Skholè

Le blog de Titem, entre Europe et Canada.
  • Accueil
  • A propos de l’auteur
  • Contact
  • Pourquoi « Skholè » ?

Harry Potter et les Reliques de la Mort (Partie 2), de David Yates (2011)

Titem | 7 août 2011

Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2

2011, États-Unis/Royaume-Uni, 2h10
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Ralph Fiennes (Lord Voldemort), Jason Isaacs (Lucius Malfoy), Tom Felton (Drago Malfoy), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Maggie Smith (Minerva McGonagall), Julie Walters (Molly Weasley)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

Autant le dire tout de suite, après l’excellente première partie qui avait planté magistralement le décor sombre de ce dernier épisode, j’ai eu l’impression de voir ici deux films différents. De son début jusqu’à la scène de la forêt interdite, un film très intense, riche en actions et en émotions : du rire, du sang, des larmes et des frissons. Ensuite, beaucoup de malaise. Il n’y a pas que la surprise du dénouement, car pour ma part, j’avais lu les tomes – définitivement meilleurs que les films. « C’est donc ainsi que s’achève cette formidable série littéraire que l’on suit depuis presque 10 ans ? Ce n’est peut-être pas ce que l’on aurait souhaité, mais finalement, n’est-ce pas la meilleure manière de conclure le récit ? ».

La fin cinématographique de cette deuxième partie sonne fausse et s’avère parfois ridicule ; elle fait déjà l’objet de beaucoup de moqueries sur les sites de partage de vidéo. Dans la salle de cinéma, il y eut des rires gênés voire railleurs au moment de la confrontation entre les partisans de Voldemort et les survivants de Poudlard et le discours pleins de bons sentiments de Neville Londubat. Et je ne parle même pas de la toute dernière scène… Ca n’est pas si différent du livre, mais l’écriture de J.K. Rowling est plus inventive que celle du réalisateur.

J’ai vu la fin du film avec des amis qui n’avaient pas lu le livre et j’ai trouvé leurs réactions assez intéressantes à analyser. J’étais d’abord surpris de voir que beaucoup avaient préféré la deuxième partie à la première, pourtant elle aussi pleine de suspens et qui possède cette subtilité que l’on ne trouve pas dans le tout dernier volet. Il fallut également leur réexpliquer les raisons de ce dénouement et les réactions des personnages, tenter de surmonter leurs moues dubitatives. Lorsque l’on réunit tous les indices disséminés dans les livres, pouvait-il pourtant en être autrement ?

Les livres abordent enfin des sujets qui ne sont que vaguement explorés ou évoqués dans les films, comme la soif du pouvoir, les médias, le totalitarisme et qui n’ont pas finis d’être commentés par les fans de cet univers, sorti de l’imagination qui parait sans limites de son auteur, laquelle vient d’ouvrir Pottermore. Certains y verront une manœuvre commerciale, j’accepte volontiers l’idée d’une nouvelle expérience pour le lecteur… J’en aurais la confirmation une fois que je pourrais y accéder !

Commentaires
3 Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2010, Alan Rickman, Bien/Mal, Daniel Radcliffe, David Yates, Emma Watson, Film américain, Film britannique, Film fantastique, Harry Potter, Helena Bonham Carter, J.K Rowling, Julie Walters, Maggie Smith, Magie, Rupert Grint, Tom Felton
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Harry Potter et les Reliques de la Mort (Partie 1), de David Yates (2010)

Titem | 28 novembre 2010

Le pouvoir de Voldemort s’étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d’espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Harry Potter and the Deathly Hallows, Part 1
2010, États-Unis/Royaume-Uni, 2h32
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Ralph Fiennes (Lord Voldemort), Jason Isaacs (Lucius Malfoy), Tom Felton (Drago Malfoy), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Bill Nighy (Rufus Scrimgeour), Rhys Ifans (Xenophilius Lovegood)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

J’allais assister à la représentation du film avec beaucoup d’enthousiasme (enfin les deux derniers films de cette série 10 ans après l’avoir connue !) mais sans grande conviction, plutôt déçu par la mise en scène de David Yates (et en dépit d’une bonne qualité visuelle du précédent opus).

Et bien je fus agréablement surpris. Cet épisode est l’un des meilleurs de la série, sans doute aussi bon que le Prisonnier d’Azkaban d’Alfonso Cuaron. Parce qu’il est plutôt respectueux de l’oeuvre de J.K. Rowling, de l’ambiance particulière des Reliques de la Mort ? Pas seulement. Fini le cadre romantique, féérique et protecteur de Poudlard, nos amis Harry, Ron et Hermione s’embarquent dans une sorte de road movie, livrés à eux seuls, en proie à leurs doutes personnels, à leurs peurs… Comme si, en incarnant les personnages dans leur plus grande fragilité hors du Château, ils finissaient définitivement de les incarner.

Le climat est sombre, même la beauté des paysages britanniques s’étendant à perte de vue en est inquiétante. Le film, comme le livre, joue sur la cassure du rythme et oscille entre moments de tension intense et longueurs que le réalisateur parvient à filmer de façon assez sensible, en se permettant même quelques judicieux ajouts par rapport à l’oeuvre originale.

Il ne manque guère que les doutes de Harry sur la personnalité de Dumbledore (évoquée par petites touches) et les réflexions sur le pouvoir corrupteur et le danger qu’il y a à imposer le bien, que l’on espère évoqués davantage dans le deuxième volet. Le premier aiguise en tout cas la curiosité !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2010, Alan Rickman, Bien/Mal, Bill Nighy, Daniel Radcliffe, David Yates, Emma Watson, Film américain, Film britannique, Film fantastique, Harry Potter, Helena Bonham Carter, Magie, Rhys Ifans, Rupert Grint, Tom Felton
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates (2009)

Titem | 21 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates (2009)L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre « mal » hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir « magique » des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les cœurs – sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant… jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard…

Harry Potter and the Half-Blood Prince
2009, États-Unis/Royaume-Uni, 2h32
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Tom Felton (Drago Malfoy), Jim Broadbent (Horace Slughorn), Dame Maggie Smith (Minerva McGonagall), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

Épisode de transition entre la « drôle de guerre » où le monde des sorciers refusait de croire au retour évident de Voldemort et le combat final entre le jeune sorcier et le maître de la Magie Noire, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé est un des tomes préférés des lecteurs, parce qu’il est riche en émotions et en détails qui nous aident à mieux comprendre les personnages de cette riche histoire. Même le Vatican considère que ce film est le meilleur de la série, alors même que Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, avait considéré en 2003 que ces aventures risquaient de « corrompre l’âme des jeunes chrétiens ». L’église catholique, toujours en avance, semble découvrir que le film traite du combat du bien contre le mal ! Ses éminents représentants ont sans doute été touchés par l’Esprit Saint… Passons.

Le réalisateur David Yates était une nouvelle fois aux commandes pour adapter un des volumes de Harry Potter. Quand je repense au résultat du précédent opus, qui m’avait déçu, cela ne pouvait que m’inquiéter. Les bandes-annonces semblaient annoncer un film jouant sur la dichotomie entre une atmosphère de plus en plus sombre et un autre combat, plus personnel, que livrent nos jeunes héros : celui des sentiments. Après coup, je rejoins l’analyse de Sonia Sarfati sur CyberPresse, il ne s’agit pas de la simple illustration du livre de J.K. Rowling, mais bien d’une interprétation, ce qui rend le film d’autant plus original, et même plaisant, où l’on rit franchement.

Saluons la direction de la photographie de Bruno Delbonnel : la qualité de cet opus est sans doute aussi grande que celle du Prisonnier d’Azkaban d’Alfonso Cuaron (de loin mon préféré actuellement). Rien à redire sur les effets spéciaux et les acteurs : les adultes comme les jeunes semblent prendre beaucoup de plaisir à camper leurs personnages, Alan Rickman et Michael Gambon en tête. Le personnage de Drago Malfoy prend une véritable dimension tragique. La scène la plus importante (que je ne vais pas spoiler mais tous ceux qui auront lu le livre savent à quoi je fais référence) est très forte émotionnellement.

Mais une nouvelle fois, on reste sur notre faim. Bien sûr, on pourra toujours dire que s’il avait fallu adapter de façon parfaitement fidèle, le film aurait duré des heures et coûté beaucoup plus cher. Mais parce que le film manque de rythme et d’intensité, réaliser un film de 2h30 n’excuse rien. Des souvenirs de Voldemort à peine développés (ou c’est reporté pour le tome 7 ?), une bataille finale encore une fois oubliée… Il n’y a plus qu’à espérer que les deux prochains films, tirés du dernier tome, seront à la hauteur de l’émotion et du suspens des romans !

Image de prévisualisation YouTube

A voir également : la Minute d’Allocine spéciale Harry Potter.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2009, Alan Rickman, Bien/Mal, Catholicisme, Dame Maggie Smith, Daniel Radcliffe, David Yates, Emma Watson, Film américain, Film britannique, Film fantastique, Harry Potter, Helena Bonham Carter, Histoire d'amour, Humour, Jim Broadbent, Magie, Michael Gambon, Rupert Grint, Tom Felton, Vatican
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Garçon d’honneur, de Ang Lee (1993)

Titem | 6 avril 2009

Garçon d'honneur de Ang Lee (1993)Taïwanais installé aux États-Unis, Wai-Tong vit à New-York avec son compagnon Simon. Ces parents attendent impatiemment qu’il se marie et perpétue la lignée. Or, il n’a jamais osé révéler son homosexualité à ses parents. C’est alors que Simon conseille à Wai-Tong d’épouser sa locataire, Wei-Wei, jeune peintre sans le sou, qui cherche à obtenir une carte verte. La bonne idée se transforme en cauchemar lorsque les parents de Wai-Tong annoncent leur arrivée immédiate et qu’un ami du père transforme ce qui devait être un mariage discret en somptueuses noces…

1993, États-Unis/Taïwan, 1h46
Comédie dramatique de Ang Lee
Ours d’or au Festival du film de Berlin 1993.

Avec Winston Chao (Wai-Tong), May Chin (Wei-Wei), Mitchell Lichtenstein (Simon)…

Titre original : Hsi yen / The Wedding Banquet

12 ans avant Le secret de Brokeback Mountain, le film qui vaudra à Ang Lee de multiples récompenses, le réalisateur taïwanais tournait Garçon d’honneur. Le titre en français est sans doute meilleur, car plus significatif, que le titre anglais. Garçon d’honneur, ce n’est pas seulement la triste position de Simon, témoin bien malgré lui du mariage blanc de son compagnon. C’est aussi la difficile situation de Wai-Tong, qui doit, pour l’honneur de sa famille, se marier et donner un petit-fils, et combler ses parents.

A la folie de la nuit de noces lors de laquelle il aura fallu céder aux traditions ancestrales (ce qui nous donne un aperçu de la cérémonie du mariage en Chine) succède la tragédie des couples qui se déchirent devant des parents dépassés. Garçon d’honneur est un film plaisant sur la tolérance, la diversité culturelle, les traditions et le sens de la famille.

Image de prévisualisation YouTube
Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
1993, Ang Lee, Années 1990, Chine, Comédie dramatique, Culture, Famille, Film américain, Film Taïwanais, Homosexualité, Immigration, Mariage, Tolérance, Tradition
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le secret de Brokeback Mountain, de Ang Lee (2005)

Titem | 2 avril 2009

Le secret de Brokeback Mountain de Ang Lee (2005).jpgEté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d’une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu’innatendue. A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l’amour né à Brokeback Mountain.

2008, Etats-Unis, 2h14
Drame de Ang Lee
Avec Heath Ledger (Ennis Del Mar), Jake Gyllenhaal (Jack Twist), Michelle Williams (Alma Beers Del Mar), Anna Hathaway (Lureen Twist).
D’après une nouvelle d’Annie Proulx.

Lion d’or de la 62ème Mostra de Venise (2005).
4 Golden Globes, 4 BAFTA.
Oscar 2006 du meilleur réalisateur pour Ang Lee.

Les médias ont jugé ce film, basé sur une histoire d’amour, « magnifique » et « briseur de tabous« . Briseur de tabous, il l’est sans conteste. Cette histoire d’amour impossible entre deux jeunes cow-boys dans une Amérique puritaine où l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale et les relations entre personnes du même sexe un délit, est absolument poignante.

Mais inversement, je pense que l’on a beaucoup trop insisté, et à tort, sur le côté « magnifique » de l’histoire d’amour. L’histoire est puissante, mais elle n’est pas magnifique : elle est absolument tragique, et d’autant plus qu’elle se déroule sous le sceau du secret, de la peur du regard de l’autre. On retiendra également du film les paysages absolument somptueux (tournés… au Canada !) et la  bande originale ; cadre dans lequel évolue le jeu sincère de ces deux jeunes acteurs… Ce film mérite amplement les récompenses qui lui ont été accordées.

En outre, parler de « western gay » me semble particulièrement exagéré : ce n’est pas le plus important, car comme le précise Ang Lee, « c’est d’abord une histoire d’amour« . Ceux des associations américaines et religieuses qui prônent « la sauvegarde des valeurs morales » et jugèrent à sa sortie ce film « pornographique », se sont sans doute trompés de salle et en sont pour leurs frais.

Image de prévisualisation YouTube

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2005, Ang Lee, Anna Hathaway, Annie Proulx, BAFTA, Etats-Unis, Film américain, film dramatique, Film romantique, Golden-Globe, Heath Ledger, Histoire d'amour, Homosexualité, Jake Gyllenhaal, Lion d'or, Michelle Williams, Oscar, Récompense
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Harvey Milk, de Gus Van Sant (2008)

Titem | 15 mars 2009

Harvey Milk, de Gus Van Sant (2008)Le film retrace les huit dernières années de la vie de Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l’histoire.

2008, Etats-Unis, 2h07
Biopic dramatique de Gus Van Sant
D’après la véritable histoire de Harvey Milk

Film récompensé par l’Oscar 2008 du meilleur acteur pour Sean Penn, et celui du meilleur scénario pour Dustin Lance Black.

Avec Sean Penn (Harvey Milk), Josh Brolin (Dan White), Emile Hirsch (Cleve Jones), James Franco (Scott Smith), Victor Garber (George Moscone)…

Au début des années 1970, Harvey Milk a déjà quarante ans. Pourtant il a le sentiment qu’il n’a rien fait de marquant de sa vie. Il part avec son amant, Scott Smith, pour San Francisco. La cité californienne, en particulier le quartier de Castro, est devenue un havre de paix pour les jeunes homosexuels rejetés par leurs familles, en mal de liberté… quand les policiers ne les pourchassent pas dans leurs lieux de rencontre.

Harvey Milk tentera à plusieurs reprises de s’imposer en politique, avant d’y parvenir grâce à un redécoupage électoral. Élu conseiller municipal, il est perçu comme la « maire de Castro ». Mais déjà, un autre combat s’annonce à lui : celui contre la proposition 6 – qui permettrait de licencier les gay et les lesbiennes travaillant dans des écoles publiques – et ses promoteurs, le sénateur conservateur John Briggs et une chanteuse homophobe, Anita Bryant. Ses relations politiques tendues avec le conseiller municipal Dan White lui causeront sa perte.

Ce n’est pas le premier film consacré au conseiller municipal de San Francisco, figure de proue du mouvement LGBT américain. En 1984, l’œuvre de Rob Epstein, The Times of Harvey Milk, avait même reçu l’Oscar du meilleur documentaire. Le dernier Gus Van Sant sort également à un moment où le sujet est plus que jamais d’actualité : 30 ans après la mort de Harvey Milk, un autre référendum en Californie est venu rejeter la possibilité pour les couples de même sexe de pouvoir se marier. La figure du militant des droits LGBT est toujours présente, au point qu’un des ses discours les plus marquants a été repris pour la campagne contre la Proposition 8.


Harvey Milk contre la proposition 8
envoyé par GayClic

C’est un film par conséquent politique, ce que l’interprète principal, Sean Penn, récompensé par l’oscar du meilleur acteur, reconnaîtra volontiers lorsque lui fut remis son trophée.

Image de prévisualisation YouTube

Harvey Milk est une œuvre touchante sur la vie d’un homme prêt à se sacrifier pour un idéal, celui d’un monde où les hommes pourraient vivre leur amour en toute liberté. C’est aussi celui d’un combat pour les sans-voix, ceux qui, du fin fond de l’Amérique, garde le silence sur ce qu’ils vivent au fond d’eux. Une incitation à sortir de l’hypocrisie, le combat d’une vie, le combat pour la vie.

Pourtant, aussi intéressant que soit le film, et malgré l’habileté du réalisateur à recréer le Castro des années 1970 (en utilisant également des images d’archives), le film ne parvient pas à transcender des émissions fortes, bouleversantes. Est-ce le jeu un peu trop forcé pour être naturel de Sean Penn ? Sont-ce les sous-titres qui m’ont déconcentré ?

Harvey Milk est sans doute un film historique quant au sujet traité et les récompenses qu’il a obtenu, mais pas dans son traitement artistique.


Ciné Gay : « Milk »
envoyé par GayClic
Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2008, Anita Bryant, Biographie, Biopic, Californie, Droits, Emile Hirsch, Etats-Unis, Film américain, film dramatique, Gus Van Sant, Harvey Milk, Homophobie, Homosexualité, James Franco, Josh Brolin, LGBT, Oscar, San Francisco, Sean Penn, Victor Garber
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Slumdog Millionaire, de Danny Boyle (2008)

Titem | 26 février 2009

Slumdog MillionaireJamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ?

Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie.

Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.

Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.

2008, États-Unis / Royaume-Uni, 2h
Comédie dramatique de Danny Boyle

D’après le roman Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de l’Indien Vikas Swarup

Film récompensé par 8 Oscar et 4 BAFTA dont ceux du meilleur film, et par le Golden Globe du meilleur film dramatique.

Avec Dev Patel (Jamal Malik), Freida Pinto (Latika), Anil Kapoor (Prem Kumar, l’animateur TV)…

Que dire de ce film dont la puissance visuelle n’est plus à démontrer ? Dont le scénario, certes un peu prévisible, qui nous plonge au cœur de la vie des bidonvilles de Bombai et de ses débrouillards habitants, nous tient en haleine de bout en bout ? Du destin exceptionnel d’un petit garçon né dans la misère qui, par amour pour sa belle, se retrouve sur le plateau de Qui Veut Gagner des Millions ? De ce film qui a presque tout remporté et suscité de vives ovations dans le Monde entier.

Le Monde entier ? Non. En Inde, des voix se sont élevées pour critiquer la vision misérabiliste de Danny Boyle. A la sortie de la salle de cinéma, des amis de ma promotion, qui ont été en Inde, m’ont indiqué qu’elles avaient tenté de lire le livre, qui est encore plus sombre que l’œuvre du réalisateur britannique.

Je trouve qu’il était au contraire judicieux de montrer ces facettes de ce pays complexe qu’est l’Inde. Le pays de Gandhi est en pleine mutation, mais la pauvreté sévit toujours ; c’est aussi ce que montre ce film. Il montre aussi le racisme ordinaire dont est victime la minorité musulmane dans le pays. Avec, je le répète, une mise en scène très forte, le tout sur une musique enlevée.

Slumdog Millionaire n’est pas sans rappeler La cité de Dieu de Fernando Mereilles, autre film brillant sur la pauvreté, la criminalité dans les bidonvilles (ici au Brésil) et la débrouillardise de ses habitants.

Pour en savoir un peu plus, je vous invite à lire cet article de Monique Dagnaud et Kristian Feigelson, du cercle de réflexion Télos : Slumdog Millionaire, une polémique indienne.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2008, Anil Kapoor, BAFTA, Bidonville, Comédie dramatique, Danny Boyle, Destin, Dev Patel, Film américain, Film britannique, Freida Pinto, Golden-Globe, Histoire d'amour, Inde, Oscar, Pauvreté, Récompense, Télos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Excalibur, de John Boorman (1981)

Titem | 15 février 2009

Excalibur, de John Boorman (1981)Uther Pendragon reçoit de Merlin l’Enchanteur l’épée mythique Excalibur. A la mort d’Uther, l’épée reste figée dans une stèle de granit. Seul le jeune Arthur, fils illégitime d’Uther parvient à brandir l’épée Excalibur et devient par ce geste le roi d’Angleterre. Quelques années plus tard, il épouse Guenièvre et réunit les Chevaliers de la Table Ronde. Mais sa demi-sœur, la méchante Morgane, parvient à avoir un fils d’Arthur qui pousse le roi à sa perte et Camelot au bord du chaos…

1981, États-Unis / Royaume-Uni, 2h15
Film fantastique et épique de John Boorman

Avec Nigel Terry (Arthur), Helen Mirren (Morgane), Cherie Lunghi (Guenièvre), Paul Geoffrey (Perceval), Nicol Williamson (Merlin), Patrick Stewart (Leondegrance), Liam Neeson (Gauvain)…

Je regarde assez peu le petit écran, à part le journal télévisé et quelques jeux de culture générale. Mais depuis quelques semaines, je fais un peu plus attention à la programmation. Et je redécouvre en particulier les excellents documentaires, émissions et films d’Arte.

Ce mois-ci, la chaîne franco-allemande consacre des soirées spéciales au Moyen-Âge, mais également aux guerres. Après Ivanohé et la situation des Juifs pendant le Haut Moyen-Âge, la semaine dernière, Arte diffusait ce soir Excalibur, l’épopée arthurienne de John Boorman. J’avais étudié quelques scènes de ce film en classe de 5ème, j’allais enfin pouvoir le regarder jusqu’au bout.

C’est à partir de l’oeuvre de Thomas Malory que John Boorman réalise sa version de la légende d’Arthur, sombre, violente et merveilleuse, accompagnée de morceaux classiques de Richard Wagner ou du Carmina Burana de Carl Orff. On retrouve dans ce film toute la diversité des sentiments, des valeurs et des péchés humains dans une mise en scène résolument épique, où le bien et le mal ne sont pas toujours là où on les attend. La force artistique de ce film réside dans l’image, la couleur des paysages et des costumes des acteurs évoluant au gré de la situation de Camelot, du chaos à la paix.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
1981, Adultère, Années 80, Arte, Bien/Mal, Cherie Lunghi, Film américain, Film britannique, Film épique, Film fantastique, Helen Mirren, John Boorman, Légende, Liam Neeson, Merlin, Moyen-Âge, Nicol Williamson, Nigel Terry, Patrick Stewart, Paul Geoffrey, Roi Arthur, Valeurs
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

10000, de Roland Emmerich (2008)

Titem | 19 juillet 2008

10000, de Roland Emmerich (2008)10 000 ans avant notre ère, au cœur des montagnes… Le jeune chasseur D’Leh aime d’amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D’Leh se lance à sa rescousse à la tête d’une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l’existence. Au fil de ces rencontres, d’autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D’Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D’Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d’immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n’est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière…

10.000 BC
Etats-Unis, 2008, 1h49
Film d’aventure de Roland Emmerich
Avec Steven Strait (D’Leh), Camilla Belle (Evolet), Cliff Curtis (Tic’Tic)…

Le réalisateur, habitué des films à grands spectacles, a beau se défendre et dire qu’il ne souhaitait pas faire de ce film un documentaire, mais raconter « une aventure humaine, une rencontre entre des hommes et des forces qui les dépassent », un peu de cohérence ne nuit pas à l’histoire que l’on raconte. Au contraire. C’est d’abord un gage de sérieux, ça ne retire bien souvent rien à la qualité de l’histoire, et cela évite de se laisser distraire en cherchant tous les anachronismes et autres erreurs.

Des animaux féroces plus vrais et surtout plus gros que nature, qui avaient déjà disparu de la surface de la terre ou n’ont jamais croisé d’homo neanderthalis, des paysages polaires qui succèdent à des jungles tropicales, des collusions paléolithique/néolithique qui laissent perplexes, des pyramides construites par des esclaves (alors qu’il s’agissait, en Egypte, de salariés, qui certes ne travaillaient pas 35 heures hebdomadaires).

Reste une histoire où l’on mèle chamanisme, légendes, prophéties, de l’action et de bons effets spéciaux, mais un scénario assez bancal dans l’ensemble. Je reste persuadé qu’il est tout à fait possible de faire un divertissement de qualité, avec de gros moyens, sans faire l’économie d’un scénario qui tienne réellement le spectateur en haleine, dans un cadre cohérent. Ca n’est visiblement pas le cas de ce film, quel gâchis !

Image de prévisualisation YouTube

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La dernière séance
Tags
2008, Années 2000, Camilla Belle, Civilisation, Cliff Curtis, Culture et Histoire, Film américain, Film d'aventure, Roland Emmerich, Steven Strait
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le cinéma comme d’antan (Meliès et Keaton)

Titem | 21 juin 2008

Cela s’est déroulé jeudi soir, mais je n’ai pas encore pris le temps d’en parler. Le Centre Culturel Français de Nicosie organisait une activité vraiment originale, à laquelle j’avais vraiment envie d’assister, en tant qu’amateur de cinéma. Je dis amateur, car entouré de très grands cinéphiles comme Nicolas ou Erik, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, et surtout : à voir !

Mais revenons à l’île d’Aphrodite… Après une conférence sur les différents scénarii possibles d’une solution à la question chypriote, je m’apprête à assister à la projection de trois très vieux films, muets, accompagnés par un pianiste : Gilbert Sigrist. Comme le cinéma d’antan. Les deux premiers, de Georges Meliès, sont centenaires. L’autre, de et avec Buster Keaton, date de l’année du premier film parlant.

Le voyage dans la lune, de Georges Meliès (1902)Le Voyage dans la Lune est devenu mythique, avec sa fameuse (mais en fait très courte scène) de l’alunissage où la lune dégouline comme un camembert au soleil. Mes arrières-grands-parents étaient à peine nés quand ce film est sorti. Quel choc leurs parents, mes aïeux et tous les autres ont dû avoir en voyant cela : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on parvenait à « conserver la vie ». Ce n’était plus une image figée d’un tableau ou d’un daguerréotype, ni un automate, mais un film, une dynamique, du mouvement… Au-delà du scénario, simple, des scènes naïves, d’un plan fixe, on redonne la vie à des événements passés.

Puis un autre film de Meliès, l’homme à la tête de caoutchouc.  Quelques années seulement après la naissance du cinéma, c’est incroyable tout ce que l’on savait déjà faire ! Ce n’est pas Terminator 3, mais déjà on pense aux premiers effets spéciaux, dont Georges Meliès, feru de prestidigitation, fut l’un des précurseurs.

Le mécano de la générale, de Buster Keaton (1927)Le cheminot Johnnie Gray partage sa vie entre sa fiancée Annabelle Lee et sa locomotive, la General. En pleine Guerre de Sécession, il souhaite s’engager dans l’armée sudiste, mais celle-ci estime qu’il se montrera plus utile en restant mécanicien. Pour prouver à Annabelle qu’il n’est pas lâche, il se lance seul à la poursuite d’espions nordistes qui se sont emparés d’elle et de sa locomotive.

The General
Etats-Unis, 1927, 1h16
Comédie burlesque et romantique de Clyde Bruckman et Buster Keaton
Avec Buster Keaton (Johnnie Gray), Marion Mack (Annabelle Lee)…

Le plus ahurissant dans ce film, c’est qu’il est tiré d’une ancienne histoire vraie ! En avril 1862, en pleine guerre de Sécession, des espions nordistes s’emparèrent d’un convoi ferroviaire avant d’être capturés par des troupes sudistes. 80 ans après sa sortie, on s’amuse encore des facéties burlesques de Buster Keaton, qui, comme la légende qu’il a laissé derrière lui le dit, reste de marbre.

Pour l’anecdote, la scène de la chute du train est la plus chère réalisée pour un film muet : 42.000 dollars de l’époque !

Mais ce qui fait tout le charme du film, c’est la musique que le pianiste choisit pour accompagner l’image. Il s’agit de ne pas se tromper de thème entre les Nordistes et les Sudistes, de jouer avec le suspens ou au contraire les longueurs du film… et se faire oublier, laisser croire que l’on fait partie du film.

Une expérience vraiment inédite dont je me souviendrais longtemps !

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Etats d'esprit, La dernière séance
Tags
1901, 1902, 1927, Années 1900, Années 20, Buster Keaton, Chypre, Clyde Bruckman, Culture et Histoire, Etats-Unis, Film américain, Film burlesque, Film fantastique, Film français, Film muet, Film romantique, Georges Meliès, Guerre de Sécession, Marion Mack, Nicosie, Chypre
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

mai 2013
L Ma Me J V S D
« avr    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Articles récents

  • Le concours Eurovision pour les nuls… et les extra européens !
  • Pour en finir avec « l’épicurisme »
  • Leur grande faute morale : ne pas avoir pensé aux enfants
  • Mon engagement à Vues & Voix
  • L’un des rares Thibaut du Québec…
  • Montesquieu, ou égalité et corruption du principe de la démocratie
  • Chronique européenne 4 : le plan d’aide européen à Chypre

Catégories

  • Au gré de ma plume
  • Carnet de voyage
  • Culture et Histoire
  • Etats d'esprit
  • La dernière séance
  • Le blog
  • Le Fil de Titem
  • Mes activités
  • No Comment : les insolites
  • Retour de manivelle
  • Sur ma table de chevet

Commentaires récents

  • lavandine dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Cara dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Tchatche dans Photo du mois – Décembre 2011 – Bancs publics – C’est en septembre… (à Cannes)
  • Photo Tuto dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • filamots dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin

Nuage de tags

2007 Années 2000 Article publié Association Blog Canada Chypre Citoyenneté Culture Culture et Histoire Economie Education Elections Etat d'esprit Etats d'esprit Europe Famille Film américain France Homophobie Homosexualité Immigration Insolite Journal Communautaire Le Monde Journalisme Justice Montréal Musique Médias Nature Nicolas Sarkozy Nicosie, Chypre Photo du mois Photographie Politique Quebec Religion Reportage Société Sport Stage Titem Tourisme Union européenne Voyage

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

Actu européenne

  • CaféBabel
  • Coulisses de Bruxelles
  • EurActiv
  • Fabien Cazenave
  • Le Taurillon
  • Nosemonkey's EUtopia
  • Presseurop
  • Toute l'Europe

Actualités

  • Déchiffrages
  • Géopolitique – Pierre Rousselin
  • Magazine Diplomatie

Blogueurs

  • Ad Virgilium
  • Embruns
  • Koztoujours
  • Mainstream Philosophie
  • Maître Eolas

Humour

  • Boulet Corp
  • C'est la gêne
  • L'actu en patates

Sciences Po Rennes

  • Ah ça ira, ça ira, ça ira
  • Carnets de Route de Simgo
  • Horatio's blog
  • Le fil de Titem
  • Perspectives Géopolitiques
  • Une vie en Nouvelle France

Archives

rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox