie Goulard s’est également déclarée choquée par « le comportement désinvolte » de la France, qui a l’intention de nommer les deux députés européens supplémentaires auxquels elle a droit depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, plutôt que d’avoir prévu leur élection en juin 2009, et ce en violation des traités communautaires.

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Manque de charisme et d’ambition pour les grandes nominations européennes de 2009

Titem | 30 décembre 2009

Cet article a également été publié dans Le Taurillon, webzine citoyen des Jeunes Européens.

llustration : Herman Von Rompuy et Catherine Ashton

Source : www.flickr.com © InterMèdia GdC

S’il fallait rendre une appréciation sur les nominations aux hauts postes de l’Union européenne de cette année 2009, ce serait sûrement : “doit faire ses preuves”. Faible association des citoyens au processus de nomination, manque de publicité des débats – ou plutôt des tractations étatiques – l’Europe ne semble pas avoir encore trouvé son nouveau Jean Monnet.

La blogosphère europhile, Le Taurillon compris, a suivi avec autant d’enthousiasme et d’espoir ces nominations que les médias plus traditionnels ont brillé par leur manque d’investissement pour en expliquer les enjeux sous-jacents, qui ne se limitaient pas à une querelle de personnes. Les citoyens européens tenaient là une occasion majeure de pouvoir débattre de l’avenir de l’Union européenne, de son ambition et son caractère intergouvernemental ou plus fédéral. La forte abstention aux élections européennes n’a guère permis de faire profiter la seconde option, assurément plus démocratique.

Jerzy Buzek : une première personnalité issue de l’Europe de l’Est au Parlement européen

C’est sans surprise que le 14 juillet, l’ancien Premier Ministre conservateur polonais Jerzy Buzek est élu président du Parlement européen par 555 voix sur les 644 exprimées (et 713 présents sur 736). Sans surprise, car les trois plus importants groupes politiques du Parlement européen (PPE, S&D et ADLE, soit un potentiel de 449 voix) s’étaient accordés sur son nom. Cet accord technique, permettant à ceux qui le concluent, de garantir la présidence à tour de rôle du Parlement européen, peut susciter la méfiance auprès des citoyens européens, peu habitués à cette culture du consensus. A condition que ce consensus, comme dans le cas de la Présidence de la Commission européenne sur lequel nous reviendrons, ne se fasse pas au détriment du débat politique.

C’est la première fois qu’un ressortissant des anciennes démocraties populaires, cinq ans après leur adhésion à l’Union européenne, préside une institution communautaire, qui plus est l’unique assemblée démocratique multinationale législative au monde. Un signe encourageant montrant que l’Europe n’est pas que le club des pays d’Europe de l’Ouest.

Présents le jour de l’investiture, les Jeunes Européens-Fédéralistes (JEF) ont mené une action afin d’attirer l’attention de députés nouvellement élus sur la nécessité d’une Europe plus forte. Le rôle que devra assumer Jerzy Buzek et son successeur pour cette septième mandature 2009-2014 sera non seulement de présider et porter la parole de son assemblée devant les autres institutions mais également de faciliter les accords en son sein. Sa mission : rendre le Parlement plus attrayant.

José-Manuel Barroso, la confirmation du “Caméléon” à la Présidence de la Commission européenne.

Parce que la droite européenne était arrivée largement en tête des élections européennes du 4 au 7 juin 2009, tout portait à croire que la réélection de José-Manuel Barroso se ferait sans difficulté. C’était sans compter, tout du moins au départ, du manque de soutien franc des États membres, mais également de la mise en demeure des députés socialistes, libéraux et écologistes, de présenter un programme clair. Un exercice de pure forme pour l’ancien maoïste, dont le surnom, le Caméléon témoigne de sa capacité à se confondre avec les idées et programmes de ses interlocuteurs.

Le résultat est celui d’un immense gâchis. Au-delà de la personnalité peu enthousiasmante de l’ancien Premier Ministre portugais, dont le bilan politique fut médiocre, la nomination du Président de la Commission européenne aurait dû être l’occasion d’un grand débat démocratique, partisan et transnational, puisque celui-ci serait issu du parti majoritaire aux élections européennes.

Peine perdue. Les socialistes, en particulier, ne parvenant pas à s’accorder sur un candidat digne de ce nom à ce poste, en dépit des appels des Jeunes Européens les enjoignant vivement à rendre public leur candidat à ce poste communautaire majeur. Pire, l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni soutenaient José-Manuel Barroso, pourtant du parti opposé !

Cela a pu se mesurer au moment du vote, le 16 septembre, où Barroso était réélu par 382 voix pour et 219 voix contre et 117 abstentions. Ce nombre élevé d’abstentions s’expliquait par la posture étrange de Martin Schulz, chef de file des socialistes et démocrates au Parlement européen, qui a demandé aux membres de son groupe parlementaire de s’abstenir de voter contre la candidature de José-Manuel, afin de présenter bonne figure et s’assurer de la place de prochain Président du Parlement européen.

Ce choix par défaut est d’autant plus inquiétant que l’Europe vit un moment décisif : l’Union est confrontée à la crise économique et financière, bientôt sociale, ainsi qu’à des défis tout aussi cruciaux en termes de changement climatique, de sécurité énergétique et de relations internationales. Mais la personnalité de Barroso séduit néanmoins les gouvernements européens, car celui-ci ne leur fait pas d’ombre.

Herman Van Rompuy, le premier président du Conseil européen n’a rien d’un George Washington.

[Lire aussi à ce sujet mon précédent article]

Le nom de Tony Blair, personnalité charismatique, a rapidement circulé. Puis ce fut au tour de Jean-Claude Juncker, le Premier Ministre luxembourgeois, d’annoncer sa candidature – chose étonnante dans ce milieu où officiellement, personne n’est candidat à un poste. Sitôt José-Manuel Barroso élu, les tractations parmi les chefs d’États européens ont débuté pour s’accorder sur les noms du président du Conseil européen ainsi que de la ministre des Affaires Étrangères de l’Union. Très vite, les associations militant en faveur de la construction d’une Europe démocratique se sont inquiétées du processus opaque de désignation : presque aucune personne citée ne s’exprimait en effet sur sa vision de l’Europe.

C’est finalement à l’issue d’une réunion du Conseil que le nom d’Herman Van Rompuy, Premier Ministre belge, était annoncé. Beaucoup de choses ont été dites sur ce personnage : sa grande capacité de négociation – il est parvenu à apaiser temporairement les tensions entre les communautés linguistiques de son pays – contrebalançant son manque de charisme. Mais d’aucuns connaissant un tant soit peu les institutions européennes savent que ce ne sont pas les plus silencieux qui sont les moins actifs ou efficaces, bien au contraire. Et si Herman Van Rompuy parvenait à faire parler le Conseil européen d’une seule voix, celui-ci pourrait bien supplanter une Commission européenne déjà au service de ce Conseil. Si tel n’était pas le cas, il pourrait bien alors s’allier avec le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, pour faire avancer l’Union européenne.

Seul l’avenir nous dira quel rôle tiendra Herman Van Rompuy. Une chose est certaine ; sa discrétion n’améliorera pas la visibilité de l’Union européenne dans les médias notamment – ce que l’on pouvait attendre d’une telle nomination – et n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales.

Lady Catherine Ashton, une baronne à la tête de la diplomatie européenne

Annoncée en même temps que Herman Van Rompuy, voilà une nomination qui ne manque guère de piquant : le poste très convoité de ministre des Affaires Étrangères de l’Union européenne (car tel n’est pas l’intitulé du poste mais qu’il faut bien en faire usage puisqu’il en a les compétences) échoit à Catherine Ashton, ancienne commissaire au commerce, britannique, alors que son pays n’est traditionnellement guère favorable à ce que l’Union européenne soit dotée d’un service diplomatique ! Ajoutons à cela le manque d’expérience de la dame, le fait qu’elle n’est jamais été élue… Et vous obtenez une forte suspicion à son égard. D’autant que compte tenu des réticences des États membres à accorder à l’Union la compétence diplomatique, Lady Ashton devra sans doute faire preuve de beaucoup d’habileté pour parvenir à ce que l’Europe parle d’une seule voix. Néanmoins, l’échec cuisant de Copenhague nous démontre une fois encore que seule la voie communautaire, supranationale, et non intergouvernementale, reste l’unique moyen efficace pour l’Union d’avancer véritablement.

Et demain, des citoyens européens sensibilisés et responsables ?

A court terme, la prochaine échéance sera l’audition des futurs commissaires par les parlementaires européens, qui procéderont ensuite à un vote approuvant la composition de cette Commission européenne. Cette séance de rattrapage du Parlement européen, afin qu’il nous démontre sa capacité à montrer ses pouvoirs renforcés par le traité de Lisbonne, est prévue en janvier 2010. En effet comme il s’était opposé à la candidature de Rocco Buttiglione comme commissaire à la justice, liberté et sécurité en 2004, le Parlement pourrait cette fois faire entendre ses positions sur Lady Ashton, ce qui serait un véritable coup de semonce pour les États membres (on peut toujours rêver), ou bien encore Connie Hedegaard, proposée à la Commission en charge du climat, qui pourrait se voir rappeler l’échec du sommet climatique de Copenhague, qu’elle présidait.

4 ans : c’est le temps que nous avons devant nous pour sensibiliser les citoyens – et les médias – à s’intéresser à cette Europe qui agit pour eux au quotidien, afin qu’ils expriment leur soutien comme leur opposition, qu’ils participent pleinement au processus démocratique, et que la forte participation démontre leur volonté d’être entendus. Vaste défi, mais… Cap ou pas cap ?

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Rennes et les Jeunes Européens célèbrent les 20 ans de la chute du Mur de Berlin

Titem | 10 novembre 2009

Cet article a également été publié dans le Taurillon, le webmagazine eurocitoyen.

19h : dans toute l’Europe, les Jeunes Européens Fédéralistes détruisent le mur qu’ils ont construit dans l’après-midi pour célébrer les 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. A Rennes, cette manifestation a rassemblé plus d’une soixantaine de personnes pour cette manifestation.

20e anniversaire chute du mur de Berlin - Place de la Mairie à Rennes9 novembre 1989 – 9 novembre 2009 : cela fait maintenant 20 ans que le Mur de Berlin s’est effondré. Pour célébrer cet événement historique dans l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, les Jeunes Européens Rennes ont répondu à l’appel des Jeunes Européens Fédéralistes. Un mur de carton a été érigé place de la Mairie. Les personnes présentes ont été invitées à taguer des slogans sur les cartons, tandis que les journalistes locaux de Ouest-France, RCF Alpha ou le Mensuel de Rennes venaient couvrir le rassemblement festif.

Le mot « liberté » est celui qui, en français ou en allemand, revient le plus souvent sur le mur symbolique. Liberté, c’est aussi ce qui retiennent Rutger et Viky, deux étudiants néerlandais nés en 1989, venus étudier en France. « Cela devait vraiment faire bizarre » réagit cette dernière, « c’est comme si l’on était enfermé dans une pièce, sans savoir ce qu’il y a derrière la porte ! ». Tim, étudiant allemand, était trop jeune pour se souvenir de ce jour-là. C’est avec étonnement que plus jeune, son père lui montra lors de vacances l’ancienne frontière entre la RFA et la RDA, confie-t-il. « Ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que cela a permis la réunification de l’Allemagne, de même que le renforcement de l’identité allemande en un ensemble ».

C’est dans la liesse populaire que le mur de Berlin était ouvert il y a 20 ans. C’est au son des tambours d’un groupe de jeunes que le mur de carton de Rennes est mis à terre, à 19h, en présence de Roselyne Le François, ancienne député européenne, Clotilde Tascon-Mennetrier, conseillère générale d’Ille-et-Vilaine et Micaël Fischer, conseiller municipal à la ville de Rennes. « J’ai fait de nombreux voyages à Berlin. Ce jour-là, j’étais à Rennes, j’ai vécu fortement cet événement», raconte Clotilde Tascon-Mennetrier. « Je suis même allée chercher un morceau du mur lorsque je suis retournée en Allemagne ! Cet événement fut pour moi un pas vers la liberté des peuples mais également l’installation de la paix ».

Pour Roselyne le François, c’est aussi la liberté retrouvée de familles trop longtemps séparées qui l’a le plus marqué. « C’est l’occasion de s’interroger sur le sens du Monde dans lequel on vit aujourd’hui. Mon père, revenu d’Allemagne après la guerre où il avait été prisonnier, m’a toujours encouragé à agir dans le sens de la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais il existe encore de nombreux murs dans le Monde », poursuit-elle. « A Nicosie dans l’île de Chypre, en République Tchèque où des murs sont bâtis pour refouler les Roms ; les hommes devraient construire des ponts plutôt que des murs ».

Cette action paneuropéenne a permis de rappeler l’espoir de paix, de démocratie et de prospérité que suscita l’ouverture du Rideau de Fer et témoigner de l’importance de la construction européenne à cet effet : ce n’est pas seulement l’Allemagne qui est réunifiée aujourd’hui, c’est également l’Europe, suite aux élargissements de l’Union européenne en 2004 et 2007. Le 11 novembre, ce sera au tour de l’armistice du 11 novembre d’être célébré des deux côtés du Rhin. Un autre événement, tragique, de notre histoire commune. Y aurait-il de quoi faire de ces quelques jours une grande fête de l’Europe ?

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Mon premier article sur CaféBabel.com (Réunification de Chypre)

Titem | 19 juillet 2008

Réveil très matinal ce matin, et une autre bonne nouvelle pour bien démarrer la journée. Je découvrais que mon article sur Chypre, envoyé la semaine dernière, était publié depuis deux jours sur le web-magazine européen CaféBabel.

Capture écran Article Chypre CaféBabel

Intitulé en version originale “Un nouvel espoir pour la réunification de Chypre ?”, vous pouvez le retrouver ici. Mais si l’envie vous en prend, vous pouvez également le lire en italien (n’est-ce pas Axel ;-) en anglais, en espagnol… et même en polonais (n’est-ce pas Iga ;-) ). Ce n’est pas comme si après trois articles sur Agoravox et un stage de journalisme, j’avais perdu l’habitude de voir mon nom en face d’un article. Mais là, ça fait une impression particulière de le voir traduit dans d’autres langues !

C’est en écoutant “Transeuropéenne”, l’émission sur l’Europe de France Inter, que j’ai fait la connaissance de CaféBabel.com. M’y connectant, je découvrais des articles écrits par des internautes, européens pour la plupart, dans leur langue maternelle et traduits dans six autres langues. Des informations pour aider à la connaissance de l’Europe, de sa société. Les articles les plus récents sur Chypre étaient ceux liés à l’entrée du pays dans la zone euro en début d’année ce qui me donna l’envie de parler de ce qui s’y passait plus récemment, en particulier la reprise des négociations pour une solution à la question chypriote.

Certains savent que j’ai longtemps nourri l’envie d’embrasser la carrière de journalisme. Ecrire me passionne toujours autant. Mais j’éprouve maintenant tout autant de plaisir de donner mon opinion, partager mes quelques connaissances sur mon blog, bien sûr, mais aussi sur de ce genre d’espace communautaire où j’espère avoir encore plus l’occasion de m’investir.

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Un projet, plusieurs idées

Titem | 26 mars 2008

Depuis 2005, Mon Resto Saint-Michel organise des rencontres entre les différentes communautés. Ce projet, Un quartier fier de sa diversité, rendu possible grâce aux contrats de ville, a donné naissance à trois autres projets, pensés par les citoyens eux-mêmes.

Mon Resto Saint Michel

«L’idée est que chaque communauté montre une partie de sa culture», déclare Hamid Kartti, directeur de Mon Resto Saint-Michel. Dans le cadre d’un quartier fier de sa diversité, les résidents de l’est du quartier se réunissent une dizaine de fois pour préparer une fête multiculturelle autour de thèmes comme le mariage marocain, le carnaval, le drapeau haïtien. «On y parle français, créole, arabe… Le citoyen est impliqué dans un projet où il est le maître d’œuvre», explique Hamid Kartti.

Trois ou quatre fêtes sont organisées par an, au parc René-Goupil. Elles rassemblent près de 250 personnes à chaque fois. «Cette démarche est importante pour une meilleure cohabitation des communautés à l’intérieur des HLM, comme dans le quartier. Auparavant, elles ne se parlaient pas, les gens nourrissaient des tensions, des préjugés», ajoute-t-il.

C’est au cours de ces rencontres préparatoires que les citoyens ont mis à jour leurs problèmes communs pour mettre en place des actions concertées avec d’autres groupes ou institutions. «Un quartier fier de sa diversité a eu un effet de levier vers d’autres projets collectifs. Au départ, on ne prévoyait pas tout ça», résume Hamid Kartti.

Ainsi rapidement, les parents ont exprimé leurs inquiétudes sur la sécurité des enfants à la sortie des écoles. Depuis, les Anges de la sécurité sont postés sur les corridors scolaires. «Mon Resto se préoccupe du bien-être des familles», ajoute-t-il. «Les parents ont également voulu organiser des tournois intergénérationnels de soccer». Désormais, parents et enfants s’amusent tout au long de l’été sur les terrains de sport afin de resserrer leurs liens. Les citoyens se sont mobilisés autour du projet de coopérative d’habitation Les Ambassadeurs ; la réfection d’un immeuble, situé sur le boulevard Pie IX, permettra la création de 24 logements adaptés aux besoins des familles.

«Le parc, comme le quartier, est redevenu un lieu dynamique d’échange grâce aux tournois, aux fêtes. Les gens se sont appropriés leur environnement», se réjouit Hamid Kartti.

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Une gang loin de la rue

Titem | 25 mars 2008

Le programme Vision vers l’avenir, financé par les contrats de ville, a été mis en place en 2005 par l’équipe de basketball des Monarques, établi dans Saint-Michel. Il offre la possibilité aux jeunes Michelois de pratiquer été comme hiver des sports collectifs. Un moyen de canaliser leur énergie, d’empêcher l’oisiveté et la délinquance après les cours.

Vision vers l'Avenir

«Nous voulions ramener des jeunes qui n’étaient pas touchés par les activités sportives. C’est pour cela que nous avons créé Vision vers l’avenir», indique Wildano Félix, coordonateur de ce programme et entraîneur des Monarques. Les jeunes du quartier peuvent s’entraîner dans les parcs de Saint-Michel l’été et dans le gymnase de l’école Louis-Joseph-Papineau le soir.

Grâce au financement contrat de ville, les animateurs sont formés pour encadrer les jeunes, auxquels on procure le matériel approprié. «Ils font du basket, du soccer, du hockey. Nous leur fournissons l’équipement pour pratiquer le sport qu’ils aiment», confirme-t-il.

Un programme qui peut s’enorgueillir de son succès. «À chaque séance le soir ou en camp de jour, 70 jeunes de tout âge, de tout niveau, fille ou garçon, viennent s’amuser», mentionne Wildano Félix.

Mais ce programme n’est pas seulement ludique. Le but est de faire de la prévention auprès des participants. «Ils sont responsabilisés et évalués sur leur comportement», explique Wildano Félix. «On propose aux meilleurs d’intégrer les Monarques, mais également, à ceux qui le souhaitent, d’entraîner à leur tour les plus jeunes. On leur permet ainsi de jouer un rôle positif dans leur quartier».

C’est le cas de Darcy qui a bénéficié de Vision vers l’Avenir et entraîne aujourd’hui une équipe de garçons. «À l’époque, j’avais décroché de l’école. Wildano est venu me voir et m’a proposé d’entraîner à condition que je reprenne les cours. Aujourd’hui, je peux gagner un peu d’argent et j’ai du temps pour étudier». Candie, une autre animatrice, ajoute : «On demande aux jeunes d’avoir des bonnes notes et d’aider ceux qui éprouvent des difficultés scolaires. Après ils sont contents de venir nous montrer leur bulletin». Deux filles qui servent de modèles pour les plus jeunes.

«À leur âge, on devait aller jusque Villeray ou Montréal-Nord pour faire du sport», rappelle Wildano Félix. «On a vu certains de nos amis mal tourner. Aujourd’hui, ces jeunes, ce sont aussi nos petits frères, nos petits cousins. On veut les occuper pour qu’ils ne traînent pas dans les rues et fassent des coups. En cas de besoin, on est capable de leur parler pour les remettre dans le droit chemin».

«Finalement, on ne forme pas une gang de rue mais une gang de sport !», se réjouit Candie.

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Pouvoir aux jeunes, priorité à l’environnement

Titem | 24 mars 2008

A lire aussi : Mes impressions sur ce reportage.

Près de 200 jeunes se sont pressés aux portes du YM-YWHA de Côte-des-Neiges le 26 février dernier pour assister au 1er Forum Environnement Jeunesse. L’événement était organisé par le groupe C-Vert, en présence de l’environnementaliste David Suzuki, et avait pour but la sensibilisation des adolescents sur leur capacité à faire changer les choses, notamment pour la protection de l’environnement.

Forum Environnement Social

Lors de ce forum, la maire de l’arrondissement, Mme Anie Samson, a salué l’action de C-Vert. «C’est très encourageant de voir un si grand nombre des jeunes de 14 à 16 ans vouloir s’impliquer d’avantage afin d’améliorer la qualité de leur environnement ainsi que de leur communauté. Nous aurons l’occasion de voir les retombées concrètes de ce forum lors de la mise en place des projets environnementaux de chaque groupe C-Vert au mois de juillet». David Suzuki a tenu à souligner l’exemplarité du projet, une opinion partagée par son fondateur, Stephen Bronfman. «Nos partenaires peuvent être fiers d’avoir accompagné les jeunes dans leurs actions.»

David Suzuki a prononcé un discours devant une assistance captivée. «On nous dit que l’économie doit prévaloir sur l’écologie. C’est de la folie ! Respirer un air pur, boire de l’eau non polluée, manger sainement font partie de nos besoins vitaux !», a-t-il soutenu. Il a également dénoncé l’attitude des gouvernements et exhorté les jeunes à passer à l’action. «Ils se moquent de votre avis et du monde qu’ils vous laisseront. Pourquoi ? Parce que vous ne votez pas ! Mais levez-vous, exprimez vos préoccupations, vous qui parlez au cœur des hommes et ne doutez jamais de votre influence !»

Pour appuyer ses propos, il a présenté une vidéo de sa fille Severn qui, à seulement 12 ans, avait bousculé les participants du Sommet de la Terre de Rio en fustigeant la responsabilité des gouvernements dans l’avenir de la planète. «C’était il y a 16 ans. Depuis, qu’est-ce qui a été fait ?», interroge David Suzuki. «Voir que sa fille seule a eu autant de pouvoir à son âge nous donne confiance. Nous sommes toute une gang et on peut vraiment faire changer les choses», se réjouit Daya.

«La Fondation David Suzuki va continuer à collaborer étroitement avec l’équipe C-Vert afin de maximiser les retombées et assurer que la voix des jeunes soit entendue ici et ailleurs», a annoncé David Suzuki. Michel Séguin, coordonateur du projet C-Vert dans Saint-Michel, confirme : «On espère vraiment travailler avec eux afin que les jeunes puissent bénéficier de l’expertise des adultes».

Un partenariat qui a débuté peu avant le début du forum, les jeunes de C-Vert ayant eu la chance de pouvoir rencontrer David Suzuki à huis clos. «C’est super intéressant. Il nous a donné quelques pistes pour nos futurs projets», explique la jeune Daya. Le projet C-Vert doit en effet aboutir en juillet 2008 à la mise en œuvre d’un projet environnemental défini par les jeunes. Les jeunes Michelois de C-Vert ont évoqué la plantation de vignes sous le métropolitain ce qui, outre l’aspect esthétique, permettrait de diminuer la température à proximité.

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Des jeunes conscients et responsables

Titem | 22 février 2008

A lire aussi : mes impressions sur ce reportage.

Réveil matinal pour la vingtaine de jeunes du projet C-Vert de Saint-Michel ce 9 février ! Un autobus scolaire les attendait dès 8h, direction Gatineau, pour rencontrer la Commission Jeunesse de la ville. Une journée qui devait permettre d’échanger avec d’autres jeunes engagés dans l’amélioration de leur environnement.

C-Vert table Commission Jeunesse Gatineau - Titem

Ils ont de 15 à 17 ans, ils viennent de l’arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc Extension ou de Côte-des-Neiges, sont de différentes cultures, mais tous sont animés par une même préoccupation : la défense de l’environnement. «C’est l’fun de rencontrer d’autres jeunes comme nous, de plus en plus touchés par les questions d’environnement», constate Laurence, 15 ans, de C-Vert.

Des idées inspirantes
Invités à la Maison du Citoyen de Gatineau et accompagnés de 4 animateurs et d’Anie Samson, maire de l’arrondissement, les jeunes de C-Vert ont présenté leur projet et leurs actions à la Commission Jeunesse de la ville, et réciproquement. Au sein de C-Vert, les jeunes sont sensibilisés aux questions écologiques et développent des gestes concrets pour l’environnement, comme la plantation d’arbres ou la collecte de vélos usagés.

Composée de 34 jeunes âgés de 12 à 17 ans et de 3 conseillers municipaux, la Commission Jeunesse de Gatineau donne son avis sur les questions relatives aux jeunes, loisirs, santé, études… «On veut donner une image différente de celle donnée par les médias», explique Frédéric Labelle, co-président de la CGJ.

«Nous sommes attentifs à vos besoins et contents de voir que notre société sera en de bonnes mains», félicite Mme Samson. «L’arrondissement ne dispose pas des mêmes moyens que Gatineau, mais il y a matière à réflexion, par exemple pour mettre sur pied une table des jeunes», ajoute-t-elle. Michel Séguin, coordonateur du projet C-Vert, confirme l’intérêt d’une telle démarche dans l’arrondissement. «Ca serait génial ! Ce qu’il y a de novateur ici, c’est que cela relève du conseil municipal et que les jeunes sont intégrés dans le processus décisionnel».

Forum Environnement jeunesse en vue
Les jeunes de C-Vert ont profité de leur visite pour soumettre le déroulement du Forum Environnement jeunesse, auquel la CJG participera. Cet événement se tiendra le 26 février au YM-YMHA, 5400 Westbury. Il sera marqué par la présence du Dr David Suzuki, que les jeunes auront la chance de rencontrer à huis-clos. «L’écologie, ce n’est pas seulement son travail, c’est sa vie !», s’enthousiasme Jean, 15 ans, du groupe C-Vert. «Les jeunes doivent venir nombreux pour être sensibilisés». Le Dr Suzuki, de renommée internationale, devrait tenir une conférence sur le pouvoir des jeunes de changer les choses.

Après l’effort, le réconfort ! Cette journée fructueuse s’est achevée par un rallye au Bal des Neiges et d’un souper avec ses nouvelles connaissances. «C’est intéressant aussi que les jeunes s’ouvrent vers de nouveaux horizons : beaucoup ne sortent pas de leur ville», constate Anie Samson.

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Le bras de fer se poursuit à Parc Extension

Titem | 21 février 2008

Avant de vous donner le contenu de cet article paru dans l’édition de février du Journal Communautaire Le Monde, je me permets d’ajouter une impression. L’article en question, traitant d’un sujet très sensible dans le quartier concerné, ne fut pas simple à écrire. Ce n’est pas de la fausse modestie, simplement le constat que sur un sujet qui suscite autant de passion, il était nécessaire de faire preuve d’un maximum d’objectivité, ce qui n’était pas simple, le CSSS de la Montagne étant plutôt sur la défensive, cherchant à apaiser les tensions et expliquer sa démarche, face à des accusations parfois graves (qui toutes n’ont d’ailleurs pas été reprises dans cet article). Les premiers retours sur cet aspect d’objectivité sont plutôt satisfaisants, néanmoins, et là, pour le coup, je peux en être satisfait.

Conseil d’administration houleux pour le CSSS de la Montagne ! Une trentaine d’intervenants communautaires de Côte-des-Neiges et de Parc Extension ont profité de la séance de questions du CA du 5 février pour contester une nouvelle fois le remplacement d’organisateurs communautaires par des agents de planification, de programmation et de recherche. Du côté du CSSS, on cherche à calmer les esprits.

Intervenants communautaires CA CSSS Montagne - Titem

Pendant une heure et demie, différents intervenants communautaires de Côte-des-Neiges et de Parc Extension se sont adressés aux administrateurs du CSSS de la Montagne pour protester contre la suppression des 10 postes d’organisateurs communautaires effective depuis le 10 décembre dernier.

Ainsi Jean Esseri, du Carrefour Jeunesse Emploi de Côte-des-Neiges, qui salue la création de 5 postes d’agents de planification estime qu’inversement «on n’enrichit pas des compétences en supprimant des postes appréciés par beaucoup. Le milieu est fâché, révolté par une telle décision». Une décision jugée unilatérale par Delfino Campanile, l’un des organisateurs communautaires remerciés : «Zéro discussion préalable, zéro réflexion, zéro interaction avec les professionnels et encore moins avec la communauté. On ne se sent pas respectés pour le travail accompli toutes ces années». Il annonce avoir recueilli en quelques jours les signatures de 416 personnes contre la décision du CSSS de la Montagne.

Marc Sougavinski, directeur général du CSSS, a tenu à répondre point par point aux griefs des intervenants communautaires. S’il dit comprendre leur malaise, puisqu’il n’est pas simple de se séparer de personnes dont il reconnaît les compétences, il souligne «que le CSSS a besoin de nouvelles expertises pour répondre aux besoins de la population». «Je vous mets au défi de me dire si, dans quelques mois, il n’y aura pas eu d’amélioration». Il rappelle également que cette décision concerne avant tout une restructuration propre au CSSS de la Montagne.

Il a invité les intervenants communautaires à poursuivre le dialogue, notamment avec M. René Grenier, récemment nommé adjoint par intérim au partenariat. «Cela ressemble à de l’improvisation. Nous l’avons rencontré, mais on ne juge pas d’un partenariat lors d’une réunion de trente minutes. Est-ce cela que vous appelez le dialogue ?», remarque Geneviève Ducharme d’Heberjeunes Parc Extension.

«Depuis cette décision, vous n’avez jamais été aussi absents du terrain», regrette Louise Leduc, de CPE Parc Extension. «Nous sommes en train de sélectionner les candidatures aux postes d’agent de planification», précise Marc Sougavinski. «Dans les semaines à venir, ils viendront à votre rencontre pour travailler avec vous et connaître vos attentes. Maintenant, je souhaite que vous nous appuyez dans ce sens», ajoute-t-il.

«Nos attentes ? Vous les connaissez : rendez-nous nos organisateurs communautaires !», lance alors à l’assemblée Louise Leduc, vivement applaudie. Parce ce qu’ils estiment que la confiance et le dialogue sont rompus, les intervenants communautaires ont décidé de sortir en bloc de la salle, avant la fin de la séance de questions.

A lire aussi : mes impressions sur ce reportage

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Petites-Mains ouvertes vers l’avenir à Villeray

Titem | 19 février 2008

L’organisme d’insertion et d’intégration Petites Mains vient de s’installer dans le quartier Villeray, boulevard Saint-Laurent. Des locaux plus grands, mais toujours la même volonté d’aider les femmes immigrantes à s’insérer dans le monde du travail.

Atelier sérigraphie Petites-Mains - Titem

À l’origine, tout commence par une fermeture : celle d’un comptoir alimentaire à Côte-des-Neiges. Les bénéficiaires et Sœur Denise Arsenault se réunissent alors pour un nouveau projet communautaire et se tournent vers la couture. Elles fondent ce qui deviendra Petites-Mains. «La couture, c’est un élément culturel universellement partagé», explique aujourd’hui Isabelle Boire, intervenante sociale à Petites-Mains.

Une entreprise d’insertion et équitable
«Nous cherchions de nouveaux locaux plus grands, dans un quartier où réside une population immigrante», précise Nahid Aboumansour, directrice générale de Petites-Mains. La petite association qui ne comptait que quatre machines à coudre s’est métamorphosée en une entreprise d’insertion. Petites-Mains est donc une entreprise d’économie sociale dont l’originalité est d’associer formation, insertion dans le monde du travail et activité économique véritable, sans but lucratif.

«Ce qui compte, c’est de répondre aux besoins des femmes», insiste Isabelle Boire. Qu’il s’agisse de cours de français, de préparation d’entretiens à l’embauche, d’offre de stages dans différentes entreprises ou bien sûr, de formation à la couture industrielle, Petites-Mains développe une panoplie de programmes personnalisés dans le but de réinsérer les femmes isolées et les sortir de la pauvreté. La formation apportée se veut globale, personnelle, sociale et technique. « Si l’on ne va pas bien, que son ménage va mal, il est plus difficile de s’en sortir. Mais au contact des personnes qui sont ici depuis longtemps, elles prennent confiance envers l’avenir », poursuit-elle.

Par ailleurs, Petites-Mains s’engage à respecter des normes équitables. L’un de ses produits phares est d’ailleurs le sac à provisions réutilisable, en coton équitable. «Nous achetons du coton équitable, pour que les producteurs soient justement rémunérés», explique Isabelle Boire. «Nous sommes une entreprise d’économie sociale, soucieuse de la qualité de nos produits, et nos salariées gagnent décemment leur vie», ajoute la directrice, Nahid Aboumansour. «C’est pour cela aussi que nous ne sommes pas menacés par la Chine : nous cherchons à responsabiliser nos clients, en les incitant à acheter équitable».

De fil en aiguille, l’envol vers la réussite
Ce sont plus de 10 000 femmes qui sont passées entre ces mains-là, issues de près de 80 pays ; autant de destins différents. Parmi lesquels celui de Mounia. Originaire du Maroc, elle vit en Allemagne avant d’arriver au Canada il y a 4 ans. «Petites-Mains, c’est ma maison, ils m’ont ouvert la porte, à moi et à ma famille. Aujourd’hui, j’ai un travail et j’ai pu apprendre le français, l’anglais et d’autres langues encore : c’est mieux ainsi», confie-t-elle.

Isabelle Boire confirme : «Nous sommes comme une grande famille, d’ailleurs nous faisons très peu de publicité. 3/4 des personnes qui viennent ici ont été orientées par le bouche-à-oreille.» Arrivée à Villeray, Petites-Mains cherche à entrer dans le paysage communautaire du quartier. «Nous sommes très intéressés pour travailler en partenariat avec les autres organismes communautaires de l’arrondissement et tout à fait disposés à organiser des visites», déclare Nahid Aboumansour.

Pour en savoir plus, on peut contacter Petites-Mains au 514 738-8989

A lire aussi : mes impressions sur ce reportage

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