Arrêter la course au scoop tant qu’il est temps
Titem | 21 avril 2008
Vers 19h30, plusieurs médias, dont Europe 1 et France 2 par la voix de Laurent Ruquier, annonçait la mort de Pascal Sevran, l’animateur et écrivain. Décès qui était démenti quelques minutes plus tard. Selon Laurent Ruquier, qui était en direct pour son émission On n’a pas tout dit, et visiblement fâché d’avoir eu à relayer une fausse information, il s’agissait d’une information qui n’aurait pas été vérifiée. Images assez gênantes où l’on voit les chroniqueurs parler au passé de la vie d’un homme, ses succès et ses polémiques, alors qu’il est toujours vivant.
Pour avoir travaillé dans un journal, je veux bien admettre qu’il soit relativement fastidieux d’avoir à recouper des informations. Mais dans le cas de la mort d’une personne célèbre, il ne faut pas se tromper ! Après la rumeur de la mort de Philippe Manœuvre, cette fausse information décrédibilise encore une fois le métier du journaliste. On aurait pu s’attendre à un peu plus de vigilance de la part des journalistes responsables de cette dépêche. Mais l’époque est celle du scoop, du sensationnalisme : le premier à délivrer l’info remporte le match !
On pourra toujours dire que c’est très facile de faire des jugements de valeur après coup. C’est vrai. Cela doit-il empêcher toute réaction, saine par ailleurs ? Attirer l’attention est sûrement moins grave que le jour où un journaliste annoncera en direct la mort d’un chef d’Etat, l’occurrence d’un attentat ou le début d’une guerre et que cela s’avérera faux ! Mieux vaut ne pas imaginer les conséquences.






C’est un ballon d’oxygène pour





Commentaires récents