Soirée restauration et football à Larnaca
Titem | 14 juin 2008Larnaca, 3ème ville de Chypre et porte d’entrée du pays grâce à son aéroport international. Mais cette fois, je n’y vais pas pour aller sur la plage, mais bien pour passer un peu de temps dans l’un des nombreux petits restaurants ou bars que compte la promenade de Larnaca. Mais auparavant, petit détour par le Hala Sultan Tekke, mosquée à quelques kilomètres de l’aéroport de Larnaca. C’est ici qu’est enterrée Umm Haram, qui passe pour l’une des premières fidèles de Mahomet, voir pour en être la tante. Juste le temps de prendre quelques photos de l’édifice entouré de palmiers, au bord du lac salé, avant que le soleil ne se couche.
Il fait suffisamment doux en cette soirée pour rester en T-shirt. Difficile de trouver une place où se garer. On tourne plusieurs fois dans la vieille ville aux rues étroites qui portent encore des noms turcs, preuve qu’il s’y trouvait là une forte implantation turque avant la partition.
Sur la promenade, des touristes, surtout européens, britanniques ou russes. On s’installe à la terrasse d’un petit restaurant. La carte est bien fournie : plats grecs, plats turcs, chinois ou indiens. On passe commande. Le serveur, les traits sud-asiatique, nous répond dans un anglais approximatif et le regard vague qu’ils ne font que des plats grecs aujourd’hui. Des mezze à partager ? Non, ils n’en font pas. Va pour des souvlakis (brochettes) de poulet.
Les Néerlandais sont déjà installés pour applaudir chaque action des Roumains et huer les joueurs Italiens qui simulent ou réclament une faute. Ils laissent échapper leurs joies quand les jaunes ouvrent le score et leur dépit quand la Squadra Azzurra égalise. Leurs cris sont précédés quelques secondes plus tôt par des agitations de supporters de la terrasse voisine. On se retourne : nous avons 5 secondes de retard. Quand l’arbitre siffle un pénalty contre les Italiens, les supporters orange exultent et se moquent. On se retourne : Buffon arrête le tir du joueur roumain. Au tour de notre terrasse de moquer de la fausse joie des Néerlandais.
Nos plats arrivent. On commande” a glass of white wine”. La serveuse, asiatique, nous fait répéter plusieurs fois “water ? water ?” puis elle se tourne vers un autre serveur pour lui demander de l’aide.
Si je précise l’origine géographique, c’est que le tourisme chypriote fait face depuis quelques années à une crise qui l’oblige à changer sa politique. Les touristes et les spécialistes de ce secteur estiment qu’employer de la main d’œuvre pas chère, de bonne volonté, permet de diminuer les prix mais fait fuir la clientèle qui recherche cette authentique hospitalité chypriote que louent les guides touristiques.
Pour le match de l’équipe de France contre les Pays-Bas, on s’installe sur la terrasse d’un bar lounge. La serveuse prend nos commandes en grec. Souriante, elle prend le temps de discuter avec nous. Je prends un cocktail San Francisco, peut-être parce que je rêve de visiter cette ville. C’est au moins 2 euros moins cher qu’en France : pas la peine de s’étonner pourquoi les cafés connaissent la crise dans l’Hexagone.
En revanche, la défaite nous coûte cher. Les Français ne jouent pas mal, mais ils ne concrétisent aucune occasion, alors que l’équipe de Marco Van Batsen conclut chacune de ses grosses occasions par un ballon au fond du filet de Grégory Coupet. Espérons que le prochain match soit l’occasion de trinquer à notre (laborieuse) qualification, à Larnaca, Nicosie ou ailleurs !










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