Le bras de fer se poursuit à Parc Extension
Titem | 21 février 2008Avant de vous donner le contenu de cet article paru dans l’édition de février du Journal Communautaire Le Monde, je me permets d’ajouter une impression. L’article en question, traitant d’un sujet très sensible dans le quartier concerné, ne fut pas simple à écrire. Ce n’est pas de la fausse modestie, simplement le constat que sur un sujet qui suscite autant de passion, il était nécessaire de faire preuve d’un maximum d’objectivité, ce qui n’était pas simple, le CSSS de la Montagne étant plutôt sur la défensive, cherchant à apaiser les tensions et expliquer sa démarche, face à des accusations parfois graves (qui toutes n’ont d’ailleurs pas été reprises dans cet article). Les premiers retours sur cet aspect d’objectivité sont plutôt satisfaisants, néanmoins, et là, pour le coup, je peux en être satisfait.
Conseil d’administration houleux pour le CSSS de la Montagne ! Une trentaine d’intervenants communautaires de Côte-des-Neiges et de Parc Extension ont profité de la séance de questions du CA du 5 février pour contester une nouvelle fois le remplacement d’organisateurs communautaires par des agents de planification, de programmation et de recherche. Du côté du CSSS, on cherche à calmer les esprits.
Pendant une heure et demie, différents intervenants communautaires de Côte-des-Neiges et de Parc Extension se sont adressés aux administrateurs du CSSS de la Montagne pour protester contre la suppression des 10 postes d’organisateurs communautaires effective depuis le 10 décembre dernier.
Ainsi Jean Esseri, du Carrefour Jeunesse Emploi de Côte-des-Neiges, qui salue la création de 5 postes d’agents de planification estime qu’inversement «on n’enrichit pas des compétences en supprimant des postes appréciés par beaucoup. Le milieu est fâché, révolté par une telle décision». Une décision jugée unilatérale par Delfino Campanile, l’un des organisateurs communautaires remerciés : «Zéro discussion préalable, zéro réflexion, zéro interaction avec les professionnels et encore moins avec la communauté. On ne se sent pas respectés pour le travail accompli toutes ces années». Il annonce avoir recueilli en quelques jours les signatures de 416 personnes contre la décision du CSSS de la Montagne.
Marc Sougavinski, directeur général du CSSS, a tenu à répondre point par point aux griefs des intervenants communautaires. S’il dit comprendre leur malaise, puisqu’il n’est pas simple de se séparer de personnes dont il reconnaît les compétences, il souligne «que le CSSS a besoin de nouvelles expertises pour répondre aux besoins de la population». «Je vous mets au défi de me dire si, dans quelques mois, il n’y aura pas eu d’amélioration». Il rappelle également que cette décision concerne avant tout une restructuration propre au CSSS de la Montagne.
Il a invité les intervenants communautaires à poursuivre le dialogue, notamment avec M. René Grenier, récemment nommé adjoint par intérim au partenariat. «Cela ressemble à de l’improvisation. Nous l’avons rencontré, mais on ne juge pas d’un partenariat lors d’une réunion de trente minutes. Est-ce cela que vous appelez le dialogue ?», remarque Geneviève Ducharme d’Heberjeunes Parc Extension.
«Depuis cette décision, vous n’avez jamais été aussi absents du terrain», regrette Louise Leduc, de CPE Parc Extension. «Nous sommes en train de sélectionner les candidatures aux postes d’agent de planification», précise Marc Sougavinski. «Dans les semaines à venir, ils viendront à votre rencontre pour travailler avec vous et connaître vos attentes. Maintenant, je souhaite que vous nous appuyez dans ce sens», ajoute-t-il.
«Nos attentes ? Vous les connaissez : rendez-nous nos organisateurs communautaires !», lance alors à l’assemblée Louise Leduc, vivement applaudie. Parce ce qu’ils estiment que la confiance et le dialogue sont rompus, les intervenants communautaires ont décidé de sortir en bloc de la salle, avant la fin de la séance de questions.
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Une cinquantaine de ses amis et collègues d’Afrique au féminin et de la table de concertation des femmes de Parc Extension ont rendu hommage, le jour de son anniversaire, à Augustine Matumona, figure du quartier, décédée le 9 août dernier. Ce 28 novembre, elle aurait eu 56 ans. 





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