Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates (2009)
Titem | 21 juillet 2009
L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre “mal” hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir “magique” des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les cœurs – sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant… jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard…
Harry Potter and the Half-Blood Prince
2009, États-Unis/Royaume-Uni, 2h32
Film fantastique de David Yates
Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Tom Felton (Drago Malfoy), Jim Broadbent (Horace Slughorn), Dame Maggie Smith (Minerva McGonagall), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange)…
D’après la série littéraire de J.K. Rowling
Épisode de transition entre la “drôle de guerre” où le monde des sorciers refusait de croire au retour évident de Voldemort et le combat final entre le jeune sorcier et le maître de la Magie Noire, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé est un des tomes préférés des lecteurs, parce qu’il est riche en émotions et en détails qui nous aident à mieux comprendre les personnages de cette riche histoire. Même le Vatican considère que ce film est le meilleur de la série, alors même que Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, avait considéré en 2003 que ces aventures risquaient de “corrompre l’âme des jeunes chrétiens”. L’église catholique, toujours en avance, semble découvrir que le film traite du combat du bien contre le mal ! Ses éminents représentants ont sans doute été touchés par l’Esprit Saint… Passons.
Le réalisateur David Yates était une nouvelle fois aux commandes pour adapter un des volumes de Harry Potter. Quand je repense au résultat du précédent opus, qui m’avait déçu, cela ne pouvait que m’inquiéter. Les bandes-annonces semblaient annoncer un film jouant sur la dichotomie entre une atmosphère de plus en plus sombre et un autre combat, plus personnel, que livrent nos jeunes héros : celui des sentiments. Après coup, je rejoins l’analyse de Sonia Sarfati sur CyberPresse, il ne s’agit pas de la simple illustration du livre de J.K. Rowling, mais bien d’une interprétation, ce qui rend le film d’autant plus original, et même plaisant, où l’on rit franchement.
Saluons la direction de la photographie de Bruno Delbonnel : la qualité de cet opus est sans doute aussi grande que celle du Prisonnier d’Azkaban d’Alfonso Cuaron (de loin mon préféré actuellement). Rien à redire sur les effets spéciaux et les acteurs : les adultes comme les jeunes semblent prendre beaucoup de plaisir à camper leurs personnages, Alan Rickman et Michael Gambon en tête. Le personnage de Drago Malfoy prend une véritable dimension tragique. La scène la plus importante (que je ne vais pas spoiler mais tous ceux qui auront lu le livre savent à quoi je fais référence) est très forte émotionnellement.
Mais une nouvelle fois, on reste sur notre faim. Bien sûr, on pourra toujours dire que s’il avait fallu adapter de façon parfaitement fidèle, le film aurait duré des heures et coûté beaucoup plus cher. Mais parce que le film manque de rythme et d’intensité, réaliser un film de 2h30 n’excuse rien. Des souvenirs de Voldemort à peine développés (ou c’est reporté pour le tome 7 ?), une bataille finale encore une fois oubliée… Il n’y a plus qu’à espérer que les deux prochains films, tirés du dernier tome, seront à la hauteur de l’émotion et du suspens des romans !
A voir également : la Minute d’Allocine spéciale Harry Potter.








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