Le soir où je me suis improvisé DJ
Titem | 15 juillet 2008Je ne prétends pas avoir des goûts musicaux très originaux (voir mon profil lastfm) ou être à la pointe des dernières sorties musicales. Mais j’ai de quoi animer les soirées des nostalgiques des années disco et des années 80.
C’est ainsi qu’à l’annonce d’une soirée de l’association “Vivre à Chypre” où était précisé sur l’invitation, “n’hésitez pas à apporter votre musique”, je me suis proposé de leur fournir ce que j’avais en ma possession. La soirée avait lieu dans une boîte de Nicosie et le DJ, sentant visiblement que cette musique ne plaisaient vraiment qu’aux Français (comment peut-on danser sur des trucs aussi “ringards” je vous le demande
) essayait tant bien que mal de passer du RnB ou du rap… Essayez de faire danser un groupe de personnes qui n’apprécie pas ce type de musique, et vous obtiendrez le même résultat qu’après un “je coupe le son” de Katerine. Tout ce qu’il obtint, c’est de faire fuir les Français du dance-floor et de la boîte, tandis que les Chypriotes ne nous remplacèrent pas…
Deuxième épisode : soirée du Centre Culturel Français ce dimanche soir, veille du 14 juillet. Ma musique est une nouvelle fois mise à contribution, mais cette fois, charge à moi de faire la playlist et de la passer. J’apporte avec moi mon fidèle ordinateur, des playlists toutes prêtes. Au programme : de la musique française. D’abord des standards “positifs” sans être trop dansants pour accueillir. Puis du zouk, de la disco, et pour finir les standards dansants des années 1980.
La soirée est entrecoupée de passages où une chanteuse et un accordéoniste animent eux aussi la soirée, respectivement de chansons françaises et de polkas dansantes. Ça coupe un peu le rythme de la soirée dira-t-on.
Contrairement à ce qu’affirme Daniel Morin dans ses chroniques sur Ouï FM (non pas possible, c’était sa dernière vendredi dernier ???), le zouk, ça ne fait pas bouger les foules. Ou alors les très jeunes. Dommage, j’aurais cru que… Heureusement, les standards des années 80 font un effet quasi direct ! Je déroge au caractère uniquement français de l’événement pour ajouter quelques standards disco internationaux.
Pour le logiciel : je ne me suis pas cassé la tête. Toute ma musique est sur iTunes, des playlists étaient déjà prêtes à l’usage. Le seul problème, ce sont les transitions. Quand vous passez d’une chanson à une autre sur une même playlist, aucun problème, vous pouvez prévoir une transition en douceur. Mais lorsque la chanson n’est pas sur la même playlist, les transitions s’entendent… Moralité, pour la prochaine fois (si tant est qu’il y en ait une) : trouver un logiciel vraiment performant pour jouer les DJ d’un soir.
Car accessibilité du DJ en herbe oblige, on me suggérait tel ou tel morceau (“j’adore cette chanson”) auquel je n’aurais pas nécessairement pensé. Heureusement pour moi, j’avais tout de même prévu l’artillerie lourde, avec la totalité de la musique de mon disque dur externe. Et guidé par mon intuition, j’enchaîne quelques morceaux classiques du rock français des années 80 (Niagara, Rita Mitsouko, Téléphone, Indochine…) je passe même du Beach Boys, de la musique raï… Et ça plaît !
C’étaient certainement des choix beaucoup moins originaux et rythmés que ce que l’on peut écouter dans les discothèques. Mais ça m’a, moi aussi, amusé de “regarder danser les gens”.









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