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Le blog de Titem… à Rennes : actualité, société, voyages
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Rennes – Régionales 2010 en Bretagne : et si on parlait d’Europe ?

Titem | 17 janvier 2010

La Maison de l’Europe de Rennes et Haute-Bretagne, les Jeunes Européens Rennes, le Mouvement Européen Ille et Vilaine ainsi que Sauvons l’Europe organisent un cycle d’auditions des principaux candidats têtes de listes aux élections régionales de mars 2010.

Ces auditions auront lieu toute cette semaine et débuteront à 20h00 chaque soir à l’Espace Ouest France, 38 Rue du Pré Botté à Rennes.

  • Lundi 18 Janvier : Guy HASCOËT (Europe écologie)
  • Mardi 19 Janvier : Bruno JONCOUR (Modem)
  • Mercredi 20 Janvier : Bernadette MALGORN (Majorité présidentielle)
  • Jeudi 21 Janvier : Jean-Yves LE DRIAN (Parti Socialiste)
  • Mardi 26 Janvier : Christian Troadec (Nous te ferons Bretagne)

Venez nombreux échanger avec ces candidats sur leur vision de l’Europe et de leur région !

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Conférence de Sylvie Goulard sur l’Europe en 2010 – Jeudi 7 janvier à l’IEP de Rennes

Titem | 5 janvier 2010

Si vous pensez que les députés européens sont des gens que l’on ne voit jamais, qu’on ne sait pas ce qu’ils font et que d’ailleurs cela va toujours à l’encontre de l’intérêt des citoyens… Si vous pensez que les députés européens sont à Bruxelles parce qu’ils ont été mis au placard, que comme Rachida Dati, l’Europe ne les intéresse pas car elle ennuyeuse,qu’elle n’est rien d’autre qu’un monstre bureaucratique qui n’a rien de démocratique…

Et même si au contraire vous avez une vision plus positive (et plus proche de la réalité !) de l’Europe, ce projet communautaire au service de 500 millions de citoyens, que vous croyez à la légitimité de l’Europe pour agir au quotidien sur le contenu de nos assiettes, notre liberté de circuler…

Alors cette conférence, qui que vous soyez, est de toute façon faite pour vous : Sylvie Goulard, députée européenne ADLE, viendra ce 7 janvier à 18h30 à l’IEP de Rennes (104 boulevard de la Duchesse Anne) pour nous parler de façon franche du fonctionnement de l’Europe, les avancées du Traité de Lisbonne, ce que l’on peut attendre de l’Europe en 2010, notamment pour lutter contre les conséquences de la crise économique.

Cette conférence est organisée par le Mouvement Européen 35, avec le soutien des Jeunes Européens Rennes et en partenariat avec Sciences Po Rennes et l’association étudiante Ysegoria. Pour ma part, j’animerai en compagnie de Marie-France Mailhos, du Mouvement Européen 35, la première partie de cette conférence. Vous pouvez annoncer votre présence sur la page Facebook de cet événement : http://www.facebook.com/event.php?eid=197151302377&ref=ss

Alors venez nombreux : c’est l’occasion où jamais de dépasser vos préjugés sur l’Europe et de rencontrer votre députée ! Vous n’avez plus d’excuses pour dire “on ne les voit jamais”.

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Rennes et les Jeunes Européens célèbrent les 20 ans de la chute du Mur de Berlin

Titem | 10 novembre 2009

Cet article a également été publié dans le Taurillon, le webmagazine eurocitoyen.

19h : dans toute l’Europe, les Jeunes Européens Fédéralistes détruisent le mur qu’ils ont construit dans l’après-midi pour célébrer les 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. A Rennes, cette manifestation a rassemblé plus d’une soixantaine de personnes pour cette manifestation.

20e anniversaire chute du mur de Berlin - Place de la Mairie à Rennes9 novembre 1989 – 9 novembre 2009 : cela fait maintenant 20 ans que le Mur de Berlin s’est effondré. Pour célébrer cet événement historique dans l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, les Jeunes Européens Rennes ont répondu à l’appel des Jeunes Européens Fédéralistes. Un mur de carton a été érigé place de la Mairie. Les personnes présentes ont été invitées à taguer des slogans sur les cartons, tandis que les journalistes locaux de Ouest-France, RCF Alpha ou le Mensuel de Rennes venaient couvrir le rassemblement festif.

Le mot « liberté » est celui qui, en français ou en allemand, revient le plus souvent sur le mur symbolique. Liberté, c’est aussi ce qui retiennent Rutger et Viky, deux étudiants néerlandais nés en 1989, venus étudier en France. « Cela devait vraiment faire bizarre » réagit cette dernière, « c’est comme si l’on était enfermé dans une pièce, sans savoir ce qu’il y a derrière la porte ! ». Tim, étudiant allemand, était trop jeune pour se souvenir de ce jour-là. C’est avec étonnement que plus jeune, son père lui montra lors de vacances l’ancienne frontière entre la RFA et la RDA, confie-t-il. « Ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que cela a permis la réunification de l’Allemagne, de même que le renforcement de l’identité allemande en un ensemble ».

C’est dans la liesse populaire que le mur de Berlin était ouvert il y a 20 ans. C’est au son des tambours d’un groupe de jeunes que le mur de carton de Rennes est mis à terre, à 19h, en présence de Roselyne Le François, ancienne député européenne, Clotilde Tascon-Mennetrier, conseillère générale d’Ille-et-Vilaine et Micaël Fischer, conseiller municipal à la ville de Rennes. « J’ai fait de nombreux voyages à Berlin. Ce jour-là, j’étais à Rennes, j’ai vécu fortement cet événement», raconte Clotilde Tascon-Mennetrier. « Je suis même allée chercher un morceau du mur lorsque je suis retournée en Allemagne ! Cet événement fut pour moi un pas vers la liberté des peuples mais également l’installation de la paix ».

Pour Roselyne le François, c’est aussi la liberté retrouvée de familles trop longtemps séparées qui l’a le plus marqué. « C’est l’occasion de s’interroger sur le sens du Monde dans lequel on vit aujourd’hui. Mon père, revenu d’Allemagne après la guerre où il avait été prisonnier, m’a toujours encouragé à agir dans le sens de la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais il existe encore de nombreux murs dans le Monde », poursuit-elle. « A Nicosie dans l’île de Chypre, en République Tchèque où des murs sont bâtis pour refouler les Roms ; les hommes devraient construire des ponts plutôt que des murs ».

Cette action paneuropéenne a permis de rappeler l’espoir de paix, de démocratie et de prospérité que suscita l’ouverture du Rideau de Fer et témoigner de l’importance de la construction européenne à cet effet : ce n’est pas seulement l’Allemagne qui est réunifiée aujourd’hui, c’est également l’Europe, suite aux élargissements de l’Union européenne en 2004 et 2007. Le 11 novembre, ce sera au tour de l’armistice du 11 novembre d’être célébré des deux côtés du Rhin. Un autre événement, tragique, de notre histoire commune. Y aurait-il de quoi faire de ces quelques jours une grande fête de l’Europe ?

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Rennes – Commémoration du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin

Titem | 5 novembre 2009

Affiche 20 ans de la Chute du mur de Berlin RennesLes Jeunes-Européens Fédéralistes lancent le 9 novembre 2009 à 19h dans toute l’Europe une manifestation pour célébrer les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Cette campagne est reprise en France par les différents groupes des Jeunes-Européens France, parmi lesquels les Jeunes-Européens Rennes, qui au même moment, détruiront un mur symbolique. A Rennes, cette manifestation aura lieu Place de la Mairie.

La chute du mur de Berlin dans la liesse populaire a ouvert une brèche dans le Rideau de fer qui coupait l’Europe en deux. Cette action paneuropéenne veut rappeler l’espoir de paix, de démocratie et de prospérité que suscita cet événement historique et témoigner de l’importance de la construction européenne à cet effet : ce n’est pas seulement l’Allemagne qui est réunifiée aujourd’hui, c’est également l’Europe, suite aux élargissements de l’Union européenne en 2004 et 2007.

Notre association souhaite sensibiliser la population à cet évènement et rassembler les citoyens européens autour d’un évènement festif, dans un esprit de fraternité et de partage. Le slogan de cette manifestation, « Ich bin in Europäer », est un écho au célèbre « Ich bin ein Berliner » prononcé par le Président américain John Fitzgerald Kennedy peu après la construction du mur de Berlin, rappelant ainsi notre appartenance à un même ensemble, de Porto au Portugal à Tallinn en Estonie, de Dublin en Irlande à Nicosie à Chypre. L’ensemble des personnes présentes seront invitées à détruire un mur symbolique. Les élus de la ville de Rennes, du Conseil Général et Régional ont été invités à prononcer un discours à destination des citoyens sur ce que symbolise aujourd’hui la chute du mur de Berlin.

Cette action, menée en partenariat avec les Jeunes Européens Fédéralistes et France, le Mouvement Européen France et Ille-et-Vilaine, ainsi que le lycée Emile Littré d’Avranches, a reçu le label « 1989 – 2009 L’Europe, libre et unie » de la Représentation Permanente de la Commission européenne en France.

N’hésitez pas à venir participer à ce rassemblement festif avec vos amis ou en famille et à transmettre l’information à vos proches ! Vous pouvez consulter le site Internet des Jeunes-Européens Rennes ainsi que vous rendre sur la page Facebook consacrée à cet événement.

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Récit d’une journée de grève au soleil à Rennes vécue par un passant

Titem | 19 mars 2009

IEP de Rennes bloquéCe matin, je reçois un courriel : une amie me propose d’aller manger avec une autre amie au restaurant universitaire de la fac de Droit. Ça tombe bien, il avait été une nouvelle fois décidé hier en assemblée générale que notre école, l’IEP de Rennes, serait bloquée. Les professeurs en grève ce jour-là n’assurent pas leurs cours. Qu’à cela ne tienne, il fait beau, c’est l’occasion de prendre l’air et de sortir la tête de ses bouquins et son ordi ! Avant de partir, je télécharge les podcasts du jour. Ceux de France Inter, d’habitude rarement en retard, ne se mettent pas à jour. Et pour cause : la programmation régulière est suspendue en raison de la grève.

Je m’y rends à pied : les transports en commun sont fortement perturbés de 10h à 15h30 environ. J’arrive devant le restaurant universitaire de la Fac de Droit : celui-ci est fermé en raison de la grève. Si l’on veut manger, il faudra trouver autre chose. Les boulangeries et les petites supérettes sont prises d’assaut.

Place Sainte Anne. Quand elle n’est pas squattée par des marginaux alcoolisés et entourés de leurs chiens, quand le ciel d’étain s’ouvre, il est fort agréable de se poser pour manger une crêpe ou prendre un verre. Les terrasses en soleil sont toutes occupées, celles à l’ombre sont délaissées. A la sortie de cet hiver gris et froid, voilà que les corps commencent à se dénuder, la peau recherche les rayons du soleil.

Faute de place, nous choisissons finalement un petit bistrot sur la place des Lices. A côté de nous passent régulièrement des petits groupes qui portent fanion, badges et autocollants. Sans doute qu’en cette journée de grève, où l’activité économique marche au ralenti, les gens profitent de cette journée plus calme pour manger à l’extérieur. Le temps clément aidant, ce sont finalement les restaurateurs qui en profitent. Une amie me répète ce qu’elle a entendu : à Paris, des salons de beauté ont même prévu de faire des tarifs spéciaux pour cette journée de grève !

Je décide ensuite de passer aux Champs Libres. Je prends le métro. Avantage : il est automatique, le trafic est donc normal. Lorsque je sors à l’arrêt Charles de Gaulle, je vois devant le nouveau Gaumont un rassemblement assez important de militants : les banderoles sont déployées, slogans revendicatifs ou couleurs syndicales. Des poteaux portent des cartons où l’on incite à prolonger le mouvement au-delà de la grève.

Les Champs Libres sont fermés. A l’intérieur, les hôtesses d’accueil attendent sagement à leur poste. J’appelle. On me répond que le bâtiment est fermé : c’est une précaution pour éviter des débordements. Ils réouvriront normalement une fois le mouvement dispersé. Ils auraient pu mettre une affiche…

Un groupe défile derrière une grande banderole des travailleurs syndicaux. Un jeune homme chante – faux – une chanson où il dénonce notamment “les bourgeois”. A croire qu’il ne ferait pas bon réussir sa vie (et pas besoin d’avoir une Rolex pour ça). Une fillette, à qui je ne donne pas 5 ans, porte une lourde pancarte anti-sarkozyste. Elle a un autocollant promouvant un parti écologiste sur le bras droit. Elle suit le pas vif de ses parents et la poussette de leur enfant sur lequel des autocollants syndicaux ont été posés. A peine un an, et déjà une voiture tunée. Je me méfie de ces parents qui utilisent leurs enfants dans des contestations, mais quand on a personne pour les garder…

Plus loin, FO se tient serrée et cantonne l’Internationale avec conviction : “du passé, faisons table rase…”. Cela ne me surprend plus, même si aujourd’hui, j’ai, comme beaucoup, le sentiment que le dysfonctionnement est réel, et qu’il appelle à des changements profonds, mais pas forcément à une “révolution”.

La révolte, elle, est pourtant bien là. Sur le Boulevard de la Liberté, les manifestants sont nombreux, la circulation est bloquée. Les voitures n’essaient même pas de passer, je les comprends. Lorsqu’il y a une semaine, un petit groupe d’une centaine de lycéens bloquaient les quais et que j’ai voulu passer, l’un d’entre eux s’est positionné devant ma voiture et, voyant que je n’avais pas l’intention de rebrousser chemin (il est suffisamment compliqué de circuler dans Rennes comme cela), il avait tenté de briser mon rétroviseur.

Là, c’est le Crédit Agricole qui a été pris pour cible : une vitre est partie en éclat, de la peinture a été jetée sur le fronton. “Des casseurs” me répond le directeur deHSBC après manif.jpg la banque qui vient constater les dégâts. Je reprends l’écoute de mes podcasts. “Dois-je vous rappeler que cette année, le Crédit Agricole a distribué plus de 95 % de ces bénéfices à ses actionnaires ! Cela représente 1 milliard d’euros !“. Ceux qui ont fait ça le savaient-ils, exprimant ainsi leur colère, ou se sont-ils attaqués au symbole de la banque ? L’une ou l’autre raison ne justifie pas l’acte. Plus loin, c’est HSBC qui a, à son tour, été victime de dégradations.

Sans doute, la colère est légitime. Ce n’est pas seulement une manifestation contre la crise, mais aussi contre un système où l’on craint pour son avenir. Depuis que nous sommes petits, on nous dit qu’il nous faut faire de bonnes études pour pouvoir jouir d’un emploi stable et d’une bonne situation. Aujourd’hui, certains diplômés ne trouvent même pas d’emplois. Nos parents doivent surveiller leurs comptes, ils ont fait des efforts et doivent encore subir les conséquences de la mauvaise gestion de dirigeants qui ont déstabilisé durablement l’économie, mais continuent de recevoir des primes. Ce constat doit sans doute être nuancé, mais ne retire rien sur le fond : le malaise est palpable. Heureusement, il paraît que se retrouver entre amis ou avec son/sa conjoint(e) est un moyen de s’échapper de la crise. Les médias ne peuvent occulter l’actualité, mais un peu de soleil et de bonnes nouvelles serait bienvenus !

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Journée Portes Ouvertes à Sciences Po Rennes

Titem | 28 février 2009
Cloître IEP Rennes.jpg

Crédit photo : Carnifex

L’Institut d’Etudes Politiques de Rennes (consulter ici la plaquette de l’établissement) ouvrait ses portes ce samedi aux lycéens ainsi qu’aux étudiants – et leurs parents ! – désirant poursuivre leurs études dans cette institution. L’occasion leur était donnée de visiter les locaux, de s’informer sur les modalités d’accès et la formation délivrée, de rencontrer élèves et professeurs. C’est ainsi que nous autres élèves de l’IEP furent invités à participer à cette journée afin de représenter notre école et répondre aux interrogations de nos visiteurs, venus nombreux ce jour-là (près de 750 personnes).

J’ai immédiatement accepté de jouer le jeu. Je n’avais pas encore eu l’occasion de le faire les années précédentes. J’avais toujours eu pour le moment la place de l’étudiant qui venait se renseigner sur une filière et ses débouchés. Je voulais cette fois me glisser dans un autre rôle et aller à la rencontre de ces lycéens pour leur parler de mon vécu, mais pas seulement. Il s’agissait aussi de répondre à leurs interrogations, celles-là qui me traversèrent lorsqu’il y a presque cinq ans maintenant, j’envisageais de tenter les concours des IEP.

A l’époque, mes camarades et moi devions effectuer le tour de France des IEP, passer les concours un par un en attendant, dans l’anxiété, les résultats de ceux que nous avions passés précédemment. A chaque fois, il nous fallait débourser les frais d’inscription, payer les billets de train, les frais d’hôtellerie et de restauration. Aujourd’hui, un concours commun peut ouvrir la porte à six IEP différents, (Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse) ; chacun ayant ses caractéristiques propres.

Et effectivement, je retrouvais dans leurs questions les préoccupations que je nourrissais moi-même à l’époque. Cela se déroule souvent ainsi : d’abord les questions anxieuses : comment se passe le concours ? Est-il difficile ? Comment s’y préparer ? Et en cas d’échec, que faire d’autre pour mieux s’y préparer l’année suivante ? Il s’agit de répondre aux inquiétudes. Avec des connaissances, du travail, de la réflexion, mais aussi un peu de chance, il est possible d’y arriver, avec ou sans prépa. En ce qui me concerne, je suis passé, après mes premiers échecs, par une année de préparation aux concours des Instituts d’Etudes Politiques à l’Université Catholique de Lille. L’important c’est d’essayer, ne serait-ce que pour savoir comment se déroule un concours, avant d’en tenter d’autres ultérieurement. Ce qui est vrai pour le concours d’entrée dans un IEP est de plus en plus vrai pour d’autres échéances scolaires ou professionnelles : se préparer en vue de réussir.

Puis ce sont les questions encourageantes, celles que l’on pose afin de s’assurer que c’est vraiment cela que l’on veut faire et que l’expérience qui nous attend, notamment lors de l’année à l’étranger, est à nulle autre pareille. Comment se déroulent les cours ? Comment se passe l’année à l’étranger ? Où êtes-vous allé, qu’avez-vous fait là-bas ? Et d’expliquer que si Sciences Po offrent une formation pluridisciplinaire recherchée par les entreprises (la polyvalence est en effet devenue une vertu sur le marché professionnel actuel) il est également important d’y exprimer son individualité au travers de nos expériences diverses, nos voyages, nos appartenances associatives, par exemple.

Ce qui m’a plus ou moins surpris, c’est que ce sont surtout les parents qui posent des questions. Ce sont eux qui s’inquiètent les premiers, sans doute. S’ils viennent sans leurs parents, les élèves ont un tout autre comportement. J’ai été encore plus frappé de lire parfois le désintérêt total de l’élève, et au contraire l’enthousiasme du parent, comme si c’était ce dernier qui, à travers son enfant, passait le concours. Et je trouve qu’il n’y a rien de pire à cela.

Je profite également pour dire ici à tous les aspirants aux concours de Sciences Politiques – qu’ils n’hésitent pas à me contacter – de se méfier de tous les “classements” diffusés ci et là dans les magazines ou les forums Internet : chaque IEP a ses qualités et ses défauts, ses formations reconnues et ses points faibles. Le choix d’un IEP dépend d’abord des formations que l’on y dispense, mais également de nos préférences géographiques, du cadre de l’établissement.

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Conférence débat sur l’Europe le mardi 9 à 18h30 à l’IEP de Rennes

Titem | 8 décembre 2008

A l’occasion de la Présidence Française du Conseil de l’Union européenne, les Jeunes Européens – France anime un tour des universités françaises au travers du projet « Eurotour des facs » qui a pour finalité de sensibiliser le public étudiant à la Présidence française du Conseil de l’Union européenne et plus généralement à l’Europe.

Cette campagne bénéficie du parrainage de Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes.

A ce jour, 13 étapes ont été réalisées et Rennes accueille à son tour cet événement. C’est à l’Institut d’Etudes Politiques que les Jeunes européens – Rennes organisent une conférence débat le mardi 9 décembre à 18h30 sur le thème de la « Présidence citoyenne, comment associer le citoyen à la construction européenne ? »

Seront présents : Jeanne-Françoise Hutin, présidente fondatrice de la Maison de l’Europe de Rennes, Michel Catala, professeur en histoire contemporaine et président de la Maison de l’Europe de Nantes ainsi que Micaël Fischer, conseiller municipal de Rennes délégué aux affaires européennes.

Nous vous attendons nombreux !

Entrée libre.

Renseignements : jeuneseuropeens35@gmail.com ou http://jeunes-europeens-rennes.eu

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“Ca me fait bizarre de repartir”

Titem | 6 octobre 2008

Beaucoup de travail en cette nouvelle rentrée à Sciences Po Rennes, des obligations personnelles ainsi qu’une accumulation de fatigue m’ont tenu éloigné de ce blog, mais si je continuais à le modérer et à répondre aux commentaires qui y ont été déposés. Me voilà de retour… pour un petit état d’esprit.

« Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale »

Ces paroles de la chanson « Quatre Murs et un Toit » de Bénabar reviennent parfois de façon ironique à la maison. Elle exprime une certaine réalité. Mais le rire cache mal le malaise face à ce cours des choses que vivent de nombreuses familles : les enfants grandissent, ils quittent le cocon familial, s’installent ailleurs pour les études avant de fonder une famille. Le temps passe, vite, trop vite.

Depuis plus de trois ans maintenant que j’étudie à Rennes, je reviens, comme environ un week-end par mois, parfois moins, chez moi, dans le Nord de la France. On me demande régulièrement si ça ne me fait pas bizarre de revenir là-bas. Non. En fait, cela me fait bizarre d’en repartir. J’ai vécu 17 ans dans la même ville, j’y ai tous mes souvenirs dans cette région, j’y ai rencontré beaucoup de personnes qui, pendant mon enfance et mon adolescence, m’ont marqué. J’y ai connu mes premiers émois, mes premières amitiés, mes premières réussites et mes échecs, mes joies, mes peines et mes colères.

Les temps changent. Avant, je revenais chaque soir du collège ou du lycée, je rentrais en bus ou l’un de mes parents venaient me rechercher. Ils me conduisaient au sport. Je rentrais le soir, nous partagions le repas, nous discutions de la journée qui venaient de s’écouler. Nous prenions notre petit-déjeuner ensemble, nous partions au travail ensemble. Mais tout cela est bel et bien fini.

On parle souvent du malaise des parents qui voient leurs enfants grandir. Mais il y a aussi celui de la descendance qui doit intégrer le fait qu’ils ne sont plus des enfants ou des adolescents, mais des jeunes adultes. Il faut se prendre en main mais surtout faire le deuil de l’enfance, quand tout était plus simple et où l’on vivait physiquement au sein d’un foyer. L’enjeu, lorsque l’enfant quitte le nid familial, c’est de continuer à faire vivre la famille, car contrairement à ce que dit la chanson, l’enfant n’a pas seulement besoin d’une machine à laver, mais d’une famille, qui l’entoure, le conseille, à qui il peut à son tour parler des choses qu’il a apprises, avant de faire croître à son tour les rameaux de l’arbre en fondant une famille.

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Avoir 21 ans à Montréal

Titem | 25 janvier 2008

Et voilà : on y est. Ou presque. 21 ans à 18h heure canadienne, à minuit heure française, à 8h50 heure canadienne puisque je naquis un 25 janvier 1987 à 14h50 précises ? Peu importe… J’ai 21 ans, et je ne réalise pas vraiment à quel point le temps passe vite. “Que devrais-je dire moi qui ai…” entends-je souvent dire de la part de mes amis plus âgés. C’est vrai, que dirais-je dans quelques années ?

21 ans à 14h50 Montréal - Titem

Il est 1h10, heure canadienne, et le calendrier de ma montre hésite : nous ne sommes plus le 24 janvier, on commence à être le 25 janvier. Ma montre, certainement l’un des objets auxquels je tiens le plus. Classique, avec un cadran orange : côté chic, détail choc. J’aime bien ce mélange des genres. Ce petit détail qui vous différencie des autres. Et j’ai eu ma période bayrouiste avec une fixette sur le orange. Ca m’est resté, j’aime cette couleur chaleureuse.

Cela ne dit pas pourquoi j’y tiens.

Passer son anniversaire à l’étranger. Encore une fois devrais-je dire. Avoir 20 ans à Dresde. L’année dernière à la même date, j’étais en Allemagne avec quelques uns de mes amis de Sciences Po Rennes, notamment Pauline, Julien, Anne-Sophie et Maëlig. J’avais vraiment envie de fêter mon anniversaire, mais pas du tout de me “mettre une miurge” en discothèque. Pour quoi faire ? Pour se bercer d’illusions en croyant en “profiter un max” ? A l’auberge de jeunesse où nous logions, j’ai demandé l’adresse d’un petit restaurant spécialisé de la gastronomie saxonne. Mon anniversaire, je l’ai d’abord célébré dans ce restaurant où j’ai mangé des Klopsen (boulettes de viande blanche avec de la mie de pain) sauce aux câpres avec ses amis. Conclusion d’une journée à la découverte de la ville de Bautzen qui abritait une ancienne prison de la StaSi.

Mais ce n’était peut-être pas le mieux. Deux semaines plus tard, je réunissais quelques uns de mes meilleurs amis pour un apéritif dans mon appartement avant de nous mettre en route pour la crêperie Tante Yvonne. C’est là où j’ai reçu cette montre qui ne quitte plus guère mon poignet. Mais également un livret composé par ma meilleure amie, avec la complicité des parents et d’autres amis. 20 ans de ma vie. Je le regarde encore souvent quand je me sens mélancolique. J’avais été extrêmement touché par ce présent. Même si aujourd’hui je regrette un peu la scène donnée lorsque j’ai vu que R. qui n’avait pu être présent avait choisi de ne pas venir m’avait mis un mot. C’est la vie, et depuis j’ai rencontré d’autres personnes qui chaque jour me donnent confiance en moi.

Ironie de l’histoire, c’est le jour de mon anniversaire l’année dernière que mon député, Christian Vanneste, était logiquement condamné en appel pour ses propos homophobes. Une nouvelle qui m’avait pleinement satisfait à l’époque : je n’ai aucune sympathie pour ces personnes qui confondent opinion et certitude, et ont le culot de se victimiser alors qu’ils font mal. Et aujourd’hui, un an après ? L’incompréhension est la même et elle continue chaque jour de me désoler. Mais tout cela n’a plus d’importance lorsque je retrouve le bonheur quand je songe aux miens.

Fêter ses 21 ans à Montréal. J’ai prévu de réunir mes colocs, mes amis de l’OFQJ, mes 2 collègues de stage encore présentes, leurs chums, leurs blondes (même si elles sont brunes, rousses ou chauves), leurs colocs. Et je compte bien passer un bon moment, pour que je puisse encore en reparler des années après. Même si j’ai confiance que faire aussi bien que mes 20 ans à Rennes, ou même mon réveillon à Paris, sera très difficile. Il manquera toujours certaines personnes avec lesquelles on aime passer ce genre de moment. Même si elles m’ont témoigné de leur affection.

21 ans : souhaitons (oui je parle de moi au pluriel de majesté ^^) de réussir nos études et nos projets, de se retrouver en santé avec ceux qu’on aime et d’ouvrir les yeux de ceux qui refusent de voir. Histoire de se dire “cette année, j’en profite encore plus !”.

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Dialogue au dessus-de l’atlantique (avec Mathieu de Müvmedia)

Titem | 28 novembre 2007

Au début du mois de novembre, alors que mon moral n’était pas vraiment au beau fixe, j’étais contacté sur mon blog par un jeune homme, participant au concours Müvmedia Québec-France 2007. Le rallye müvmédia est un concours de reportages multimédias pour les jeunes adultes de 18 à 30 ans dont l’objectif est d’offrir une expérience hors du commun dans le domaine des nouveaux médias et une chance extraordinaire de découvrir le monde (extrait du site Müvmedia). Ce challenge est la version moderne de La Course Autour du Monde (je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître…) 8 jeunes gens y participent, 4 Français(es) débarqués en Belle Province, 4 Québécois(es) dans l’Hexagone. Dont Mathieu.

Mathieu voulait au départ parler des voyages professionnels à l’étranger. Mais au fil de nos conversations, par Skype notamment, il a souhaité tourner son reportage de façon beaucoup plus personnelle. Reconnaissant dans mes interrogations celles qu’il avait pu avoir lorsqu’il était lui-même étudiant, à l’étranger, nous avons engagé une forme de dialogue, lui à Rennes, où j’ai vécu deux ans pour mes études, moi à Montréal, à deux pas de chez lui.

Et cela donne ça :

Merci à Mathieu pour ce reportage auquel j’ai eu beaucoup de plaisir à participer !

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