Slumdog Millionaire, de Danny Boyle (2008)
Titem | 26 février 2009
Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ?
Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
2008, États-Unis / Royaume-Uni, 2h
Comédie dramatique de Danny Boyle
D’après le roman Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de l’Indien Vikas Swarup
Film récompensé par 8 Oscar et 4 BAFTA dont ceux du meilleur film, et par le Golden Globe du meilleur film dramatique.
Avec Dev Patel (Jamal Malik), Freida Pinto (Latika), Anil Kapoor (Prem Kumar, l’animateur TV)…
Que dire de ce film dont la puissance visuelle n’est plus à démontrer ? Dont le scénario, certes un peu prévisible, qui nous plonge au cœur de la vie des bidonvilles de Bombai et de ses débrouillards habitants, nous tient en haleine de bout en bout ? Du destin exceptionnel d’un petit garçon né dans la misère qui, par amour pour sa belle, se retrouve sur le plateau de Qui Veut Gagner des Millions ? De ce film qui a presque tout remporté et suscité de vives ovations dans le Monde entier.
Le Monde entier ? Non. En Inde, des voix se sont élevées pour critiquer la vision misérabiliste de Danny Boyle. A la sortie de la salle de cinéma, des amis de ma promotion, qui ont été en Inde, m’ont indiqué qu’elles avaient tenté de lire le livre, qui est encore plus sombre que l’œuvre du réalisateur britannique.
Je trouve qu’il était au contraire judicieux de montrer ces facettes de ce pays complexe qu’est l’Inde. Le pays de Gandhi est en pleine mutation, mais la pauvreté sévit toujours ; c’est aussi ce que montre ce film. Il montre aussi le racisme ordinaire dont est victime la minorité musulmane dans le pays. Avec, je le répète, une mise en scène très forte, le tout sur une musique enlevée.
Slumdog Millionaire n’est pas sans rappeler La cité de Dieu de Fernando Mereilles, autre film brillant sur la pauvreté, la criminalité dans les bidonvilles (ici au Brésil) et la débrouillardise de ses habitants.
Pour en savoir un peu plus, je vous invite à lire cet article de Monique Dagnaud et Kristian Feigelson, du cercle de réflexion Télos : Slumdog Millionaire, une polémique indienne.






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