On choisit pas ses parents, de Thierry Binisti (2008)
Titem | 29 octobre 2008
Ils sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier: surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier: les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier: fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui! ces deux personnes se détestent.
D’après le roman Oh Boy de Marie-Aude Murail Ed. L’école des loisirs (2000) – le résumé ci-avant est la quatrième de couverture du livre.
France, 2008, 1h30
Téléfilm sentimental français de Thierry Binisti
Avec Flannan Obé (Barthélémy Morlevent), Elisabeth Vitali (Josiane), Alex Descas (Le juge Mauvoisin), Milan Argaud (Siméon), Morgane (Louise Héritier), Nova-Louna Castano (Venise).
Si je connaissais le livre de Marie-Aude Murail pour l’avoir vu à de nombreuses reprises sur les étals des librairies et bibliothèques, je n’avais jamais pris la peine de lire la quatrième de couverture, alors même que j’adorais l’édition L’école des loisirs. Sûrement l’image de poupées qui m’en dissuadait. Et voilà que le best-seller est adapté pour le petit écran, sous le titre : “On choisit pas ses parents”.
Parce qu’il met en scène un homosexuel, Barthélémy, la pédéblogosphère s’est agitée pour savoir si oui ou non le téléfilm serait trop caricatural ou répondrait parfaitement à la fois aux attentes et à la réalité, si l’acteur jouerait juste ou en ferait trop. Vaste affaire.
J’ai trouvé pour ma part que ce téléfilm insistait de façon un peut trop caricaturale sur la différence entre d’un côté la méchante belle-soeur hétéro mais revêche que les enfants détestent, et le gentil homo un peu irresponsable mais adoré. Mais en fait, la réaction des enfants peut se comprendre compte tenu du comportement de la belle-sœur au début du film (que j’avais loupé).
A part cette petite remarque, ce téléfilm du mercredi soir permet de passer un bon moment en famille, et de parler de façon juste et humaine de sujets comme l’adoption et la fratrie.






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