Skholè

Le blog de Titem, entre Europe et Canada.
  • Accueil
  • A propos de l’auteur
  • Contact
  • Pourquoi « Skholè » ?

Le concours Eurovision pour les nuls… et les extra européens !

Titem | 17 mai 2013

Le 58e Concours Eurovision de la Chanson se tiendra ce samedi, à 21h GMT à Malmö, en Suède. L’émission est retransmise sur Internet ici.

J’avais déjà parlé des enjeux, notamment géopolitiques et identitaires, de cet événement dans un article publié par le webzine Le Taurillon. Voici un guide à l’usage des canadiens, des autres extra-européens ou même des curieux qui aimeraient en savoir plus sur le fonctionnement sur ce grand rendez-vous musical.

À noter, le Goethe-Institut de Montréal diffusera le concours dans ses locaux. Vous êtes prêts ? Que le spectacle commence !

Qu’est-ce que l’Eurovision ?

Vous connaissez (et regardez) la Star Académie ou La Voix ? Vous aimez les concerts avec des effets pyrotechniques, les vidéos, les chorégraphies et les costumes sophistiqués ? Alors ajoutez un zeste de diversité culturelle et géographique, et vous obtenez l’Eurovision !

Eurovision_Song_Contest_2013_logoCette émission de télévision est l’un des plus grands événements télédiffusés dans le monde, réunissant des dizaines de millions de téléspectateurs originaires de plusieurs dizaines de pays : de l’Europe bien sûr, du Maghreb et Moyen-Orient, mais également… d’Australie, qui s’enthousiasme aussi pour l’Eurovision ! Et comme chaque événement diffusé en eurovision, il est ponctué par un indicatif musical : quelques notes du Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.

Il s’agit d’un concours de chant paneuropéen organisé depuis 1956 ; la Suisse l’avait alors emporté grâce à sa chanteuse Lys Assia.

Dépendamment des pays, le concours est plus ou moins populaire. En France, il est de bon ton de décrier le Concours – on est mauvais perdants – alors qu’ailleurs, notamment en Europe du Nord, c’est une véritable institution qui réunit familles et amis autour du petit écran.

J’ai créé sur Spotify une liste regroupant l’ensemble des gagnants du Concours Eurovision depuis ces débuts.

On peut également retrouver leurs prestations dans cette vidéo Youtube ci-dessous.

Image de prévisualisation YouTube

Combien de pays y participent ? Est-ce limité à l’Union européenne ?

Cette année, 39 pays participent au concours, c’est donc bien plus que l’Union européenne et ses 28 membres (au 1er juillet avec l’entrée de la Croatie). Tout pays ayant au moins un organisme actif au sein de l’Union européenne de radio-télévision a la possibilité de se présenter au concours. En théorie, il pourrait y avoir 56 pays, même si pour des raisons parfois économiques, géopolitiques (retrait de l’Arménie en 2012) ou en protestation contre les règles (la Turquie cette année).

Malgré la distance, les pays du Caucase, du Maghreb et du Proche-Orient étant membres actifs de l’UER, ils sont donc autorisés à concourir. Israël est ainsi un participant régulier, déjà vainqueur à trois reprises (1978. 1979, 1999).

Quel type de musique y entend-t-on ?

L’Eurovision est un miroir des tendances musicales du moment ! Par conséquent, il est régulièrement critiqué pour être une vitrine de la musique commerciale. On y entend surtout des ballades folk ou pop, du rock, ponctuellement des musiques plus traditionnelles ou lyriques. Depuis quelques années, le rap, le dubstep, les musiques électroniques ont fait leur apparition. L’Italie s’est aussi risquée en 2011 à proposer du jazz, avec une certaine réussite : Raphael Gualazzi est arrivé second !

Mais la plus grosse et décoiffante sensation eut lieu en 2006 avec la (première) victoire de la Finlande qui avait envoyé cette année-là un groupe de monster metal, Lordi !

Comment fonctionne le concours ?

Depuis 2005 et en raison du nombre croissant de pays participants, des demi-finales ont été ajoutées, organisées le mardi et le jeudi précédent le concours, pour désigner les 25/26 pays admis à concourir lors de la grande finale du concours de l’Eurovision.

Certains pays sont exemptés des demi-finales : les cinq pays contribuant le plus financièrement à l’Union européenne de radiodiffusion (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni) ainsi que le pays ayant remporté la précédente édition, qui est également le pays organisateur. Cette année, il s’agit de la Suède (victoire de Loreen).

Image de prévisualisation YouTube

Lorsque chacun des participants a assuré sa performance, une fenêtre de vote quinze minutes s’ouvre, pendant laquelle les spectateurs sont invités à téléphoner ou envoyer des sms pour soutenir leur artiste préféré. Depuis cette année, le vote est possible via une application iPhone. Un téléspectateur ne peut (évidemment) pas voter pour son propre pays.

Comment sont comptabilisés les points ?

Chaque pays participant attribue des points à ses dix artistes/pays préférés, par ordre croissant : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 puis 8, 10 et enfin les fameux « douze points / twelve points » au pays plébiscité.

Le vote du public est pondéré de moitié par un vote réalisé par un jury national professionnel, ce qui a tendance à minimiser les effets géographiques et culturels… au grand dam des pays avec une forte diaspora ! La révélation du partage des votes entre jury et public est d’ailleurs souvent l’occasion de constater combien les goûts peuvent être différents entre les deux corps électeurs : la France, classée dernière du public avec un zéro pointé, avait reçu 85 points et la 13e place du jury. Pour autant, ils s’accordent le plus souvent sur le nom du gagnant.

Mais alors, le pays qui a le plus de connexion avec ses voisins gagne forcément !

C’est une critique couramment avancée, celle de l’émergence d’une « Eurovision des pays de l’Est ». L’alliance stratégique réciproque entre Chypre et la Grèce, ou le Danemark et la Suède est une constante des concours Eurovision.

À bien regarder les derniers vainqueurs, il faudrait plutôt faire partie de l’Europe du Nord pour avoir de meilleures chances de l’emporter. Par ailleurs, le tableau des scores montre que pour remporter le concours Eurovision, un pays peut rarement se contenter de ne récolter que les 12 points de sa diaspora ou de ses voisins : il lui faut le plus souvent recueillir un maximum de points de l’ensemble des pays participants ! Tous les pays, sauf l’Italie, avait donné au moins trois points à la gagnante de l’année dernière.

Les artistes qui y participent sont-ils connus ?

La plupart le sont d’abord et avant tout dans leur propre pays. Ces dernières années, beaucoup des candidats sélectionnés ont d’abord participé à une émission nationale de télé-crochet comme la Star Académie ou la Voix (c’est le cas de la candidate française de 2013, Amandine Bourgeois, gagnante de la Nouvelle Star) ou au cours d’une émission spéciale.

Mais il arrive aussi que des pays envoient des stars : cette année, les artistes les plus connus sont Cascada, pour l’Allemagne, et Bonnie Tyler, pour le Royaume-Uni.

Notons que l’artiste sélectionné n’a pas besoin d’être de la nationalité du pays qu’il représente. Ainsi – et cela peut intéresser nos amis canadiens – Natasha Saint-Pier a représenté la France en 2001 et Céline Dion a remporté l’Eurovision en 1988 pour… la Suisse ! Parmi les autres « grands » gagnants, on peut citer ABBA (1974), Johnny Logan, dit Mr Eurovision (1980, 1987 et 1992 comme compositeur) ou Toto Cutugno (1990).

En quelle langue chantent les artistes ?

Cette règle a changé à plusieurs reprises au fil des éditions et est l’une des plus discutées. Actuellement, un artiste peut chanter dans n’importe quelle langue, y compris régionale voire purement imaginaire, plusieurs pays se sentant désavantagés en raison de la « complexité » de leur langue. De fait, la plupart des artistes chantent en anglais.  certains introduisent un couplet en anglais dans leur chanson interprétée dans leur langue natale, d’autres (comme l’Espagne, la France, l’Italie, la Serbie…) se font presque un devoir de chanter dans leur(s) langue(s).

L’anglais est la langue qui a le plus apporté de victoires (25) devant le Français (14). Il faut remonter à 2007 pour trouver la victoire d’une chanson non-anglophone : Molitva, chantée par Marija Šerifović. Il s’agissait alors de la première participation du pays.

Image de prévisualisation YouTube

Une règle ? Il y a d’autres règles ?

Oui, parmi lesquelles :

  • La chanson ne peut dépasser trois minutes.
  • Il ne peut y avoir plus de six personnes (choristes ou danseurs) sur scène.
  • Les artistes ne peuvent être âgés de moins de 16 ans, et ce quelques années après que la victoire de la jeune Belge Sandra Kim ait provoqué une affluence d’ados chanteurs. Il existe néanmoins un concours Eurovision de la chanson junior, nettement moins suivi et auquel participent moins de pays, mais fonctionnement sur un principe similaire.

Quels sont les candidats à suivre pour cette année ?

Outre les performances des stars Bonnie Tyler (Royaume-Uni) et Cascada (Allemagne), il faudra suivre la candidate danoise, Emmelie de Forest, grande favorite des bookmakers et des fans cette année : sa chanson, Only Teardrops.

Image de prévisualisation YouTube

Autre moment attendu : le passage de la candidate finlandaise Krista Siegfrieds qui termine sa chanson Marry me en embrassant sa choriste ; il s’agit du premier baiser « lesbien » présenté à l’Eurovision et ce n’est pas sans susciter des réactions négatives dans certains pays d’Europe où les droits des personnes LGBT sont peu respectés.

Votre serviteur étant particulièrement déçu de l’élimination en demi-finale d’Israël et de Saint-Marin (écoutez-les tout de même !), il encouragera malgré tout cette année encore un « petit » pays, en l’occurrence Malte, représenté par Gianluca Bezzina, qui chantera Tomorrow.

Image de prévisualisation YouTube

Au rayon des performances des performances improbables, on peut compter sur un vampire contre-ténor roumain ou un géant portant la chanteuse ukrainienne. Un extrait de chacune des 39 chansons présentées pour cette 58e édition est visible dans cette vidéo :

Image de prévisualisation YouTube

Ailleurs sur la toile : deux articles du Point : L’Eurovision, ce grand soap opera et l’Eurovision, une affaire de mauvais goûts ; un article de Stephen Spillane (en anglais).

Écouter sur Spotify toutes les chansons gagnantes de l’Eurovision.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Culture et Histoire
Tags
Culture, Culture et Histoire, Europe, Eurovision, Média, Musique
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Photo du mois – Septembre 2012 – Jeux de mains – La musique au bout des doigts

Titem | 15 septembre 2012

La rentrée est déjà passée, c’est l’heure de La Photo du Mois. Il fallait bien que cela arrive une fois (et ce sera sans doute la seule compte tenu du nombre de personnes qui sont maintenant inscrites à cette opération de blogueur) : c’est à votre serviteur qu’est revenue la tâche de choisir le thème et j’ai opté pour « Jeux de Mains » une expression régulièrement utilisée par ma mère et qui ouvre bien des perspectives !

À mon grand regret, si j’adore la musique, je n’ai jamais appris à en jouer. Il n’est peut-être pas trop tard. Aussi, de retour de voyage, un ami m’a ramené ce drôle d’instrument que j’essaye (tant bien que mal !) de maîtriser : saurez-vous le reconnaître ? Réponse (sonore en vidéo, pour vous montrer le fonctionnement de la bête) en-dessous du bloc des participants !

Photo du mois - septembre 2012 - Jeux de mains - Musique au bout des doigts

Quelques petits indices tout de même : comme le T-shirt, ça vient du Brésil et GOPE n’est que la marque de cet instrument à vibration que l’on entend, au Carnaval de Rio mais aussi au début des chansons 1800 Colinas de Beth Carvalho ou Feitiço Da Vila, de Martinho da Vila.

Bravo à l’avance pour votre participation à ce thème qui j’espère vous aura plu ! À quels jeux de mains nous ont convié nos amis bloggueurs ? Ce mois-ci, allez visiter les blogs de : El Padawan, Viviane, Dorydee, Marmotte, LaGodiche, Gilsoub, Agrippine, Une niçoise, Mgie les bons tuyaux, Tambour Major, Lesegarten, Emma, Céline in Paris, Cherrybee, Dreamteam, Louiki, Testinaute, Dr CaSo, Lhise, Marianne, Batilou, Oryann, M, La Papote, N, Karrijini, Laurent Nicolas, Les petits supplices !, François le Niçois, Akaieric, Cessna, oui !, Stéphie&lesCacahuètes, 100driiine, Dame Skarlette, Les voyages de Lucy, Sébastien, Lost in London, Carnet d’une Réunionnaise, J’adore j’adhère, Le Mag à lire, jen et dam, Melting Pot, La Fille de l’Air, Anne, Gizeh, Sephiraph, Lucile et Rod, Violette, Carole In England, Cynthia, Pilisi, DelphineF, Ava, Nicky, M.C.O, Arwen, Stephane08, Berliniquais, Jean Wilmotte, Champagne, Anne Laure T, Pat Québec, Véro Beramelo, Vanilla, Alice Wonderland, Lisa adore, Mamysoren, Un été Sans Fin , Lavandine, Céliano, Les voyages de Seth et Lise, Où trouver à Montréal ?, Cathy, Filamots, E, La Messine, Bestofava, Leviacarmina, The Mouse, Coco, Caro, Sophie Rififi, Laure, Annick, Nathalie, Clara, Manola, Café créole, Carnets d’images, Lo, Elapstic, A&G, La Parigina, Alban, La Nantaise, La Flaneuse, Olivier, Skipi, Anita, Cocosophie, magda627, Nataru, Galinette, Les zinzins, Chris et Nanou, Louisianne, Narayan, Tsuki, Kyoko, Kob, LaFamilleD , Ori, Un jour une rencontre, Cara, Fanfan Raccoon, Lyonelk, Hibiscus, Maïder, David et Mélanie, Cricriyom from Paris, André(eric)Fernandes, Cindy Chou, Escapade en Tunisie, Renepaulhenry, Vickie in the sky, Xoliv’, Alexanne, Sinuaisons, Xavier Mohr, Cekoline, Krn, Frédéric, Lauriane, Mistinguett, AnneSoPhotos, Anne-Cécile, Guillaume, Blogoth67, Alexinparis, Dan, Mon p’tit boudoir : Mot de passe : mon/ptitboudoir.

Lire la suite »

Commentaires
23 Commentaires »
Catégories
Le blog
Tags
Musique, Photo du mois, Titem
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Photo du mois – Décembre 2011 – Bancs publics – C’est en septembre… (à Cannes)

Titem | 15 décembre 2011

Dernière photo du mois avant cette nouvelle année ! Claude nous propose un thème d’actualité, car nous dit-il), en grand amateur de Georges Brassens (décédé il y a 30 ans, le 29 octobre précisément) il nous propose le thème « bancs publics ». Et comme j’aime beaucoup la chanson, je réponds à Claude avec une autre chanson d’un personnage du Sud de la France : Gilbert Bécaud.

Habitué de passer mes vacances en Bretagne, je n’ai eu qu’une seule fois l’occasion de me rendre sur la Côte d’Azur, pour rendre visite à mon ami Moqueur Poli, originaire de Cannes. Outre la fameuse Croisette, les hôtels de luxe et le fameux Palais du Festival, j’y ai découvert une ville plutôt charmante : son quartier « historique » juché sur les hauteurs de la Ville, le Suquet, les petites ruelles étroites avec ces magasins et ces épiceries, le Port avec quelques bons restaurants où l’on peut savourer la pêche du jour… J’ai eu de la chance de m’y rendre à la fin de l’été, en septembre. Il y avait bien moins de touristes que je ne l’aurais imaginé et les habitants, comme ces joueurs de pétanque, reprennent progressivement possession de leur ville, et s’adonne à ce sport que l’on dit si typique de la Provence de Pagnol – mais auquel on joue aussi sur la Côte d’Azur : la pétanque.

Photo du mois - décembre 2011 - Bancs publics - Pétanque à l'ombre Septembre Cannes

Séjour très agréable où j’ai découvert la région de mon ami, qui m’a aussi fait connaître cette chanson de Gilbert Bécaud, qui parle au coeur de beaucoup d’Azuréens car « c’est en septembre que mon pays peut respirer » et que l’on peut prendre mieux le pouls de la ville.

Image de prévisualisation YouTube

Sur quels bancs publics se sont assis nos amis blogueurs ? Vous le saurez en allant leur rendre une petite visite ! Ce mois-ci : Le-Chroniqueur, Viviane, La Flaneuse, Frankonorsk, Manola, Hugo, Mérantaise, Nolwenn, Surfanna, Aparça , L’azimutée, Céline in Paris, La Madame, Frédéric, Cherrybee, Vanilla, Carnets d’Images, Stephane08, La Godiche, Un jour-Montreal, Thib, Dorydee, Kyn, Shandara, Urbamedia, Karrijini, M, A&G, Mamysoren, Laurabreizh, Aurélie, Dr.CaSo, Onee-Chan, Boopalicious, Une niçoise, Clem et Chat, Le Mag à lire, Laure, Lhise, Belbe, Tam, Florian, Jen et dam, hibiscus, floflo, Alice, Guillaume, Isabelle, Cekoline, Ines meralda, Marion, Le Loutron Glouton, Anne, Noon, Anne Laure T, Doréus en Alberta, The Mouse, Stéphie & les Cacahuètes, Françoise Notfar, Bestofava, Ava, Gilsoub, Muni57, Fabienne, Sébastien, Nora, Alex, La Parigina, Ori, Filamots, Les voyages de Seth et Lise, Caro, Agnès, Niwatori, Céline, Alexanne, M’dameJo, Celiano, lesegarten, Xavier Mohr, magda627, Cathy Brocard, Jean WILMOTTE, Clara, Caroline, blogoth67, Cindy Chou, Lauriane, Lucile et Rod, Galinette, Olivier, Glose, Marie, 4 petits suisses dans un bol de riz, Emma, M.C.O, Claude, Nathalie, Meyilo, La Papote, Sephiraph, Rene paul henry, Cynthia, Sprout©h, LE BOA BLEU , Carole In England, Terhi, Sinuaisons, Nomade57, Doremi, Gizeh, Edegan, E, Calamity Scrap, François, Tambour Major, El, Aude, le via carmina, Maureen, La Fille de l’Air, Babou, Où trouver à Montréal? , Champagne, Choupi, Mandy, Krn, florianL, 100driiine.

Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question ? Contactez Olivier.

Commentaires
13 Commentaires »
Catégories
Le blog
Tags
Arbre, Banc, Cannes, Chanson française, Côte d'Azur, Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Musique, Ombre, Pétanque, Photo du mois, Sport
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

The B-52′s en clôture du Festival International de Jazz de Montréal

Titem | 12 juillet 2011

Dernier épisode de ma série consacrée au Festival International de Jazz de Montréal !

Quand je pense aux B-52’s, j’ai en mémoire une séquence très particulière (saison 2, épisode 7) de la série américaine Queer as Folk où Brian, le séducteur invétéré, rappelle sciemment à son amie Lindsay, déçue de voir sa fête gâchée par l’absence de ses parents, le souvenir d’une précédente soirée ratée qui s’était finie sans dessus-dessous, les invités se déchaînant sur du B-52’s après que celui-ci ait glissé de la drogue dans le bol de punch. C’est alors que l’on entend les cris de joie des invités aux premières notes de Love Shack des B-52’s.

C’est justement le groupe pop-psyché athénien (oui vous avez bien lu, d’Athens en Géorgie, la même ville dont sont originaires les groupes R.E.M ou Of Montreal) qui devait clôturer le Festival International de Jazz de Montréal dans une ambiance que l’on imaginait survoltée. Ce n’est certes pas du jazz, mais ce festival-là est ouvert à bien d’autres styles musicaux. Arrivé une heure à l’avance, je ne pouvais que constater que la Place des Festivals était déjà noire de monde !

Ils ont ainsi offert une heure et demie de concert, alternant anciens succès et extraits de leur dernier album, Funplex. Si physiquement, ils ont bien vieilli (30 ans de carrière !) et qu’on les a connus dans des tenus beaucoup plus excentriques, leurs voix elles, n’ont presque pas changé et ils demeurent toujours aussi facétieux. En particulier Fred Schneider, dont le sprechgesang est si reconnaissable.

Mais également les chanteuses Cindy Wilson et Kate Pierson, qui ont régalé le public de leurs vocalises.

Sans oublier le guitariste Keith Strickland ! Saviez-vous d’ailleurs qu’il était à l’origine le batteur du groupe et qu’il a remplacé à la guitare le frère de Kate Pierson, Ricky, décédé en 1985 ?

Malgré le nombre de personnes et l’énergie du groupe, la Place des Festivals a mis du temps avant de se transformer en piste de danse géante. Pourtant pas besoin de drogues pour soulever la foule avec leur pop festive. Un débat s’en est suivi sur différents sites, comme Le Devoir : est-ce le groupe qui a manqué de punch ou le public qui a manqué de répondant (et de place pour se déhancher) ? Je pencherais pour la 2e réponse, ou comme le disait Gizelle Smith lors de sa performance la veille « You’re nice, but you’re too calm ». L’artiste donne d’autant plus si le public est réceptif, et celui n’a pas manqué d’applaudir et de hurler sa joie… mais pas plus.

Il aurait fallu attendre la toute fin du concert avec leurs méga-tubes Love Shack, puis après le rappel Planet Claire et Rock Lobster pour que le public commence à se lâcher, plus ou moins timidement selon l’endroit de la foule.

L’événement ne pouvait pas se terminer sans feu d’artifices ! Rendez-vous l’année prochaine, peut-être !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
B-52's, Canada, Festival, Festival international de Jazz de Montréal, Montréal, Musique, Quebec, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Mon Festival International de Jazz de Montréal 2011 (3)

Titem | 10 juillet 2011

Troisième et avant-dernier billet de ma série consacrée au Festival International de Jazz de Montréal et les concerts auxquels j’ai assistés, avec une sélection entièrement féminine mais pas entièrement jazz.

Elle a la voix grave et puissante à la fois, sensuelle et plaintive d’une chanteuse de fado, mais Magos Herrera vient du Mexique et son dernier album, Mexico Azul célèbre le jazz mexicain des années 1930 et 1940, bien qu’elle chante également en portugais et en anglais. Les médias la présentent comme l’une des plus belles voix de l’Amérique Latine et les frissons d’émotion qu’elle procure de même que l’accueil qu’elle a reçu à Montréal n’en font pas douter.

A découvrir absolument ! Ecouter Luz de Luna, extrait de son dernier album.

Les deux derniers albums de cette chanteuse ont beaucoup fait parler d’eux au Canada, en particulier celui de reprises de chant de Noël. Susie Arioli est l’une des chouchous du public de ce Festival où elle se produit régulièrement. On ne peut nier sa voix douce et sa générosité sur scène, mais pour ma part, j’étais encore sous le charme de la voix plus intense de Magos Herrera…

Ecouter des extraits de son album Night Lights.

Je suis abonné (entre autres) au podcast du chroniqueur musical de France Inter Didier Varrod, lequel avait consacré une semaine spéciale aux révélations rock au féminin : l’avenir du rock français passe par ses filles jeunes et bourrées de talent qui secouent le genre musical. Et pour le blues, on peut compter sur Nina Attal qui, malgré la pluie, a tenu en haleine les spectateurs venus en nombre la voir chanter, bouger et gratter sa guitare frénétiquement. On a peine à croire que ce brin de jeune fille puisse dégager autant d’énergie et de décibels, c’est pourtant bien vrai et ça force l’admiration.

Ecouter des extraits de son album Urgency sur son site Internet.

Je ne connaissais pas (encore) Gizelle Smith, la «  golden girl of funk  » dont pourtant le Working Woman de son dernier album, fait danser les dans les clubs du monde entier. Ou comment vous faire réconcilier avec le funk de années 1970 par sa voix pêchue et le groove de ses musiciens. Dommage que le public montréalais n’est pas réagi avec autant d’enthousiasme – à cause de la pluie ? – en dépit des efforts de la Londonienne.

L’écouter sur son Myspace.

La saxophoniste et clarinettiste Sophie Alour vient de Quimper, ça ne peut dont être que quelqu’un de bien (je sais, je ne suis pas impartial : j’adore le pays bigoudin). Malgré le décalage horaire, étant arrivée la veille spécialement pour le Festival, elle a livré une prestation pleine de caractère et de personnalité et les critiques autant que les musiciens avec lesquels elle a collaboré célèbrent son « son de velours », sa touche personnelle.

L’écouter sur Spotify.

En espérant que vous ferez comme moi d’heureuses découvertes parmi ces artistes, il ne me reste plus qu’à vous parler d’un seul concert, mais lequel ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
Canada, Festival, Festival international de Jazz de Montréal, Jazz, Montréal, Musique, Quebec, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Mon Festival International de Jazz de Montréal 2011 (2)

Titem | 7 juillet 2011

Suite de ma série de billets sur les concerts auxquels j’ai assistés et que j’ai apprécié au Festival International de jazz de Montréal.

Si je vous disais « ils sont jeunes et pleins de talents », cela ne serait pas original, mais ça n’en demeure pas moins vrai avec The Alex Goodman Quartet. La vingtaine à peine, et déjà 3 albums à leur actif, ils proposent un jazz entraînant et mature, porté par la dextérité de leur leader guitariste. Le mieux c’est encore de les écouter !

Si vous pensiez que le banjo est un instrument réservé à la country américaine et qu’on en fait vite le tour, n’hésitez pas à réviser votre jugement on vous laisser bercer par l’instrument du canadien Jayme Stone (lequel possède un site super sympa que je vous invite vivement à consulter !). L’artiste a voyagé en Afrique, continent d’origine du banjo (et oui !) et il y a notamment travaillé avec le koraïste Vincent Sissoko. Son dernier album, Room of Wonders est nommé aux Juno dans la catégorie meilleur album instrumental.

Comme pour Bomata dont je vous ai parlé hier, son instrument sait se faire polyglotte et parler la langue musicale de divers pays, de l’Italie, des Balkans, de la Méditerranée ou de l’Amérique. Et vous l’aurez compris, la musique qui vous fait vous évader, j’aime cela !

Les membres du groupe Koptor viennent pour la plupart du Danemark, hormis le batteur. Même s’ils se sont montrés relativement peu expansifs et chaleureux durant leur concert, tel n’était pas le cas de leur musique, complexe et envoûtante, qui nous fait passer par toute une palette de sentiments divers. Si d’aventure je retrouve sur la toile une de leur pièce, je n’hésiterais pas à la partager.

Je vous parle volontiers de La Excelencia même si je ne suis pas un grand amateur de salsa car j’ai l’impression que ce style musical est particulièrement apprécié au Québec. Nombre de personnes que je connais, canadiennes ou immigrés, pratiquent ici cette danse en école ou lors des soirées spéciales dans les nombreux bars-boîtes de la ville. La proximité de Cuba y est peut-être pour quelque chose.

Les nombreux cuivres de cette formation américaine ont donné une tonalité particulièrement chaude à leur salsa sur laquelle la foule n’a pas hésité à danser.

Sans doute l’un de mes coups de coeur du festival, avec Jayme Stone ou Laila Biala dont je vous ai parlé hier, j’ai nommé Misses Satchmo. Satchmo, pour ceux qui ne le sauraient pas, est le surnom de la légende de la trompette Louis Armstrong. Les deux jeunes filles (une trompettiste et une pianiste) et leaders de la formation, accompagnées d’un contrebassiste et d’un batteur, ont choisi de réinterpréter le répertoire classique du maître et d’autres musiciens jazz de l’immédiat après-guerre avec ce petit grain de folie et de charme qui ont immédiatement emballé le cœur du public. Leur album est sorti juste à temps pour le Festival de Jazz de Montréal.

Elles seront présentes dans un grand nombre de festivals au Québec, cela vaut vraiment le déplacement. Parmi leurs reprises, You Rascal You (version originale du Vieille Canaille de Serge Gainsbourg) ou de l’incontournable The Man I Love des frères Gershwin, Georges et Ira.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
Canada, Culture, Festival, Festival international de Jazz de Montréal, Jazz, Montréal, Musique, Quebec, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Mon Festival International de Jazz de Montréal 2011 (1)

Titem | 6 juillet 2011

Résultats du baccalauréat, Tour de France, Festivals de musique… Ceux restés dans l’Hexagone ont sans doute remarqué ce petit goût de vacances : l’ambiance se détend, la chaleur invite à profiter du soleil pour prendre un verre en terrasse ou pique-niquer. Et bien à Montréal, c’est la même chose ! Après les Francopholies où j’avais fait un petit tour, j’attendais avec beaucoup d’impatience de pouvoir profiter du Festival International de Jazz de Montréal, autre facette du Montréal estival. Moqueur Poli m’avait tellement parlé de l’atmosphère chaleureuse de ce festival où la ville vibre au rythme de la musique d’artistes venus du monde entier. Montréal est décidément la ville de toutes les cultures qui rendent néanmoins cette ville unique.

L’émission de France 2 Télématin y consacrait un reportage. Le Festival passe effectivement pour l’un des plus célèbres et fréquentés du Monde. Un inconvénient diront certains (mais en est-ce vraiment un ?) lors de ce Festival de Jazz, on ne joue justement pas que du jazz… Mais également du blues, du swing et d’autres musiques du monde.

Cette année, c’était le 32e Festival et plusieurs centaines de concerts étaient organisés, dont deux tiers de gratuits proposés sur des scènes extérieures. Je ne les ai bien sûr pas tous vus, mais avec la quinzaine de concerts à laquelle j’ai assisté, j’ai tout de même découvert ainsi de nombreux artistes que je vous propose de mieux connaître également : cela vous permettra peut-être d’alimenter votre lecteur MP3 de nouveaux sons à savourer sans modération sur la plage.

J’ai d’abord fait le tour des installations du Festival, pour me rendre compte qu’étaient présents les radios Espace Musique et FIP, avec respectivement les animateurs Stanley Péan (également écrivain et blogueur) et Luc Frelon (en photo, qui entourent le patron de FIP, Julien Delli Fiori), pour une émission commune, Quand le Jazz est là.

Des artistes venaient s’y produire en direct, accompagnés de musiciens locaux – là, c’est le contrebassiste montréalais Michel Donato qui était invité.

Règle n°1 dans un Festival : si ce que vous écoutez vous plait moyennement, promenez-vous ailleurs, on ne sait jamais, vous pourriez faire d’heureuses découvertes. Résultat : je suis tombé sur Group Doueh, un groupe de musique sarahouie. Doueh est le surnom du leader du groupe, le guitariste Bamaar Salmou dont la virtuosité l’ont fait comparer à Jimi Hendrix, duquel il s’inspirait durant sa jeunesse. Il joue également du tinidit, instrument traditionnel à quatre cordes et cela en famille, puisque sont également présents sur scène son épouse au chant et son fils au clavier ! Leur musique est au carrefour des chants traditionnels et de sonorités rocks. Si peu de personnes devaient connaître ce groupe avant de les voir, ils ont en tout cas eu franc succès en faisant danser le public présent en nombre sur leur musique hypnotique.

A écouter : Zayna Jumma, extrait de l’album éponyme.

Un peu plus classique (quoique) : le musicien montréalais Richard Gagnon choisissait de se présenter au Festival de Jazz avec sa formation de 5 autres trombones : Trombone Actions, après avoir joué pour les plus grands noms du jazz montrélais. Et loin d’être une fanfare cacophonique, cet ensemble fait une place d’honneur à cet instrument mythique des jazz band pour en révéler toutes ces subtilités. Le résultat était une musique enlevante, un swing des plus entraînants et un vrai plaisir d’écoute.

Plusieurs morceaux sont à l’écoute sur cette page du site de l’artiste.

Le groupe Bomata est lui aussi une incitation au voyage ; leur jazz est au carrefour du Monde comme si leurs instruments se mettaient à parler en langues étrangères et où chacun parviendrait à se comprendre. On retrouve ainsi des tonalités méditerranéennes grâce notamment à la panoplie d’instruments de leur percussionniste Ziya Tabassian, des accents klemzer de leur contrebassiste Jean-Félix Mailloux (également compositeur) d’un tour des Balkans avec le clarinette Guillaume Bourque.

Plusieurs extraits de leur album sont écoutables et téléchargeables ici.

Finissons avec la jolie pianiste Laila Biali. Certains lui prêtent un petit air de ressemblance avec Céline Dion, mais elle fait bien partie de cette génération de pianistes nord-américaines pleines de talents et de charme. Venue de Vancouver, elle a notamment été remarquée par Sting et Suzanne Vega et son album est nominé aux Juno dans la catégorie Album jazz vocal de l’année. Un vrai moment de plaisir, avec notamment une belle reprise de la chanson Let Go de Frou Frou.

N’hésitez pas à faire un tour sur son Myspace pour mieux connaître sa musique et apprécier également sa voix claire et chaleureuse.

Et vous, avez-vous aimé ces concerts ou en avez-vous vu d’autres ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage, Culture et Histoire
Tags
Canada, Culture, Festival, Festival international de Jazz de Montréal, Jazz, Montréal, Musique, Quebec, Voyage
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Comme dans mon Nord, des géants pour la Fête Nationale du Québec à Montréal

Titem | 25 juin 2011

Si le Québec était en fête hier pour la Fête Nationale du Québec, tel n’était pas le cas de la météo : de la pluie par intermittence, un ciel gris. Le temps n’invitait pas à la fête, pas plus que les derniers résultats aux élections fédérales, me confiait un ami québécois. Et pourtant, quelques milliers de Montréalais se sont regroupés le long de la rue Sherbrooke pour assister aux défilés de géants.

Le Nordiste que je suis n’est pas dépaysé : presque chaque ville du Nord-Pas-de-Calais possède le sien (dans ma ville, il s’agit de Rigobert). Mais à Montréal, ce n’est pas un, mais plusieurs géants qui se sont succédé, chacun représentant une part de l’histoire de la Belle Province, dont un homme sur l’un des chars comptait les faits et gestes : « Je me souviens de ces hommes et de ces femmes… ».

On l’appelle la Fête Nationale du Québec, mais également la Saint Jean-Baptiste, puisqu’elle a lieu le 24 juin, où l’on célèbre également le saint patron du Québec. Une recherche m’a ainsi appris que lors d’un repas organisée par des patriotes le… 24 juin 1834, les convives décidèrent d’établir Saint Jean-Baptiste saint patron des Canadiens (qui désignaient alors les francophones de cette colonie britannique). La société de défense des intérêts des francophones prendra le nom de Société Saint-Jean-Baptiste quelques années plus tard. Il faudra attendre 1908 et la bénédiction d’un autre saint, Saint Pie X, pour qu’officiellement aux yeux de l’Eglise, Saint Jean-Baptiste devienne le saint patron des Canadiens francophones, et encore 1977 pour que le gouvernement péquiste établisse le 24 juin comme la Fête Nationale du Québec.

Ce fut donc ma première Fête Nationale du Québec. J’y suis allé accompagnée d’une amie d’enfance ainsi que de son chum, mais je n’étais pas le seul à la fête : j’ai également croisé les Guillaume, Dorydee y était également et Olivier, par procuration et à plus de 6000 kilomètres de là, célébrait la fête nationale en affichant ses couleurs.

Tiens, saurez-vous reconnaître ses trois géants-là ?

Contrairement à la France où les officiels, pour faire parler d’eux dans les médias, prennent la tête du cortège, plusieurs personnalités ont pris place dans des véhicules qui circulaient à l’intérieur du défilé : des animatrices comme Mitsou (que je connais grâce à Marc Labrèche, comme bien d’autres célébrités du petit écran québécois !), des auteurs, des footballeurs de l’Impact de Montréal (qui n’avaient pas choisi de monter dans de vieux bazous). Et en toute fin de cortège, les personnalités politiques ! J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé mon professeur de droit international. En revanche il y avait l’ancien Premier Ministre du Québec Bernard Landry, le maire de Montréal Gérald Tremblay, l’ancien chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe…

Ainsi que la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, la chef de l’opposition officielle péquiste à l’Assemblée Nationale du Québec, Louise Harel, ainsi que Vivian Barbot – que j’avais plusieurs fois interviewée lors de mon stage - ancienne députée bloquiste de la circonscription de Papineau, aujourd’hui détenue par… Justin Trudeau, fils de l’ancien Premier Ministre du Canada.

Une fois que tous les géants eurent défilé, mes amis et moi nous nous sommes rendus jusqu’au parc Maisonneuve. En chemin, nous sommes passés devant le Stade Olympique, entourés non plus des drapeaux du Monde mais des drapeaux du Québec.

Au Parc Maisonneuve, c’était un peu la ducasse, comme on dit dans le Nord : des manèges, des baraques à frites poutines où l’on vend également des snacks, des bières et des barbes à papa… Mais également une grande scène pour fêter en musique la Fête nationale. Nous avons ainsi vus les répétitions, avec Rufus et Martha Wainwright qui ne connaissaient visiblement pas leurs paroles, l’acteur et animateur de Tout le Monde en parle Guy A. Lepage qui annonçait les artistes et testait ses blagues sur le public et a également poussé la chansonnette, un Eric Lapointe rocker tatoué comme un biker (je préfère l’autre Lapointe, Pierre !) et d’autres encore.


Mais également une star de la chanson québécoise que les Français connaissent pour au moins une chanson et que les immigrants français ont peut-être entonné par amusement.

Je suis curieux de voir ce que vont donner les festivités de la Fête Nationale… du Canada, la semaine prochaine, ici au Québec ! C’est le jour que près d’un quart des Québécois choisit pour déménager, les baux se finissant le plus souvent le 1er juillet. Et compte tenu de l’écart toujours grand entre les « deux solitudes » (francophones et anglophones), je crois que l’on continuera encore longtemps de fêter « sa » fête nationale, chacun de son côté.

Ailleurs sur la toile : le podcast Les Enjeux internationaux, sur France Culture, au sujet du Québec, à l’occasion de la Fête Nationale.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
Canada, Culture et Histoire, Eric Lapointe, Géants, Gérald Tremblay, Gilles Duceppe, Histoire du Québec, Montréal, Musique, Nord, Nord-Pas-de-Calais, Politique, Quebec, Robert Charlebois, Rufus Wainwright, Vivian Barbot
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

A Montréal, la fête de la musique dure tout l’été !

Titem | 22 juin 2011

Vous l’avez peut-être vécue (ou supportée) en vous promenant dans votre quartier ou en regardant la télé : hier avait lieu la Fête de la Musique ! J’en ai profité pour parler de deux artistes que j’ai découverts cette année et que j’écoute beaucoup en ce moment : le pianiste italien de jazz  Raphaël Gualazzi et la chanteuse folk lituanienne Alina Orlova.

J’ai néanmoins été surpris de voir l’absence de cet évènement populaire à Montréal, alors qu’il semble fréquent dans les pays/régions francophones. Bien sûr, ci et là des musiciens se produisaient dans des bars, mais aucun événement majeur ne semblait prévu et aucun site Internet visible ne regroupait l’ensemble des manifestations prévues.

Cela ne veut pas dire qu’à Montréal, on ne fête pas la musique, au contraire. Le retour du soleil et les nombreux festivals ou activités communautaires sont autant d’occasion pour les artistes en herbe, amateurs ou confirmés, de se produire. L’un des plus importants festivals de musique de la ville s’est ainsi terminé le week-end dernier : les Francopholies de Montréal, organisés dans le nouveau quartier des spectacles. Entre les buildings, des esplanades plus ou moins grandes, avec quelques espaces verts, permettent de monter une scène. Je n’ai pu m’y rendre que les trois derniers jours mais j’ai tout de même eu le temps de faire quelques découvertes musicales que je vous partage.

Peut-être lui avez-vous trouvé un air de ressemblance avec un autre chanteur, ce qui ne serait pas fortuit, puisqu’il s’agit de Pierre Souchon, fils de et frère de, qui achève la tournée de son album Piteur’s Friends. Des mélodies tendres sur la vie quotidienne, l’amour… et une communication établie avec le public. A écouter : L.A.O.T.

Avant le concert, j’avais croisé par hasard Christopher qui partait retrouver des amis pour voir le concert de Bernard Adamus, qui avait eu lieu juste après celui de Pierre Souchon. C’est apparemment l’une des coqueluches des Francopholies de Montréal, mais je n’ai pas du tout été séduit par sa musique folk-country et sa voix eraillée, pas toujours juste.

Ce qu’il y a de bien avec un festival, c’est que si l’artiste ne nous plaît pas, on peut partir à la découverte d’autres talents sur d’autres scènes. J’ai également fait chou blanc avec Atomique Deluxe, un groupe de rock belgo-français, dont le leader m’a rapidement agacé avec ses leçons de morale un peu faciles ; je n’ai pas non plus accroché sur la musique. En rock belge, ce ne sont pas les talents qui manquent : ma dernière découverte : The Tellers.

Du coup j’ai découvert la jeune (19 ans !) et jolie Ariane Brunet, dont j’ai apprécié la voix, proche de celle de Coeur de Pirate et les mélodies sucrées. Un vrai moment de fraîcheur. Elle a offert au public une version jazzy de « La vie en rose » très applaudie ! A écouter : Dimanche, extrait de son album Le pied dans ma bulle.

Le lendemain, une autre jeune chanteuse : Alecka. Grâce à sa voix, cette jeune fille peut se permettre tous les styles : folk, pop, rock, rap… Elle nous parle de son quotidien, de sa double identité (québéco-libanaise), avec des textes très personnels, co-écrits avec sa mère, écrivaine. A écouter : Choukran, extrait de l’album Alecka.

L’artiste suivant, j’attendais vraiment de pouvoir le découvrir suite à la présentation qu’en faisait les Francopholies de Montréal. Mais s’il n’y a aucun doute sur le fait qu’il respire le Brésil, Isaac Neto tire davantage son inspiration de Caetano Veloso (ils ont d’ailleurs la même guitare électrique !) que de João Gilberto. Sa musique a plus des accents de samba, de MPB, que de bossa nova. A écouter : Fazendo magica.

J’ai évité la foule qui se ruait pour voir le concert de la star Damien Robitaille et de ses invités (dont Ariane Moffatt, que j’aime bien) pour me laisser tenter par un spectacle plus intime, celui du groupe franco-manitobain, Les Surveillantes. Et j’ai eu raison ! Le public a immédiatement été séduit par leurs mélodies drôles et touchantes et la personnalité sympathique de ces jeunes gens. Pour un peu, on se serait cru dans une salle pour un concert acoustique, tant ils sont su plonger les spectateurs dans leur univers. A écouter : La force de la gravité, extrait de l’album La racine carrée du coeur.

J’ai terminé le festival par le concert de Kaliroots, groupe québécois de reggae, lequel rendait hommage à un artiste que j’aime beaucoup, Serge Gainsbourg, en interprétant quelques uns des morceaux de sa période reggae.

Avec en guest star, le rockeur Stefie Shock – si je n’avais pas accroché aux précédents albums de celui-ci, son dernier, La mécanique de l’amour, est vraiment à écouter, avec notamment une reprise de Zobi la mouche des Négresses Vertes.

Un seul regret : que la plupart des concerts ne durent qu’une heure, même si cela permet de voir de nombreux artistes. Et en attendant l’année prochaine, la musique continue à Montréal puisqu’il y aura des concerts pour la Fête du Québec (la Saint Jean-Baptiste), puis le Festival International de Jazz…. A Montréal, la fête de la musique dure tout l’été et vu le nombre de festivals, de musées et la diversité de la vie urbaine nocturne, la fête de la culture dure toute l’année.

Et vous, quels artistes avez-vous vu (et apprécié) lors de ces Francopholies ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Carnet de voyage
Tags
Brésil, Concert, Culture, Festival, Folk, Francopholies de Montréal, Montréal, Musique, Quebec, Reggae
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

La fantaisie jazzy de Raphaël Gualazzi

Titem | 20 juin 2011

Cet article a également été publié dans le webzine des Jeunes Européens, Le Taurillon.

L’Italie nous avait déjà donné le jazzman Paolo Conte et Raphaël Gualazzi pourrait bien avoir une carrière aussi brillante que son compatriote. Acclamé par la critique lors du Festival de San Remo et de l’Eurovision cette année, où il voulait montrer que le jazz avait toute sa place dans un concours populaire et a tenu à se concentrer sur la musique plutôt que la mise en scène, le natif d’Urbino a sorti son 2e album Reality and Fantasy, au début de l’année, six ans après le précédent. Le titre qui donne son nom a l’album a même fait l’objet d’un remix, présent sur la compilation Hotel Costes.

Image de prévisualisation YouTube

La formation classique acquise par Raphaël Gualazzi pendant huit ans au Conservatoire Rossini de Pesaro ont donné à Raphael Gualazzi une grande maîtrise de son instrument, lui autorisant toutes les fantaisies et les acrobaties, lui qui excelle dans le stride piano, où les mains du musicien font de « grands pas » sur le clavier. Résultat : un classique comme le Caravan de Duke Ellington devient un étourdissant moment de dextérité et de plaisir d’écoute.

Image de prévisualisation YouTube

Mais la musique de Raphael Gualazzi n’est pas que technique et intensité. Celui qui joue de sa voix comme de son instrument, pouvant être grave et éraillée ou aiguë peut également faire preuve de beaucoup de finesse et ainsi toucher au plus profond de chacun. Le jazz est ici revisité avec des influences plus modernes pour le divertissement de chacun.

Image de prévisualisation YouTube

Avec Reality and Fantasy, Raphaël Gualazzi vient rappeler que l’Italie demeure une terre de culture, inspirée et dynamique.

L’artiste sera en tournée cet été, présent dans de nombreux festivals en Italie et en France. Il se produira notamment au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine le 25 juin, à Nantes de 2 juillet, au Festival d’été Rhinojazz de Saint-Etienne le 29 juillet et le 30 au Festival Jazz en Liberté d’Andernos-les-Bains ainsi qu’au Festival Jazz en Touraine le 14 septembre.

Site officiel de Raphaël Gualazzi : http://www.raphaelgualazzi.com

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Culture et Histoire
Tags
Europe, Italie, Jazz, Le Taurillon, Musique, Raphaël Gualazzi
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

mai 2013
L Ma Me J V S D
« avr    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Articles récents

  • Le concours Eurovision pour les nuls… et les extra européens !
  • Pour en finir avec « l’épicurisme »
  • Leur grande faute morale : ne pas avoir pensé aux enfants
  • Mon engagement à Vues & Voix
  • L’un des rares Thibaut du Québec…
  • Montesquieu, ou égalité et corruption du principe de la démocratie
  • Chronique européenne 4 : le plan d’aide européen à Chypre

Catégories

  • Au gré de ma plume
  • Carnet de voyage
  • Culture et Histoire
  • Etats d'esprit
  • La dernière séance
  • Le blog
  • Le Fil de Titem
  • Mes activités
  • No Comment : les insolites
  • Retour de manivelle
  • Sur ma table de chevet

Commentaires récents

  • lavandine dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Cara dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • Tchatche dans Photo du mois – Décembre 2011 – Bancs publics – C’est en septembre… (à Cannes)
  • Photo Tuto dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin
  • filamots dans Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin

Nuage de tags

2007 Années 2000 Article publié Association Blog Canada Chypre Citoyenneté Culture Culture et Histoire Economie Education Elections Etat d'esprit Etats d'esprit Europe Famille Film américain France Homophobie Homosexualité Immigration Insolite Journal Communautaire Le Monde Journalisme Justice Montréal Musique Médias Nature Nicolas Sarkozy Nicosie, Chypre Photo du mois Photographie Politique Quebec Religion Reportage Société Sport Stage Titem Tourisme Union européenne Voyage

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

Actu européenne

  • CaféBabel
  • Coulisses de Bruxelles
  • EurActiv
  • Fabien Cazenave
  • Le Taurillon
  • Nosemonkey's EUtopia
  • Presseurop
  • Toute l'Europe

Actualités

  • Déchiffrages
  • Géopolitique – Pierre Rousselin
  • Magazine Diplomatie

Blogueurs

  • Ad Virgilium
  • Embruns
  • Koztoujours
  • Mainstream Philosophie
  • Maître Eolas

Humour

  • Boulet Corp
  • C'est la gêne
  • L'actu en patates

Sciences Po Rennes

  • Ah ça ira, ça ira, ça ira
  • Carnets de Route de Simgo
  • Horatio's blog
  • Le fil de Titem
  • Perspectives Géopolitiques
  • Une vie en Nouvelle France

Archives

rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox