De retour du marché aux livres à Montréal
Titem | 6 juin 2011Je ne sais pas vous, mais j’ai énormément de plaisir à rentrer dans les bouquineries, peut-être même plus encore que d’entrer dans une librairie, où tous les livres sont rangés par thème, collection, auteur. Dans une bouquinerie, on ne sait jamais sur quoi l’on va tomber ; cela ne veut pas dire qu’il faut que tout soit en désordre. Mais l’idée de peut-être tomber sur une édition originale d’un auteur que j’apprécie beaucoup, des beaux livres reliés, des ouvrages spécialisés sur des thèmes qui m’intéressent a de quoi exciter mon intérêt. Surtout si c’est moins cher ! Et ces livres-là ont une odeur différente des neufs, une précédente vie avec d’autres propriétaires qui les ont parcourus, de leurs yeux et de leurs doigts, qu’ils soient jeunes ou vieux.
Il m’arrive ainsi régulièrement de partir à la chasse aux trésors, et ce depuis que j’ai découvert l’existence de ces magasins dans mon sud-Finistère. J’y ai ainsi découvert par exemple la volumineuse chronologie de Larousse « 2000 ans d’histoire du Monde », alors que mes grands-parents m’avaient offerte l’édition « 2000 ans d’histoire de France ». Sur les quais de Seine à Paris, je suis tombé par hasard un ancien numéro d’une revue de cinéma où il était question d’un film que j’avais récemment vu avec un ami et dans lequel jouait son acteur préféré : je la lui ai offerte.
Je suis arrivé à Montréal avec peu de livres, question de poids… Pourtant une maison sans livres, c’est comme un jardin sans fleurs, une cuisine sans épices, c’est aussi ce qui donne de la personnalité à la pièce, du charme à l’habitat. Aussi, comme je vous en avais fait part lors d’une précédente édition de la Photo du Mois, j’avais commencé progressivement à me constituer une bibliothèque, aidé en cela par l’existence de nombreuses bouquineries à Montréal. Mes préférées :
- L’Echange (713 Avenue du Mont-Royal E.). Grande et très complète, on y trouve aussi des CDs, et des DVDs. Je trouve leur slogan amusant et vrai « Les livres qui ne circulent pas meurent », même si en ce moment, je suis plutôt dans une phase d’acquisition !

- La Bouquinerie du Plateau (799 Avenue du Mont-Royal E.). J’y reste bien plus longtemps quand ils ne diffusent pas de la musique psychédélique ! Ils ont néanmoins une sélection musicale très intéressante. Plus petite que l’Echange, on trouve toujours des références intéressantes (en histoire et sciences humaines).
- La Librairie Bonheur d’Occasion (4487, rue de la Roche, au coin de l’Avenue Mont-Royal). C’est la dernière que j’ai découverte, les livres y sont un peu plus chers je trouve, mais très intéressants et la personne qui le tient est toujours de bon conseil.
- Odyssey Books (1439 Rue Stanley, près du métro Peel). La plupart des livres y sont en anglais et c’est pour le moment là où j’ai fait les meilleures trouvailles, dont les éditions originales des Chroniques de San Francisco, de Armistead Maupin ! Mais les autres rayons (Histoire, Sciences Humaines, Philosophie…) ont également d’excellentes références.
Mais cette fin de semaine, ma collection s’est fortement agrandie ! Les Amis de la Grande Bibliothèque de Montréal organisait en effet un Marché aux Livres, vendus pour la plupart… 2$ (soit environ 1,5 €) ! Romans que l’on trouve normalement en librairie à plus de 15 €, livres de voyages, documentaires… De quoi faire des affaires ! D’ailleurs, victimes de leur succès, l’opération s’est terminée un jour plus tôt que prévu. Ajoutez à cela le marché des bouquinistes qui se tient tout l’été le long de cette même Grande Bibliothèque (les prix des livres y varient davantage). Et par un heureux hasard, me promenant sur le Mont-Royal, l’une des bouquineries offrait des livres aux passants.
Voilà donc ce qu’il y avait dans mon panier, de retour de mon marché aux livres, achetés avec mon ami pour… moins de 30 $ le tout !
- Trois romans historiques, un roman qui parle d’immigration.
- Deux livres de cuisine bio pour garder la ligne et la santé.
- Une biographie bien reliée presque neuve, une autobiographie reliée plus ancienne !
- Plusieurs livres universitaires sur des thèmes divers.
- Un livre sur Elizabeth I : ma mère possédait enfant plusieurs livres de cette collection… Mais pas celui-là !
- Un livre de littérature française que je possède déjà, sauf que j’ai trouvé celui-ci en parfait état, ce qui n’est pas le cas de mon exemplaire.
- Une Bible illustrée centenaire pour les enfants – cela me faisait de la peine de voir un livre si ancien dans la rue.
… Ce n’est pas tout ça, mais maintenant il va falloir trouver du temps pour les lire (et de la place pour les ranger…) !


Mais quand je vois
Ce matin, je reçois un courriel : une amie me propose d’aller manger avec une autre amie au restaurant universitaire de la fac de Droit. Ça tombe bien, il avait été une nouvelle fois décidé hier en assemblée générale que notre école,
la banque qui vient constater les dégâts. Je reprends l’écoute de mes podcasts. « Dois-je vous rappeler que cette année, le Crédit Agricole a distribué plus de 95 % de ces bénéfices à ses actionnaires ! Cela représente 1 milliard d’euros !« . Ceux qui ont fait ça le savaient-ils, exprimant ainsi leur colère, ou se sont-ils attaqués au symbole de la banque ? L’une ou l’autre raison ne justifie pas l’acte. Plus loin, c’est HSBC qui a, à son tour, été victime de dégradations.














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