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Harry Potter et les Reliques de la Mort (Partie 2), de David Yates (2011)

Titem | 7 août 2011

Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2

2011, États-Unis/Royaume-Uni, 2h10
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Ralph Fiennes (Lord Voldemort), Jason Isaacs (Lucius Malfoy), Tom Felton (Drago Malfoy), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Maggie Smith (Minerva McGonagall), Julie Walters (Molly Weasley)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

Autant le dire tout de suite, après l’excellente première partie qui avait planté magistralement le décor sombre de ce dernier épisode, j’ai eu l’impression de voir ici deux films différents. De son début jusqu’à la scène de la forêt interdite, un film très intense, riche en actions et en émotions : du rire, du sang, des larmes et des frissons. Ensuite, beaucoup de malaise. Il n’y a pas que la surprise du dénouement, car pour ma part, j’avais lu les tomes – définitivement meilleurs que les films. « C’est donc ainsi que s’achève cette formidable série littéraire que l’on suit depuis presque 10 ans ? Ce n’est peut-être pas ce que l’on aurait souhaité, mais finalement, n’est-ce pas la meilleure manière de conclure le récit ? ».

La fin cinématographique de cette deuxième partie sonne fausse et s’avère parfois ridicule ; elle fait déjà l’objet de beaucoup de moqueries sur les sites de partage de vidéo. Dans la salle de cinéma, il y eut des rires gênés voire railleurs au moment de la confrontation entre les partisans de Voldemort et les survivants de Poudlard et le discours pleins de bons sentiments de Neville Londubat. Et je ne parle même pas de la toute dernière scène… Ca n’est pas si différent du livre, mais l’écriture de J.K. Rowling est plus inventive que celle du réalisateur.

J’ai vu la fin du film avec des amis qui n’avaient pas lu le livre et j’ai trouvé leurs réactions assez intéressantes à analyser. J’étais d’abord surpris de voir que beaucoup avaient préféré la deuxième partie à la première, pourtant elle aussi pleine de suspens et qui possède cette subtilité que l’on ne trouve pas dans le tout dernier volet. Il fallut également leur réexpliquer les raisons de ce dénouement et les réactions des personnages, tenter de surmonter leurs moues dubitatives. Lorsque l’on réunit tous les indices disséminés dans les livres, pouvait-il pourtant en être autrement ?

Les livres abordent enfin des sujets qui ne sont que vaguement explorés ou évoqués dans les films, comme la soif du pouvoir, les médias, le totalitarisme et qui n’ont pas finis d’être commentés par les fans de cet univers, sorti de l’imagination qui parait sans limites de son auteur, laquelle vient d’ouvrir Pottermore. Certains y verront une manœuvre commerciale, j’accepte volontiers l’idée d’une nouvelle expérience pour le lecteur… J’en aurais la confirmation une fois que je pourrais y accéder !

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Harry Potter et les Reliques de la Mort (Partie 1), de David Yates (2010)

Titem | 28 novembre 2010

Le pouvoir de Voldemort s’étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d’espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Harry Potter and the Deathly Hallows, Part 1
2010, États-Unis/Royaume-Uni, 2h32
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Ralph Fiennes (Lord Voldemort), Jason Isaacs (Lucius Malfoy), Tom Felton (Drago Malfoy), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Bill Nighy (Rufus Scrimgeour), Rhys Ifans (Xenophilius Lovegood)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

J’allais assister à la représentation du film avec beaucoup d’enthousiasme (enfin les deux derniers films de cette série 10 ans après l’avoir connue !) mais sans grande conviction, plutôt déçu par la mise en scène de David Yates (et en dépit d’une bonne qualité visuelle du précédent opus).

Et bien je fus agréablement surpris. Cet épisode est l’un des meilleurs de la série, sans doute aussi bon que le Prisonnier d’Azkaban d’Alfonso Cuaron. Parce qu’il est plutôt respectueux de l’oeuvre de J.K. Rowling, de l’ambiance particulière des Reliques de la Mort ? Pas seulement. Fini le cadre romantique, féérique et protecteur de Poudlard, nos amis Harry, Ron et Hermione s’embarquent dans une sorte de road movie, livrés à eux seuls, en proie à leurs doutes personnels, à leurs peurs… Comme si, en incarnant les personnages dans leur plus grande fragilité hors du Château, ils finissaient définitivement de les incarner.

Le climat est sombre, même la beauté des paysages britanniques s’étendant à perte de vue en est inquiétante. Le film, comme le livre, joue sur la cassure du rythme et oscille entre moments de tension intense et longueurs que le réalisateur parvient à filmer de façon assez sensible, en se permettant même quelques judicieux ajouts par rapport à l’oeuvre originale.

Il ne manque guère que les doutes de Harry sur la personnalité de Dumbledore (évoquée par petites touches) et les réflexions sur le pouvoir corrupteur et le danger qu’il y a à imposer le bien, que l’on espère évoqués davantage dans le deuxième volet. Le premier aiguise en tout cas la curiosité !

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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates (2009)

Titem | 21 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates (2009)L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre « mal » hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir « magique » des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les cœurs – sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant… jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard…

Harry Potter and the Half-Blood Prince
2009, États-Unis/Royaume-Uni, 2h32
Film fantastique de David Yates

Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger), Michael Gambon (Albus Dumbledore), Tom Felton (Drago Malfoy), Jim Broadbent (Horace Slughorn), Dame Maggie Smith (Minerva McGonagall), Alan Rickman (Severus Rogue), Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange)…

D’après la série littéraire de J.K. Rowling

Épisode de transition entre la « drôle de guerre » où le monde des sorciers refusait de croire au retour évident de Voldemort et le combat final entre le jeune sorcier et le maître de la Magie Noire, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé est un des tomes préférés des lecteurs, parce qu’il est riche en émotions et en détails qui nous aident à mieux comprendre les personnages de cette riche histoire. Même le Vatican considère que ce film est le meilleur de la série, alors même que Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, avait considéré en 2003 que ces aventures risquaient de « corrompre l’âme des jeunes chrétiens ». L’église catholique, toujours en avance, semble découvrir que le film traite du combat du bien contre le mal ! Ses éminents représentants ont sans doute été touchés par l’Esprit Saint… Passons.

Le réalisateur David Yates était une nouvelle fois aux commandes pour adapter un des volumes de Harry Potter. Quand je repense au résultat du précédent opus, qui m’avait déçu, cela ne pouvait que m’inquiéter. Les bandes-annonces semblaient annoncer un film jouant sur la dichotomie entre une atmosphère de plus en plus sombre et un autre combat, plus personnel, que livrent nos jeunes héros : celui des sentiments. Après coup, je rejoins l’analyse de Sonia Sarfati sur CyberPresse, il ne s’agit pas de la simple illustration du livre de J.K. Rowling, mais bien d’une interprétation, ce qui rend le film d’autant plus original, et même plaisant, où l’on rit franchement.

Saluons la direction de la photographie de Bruno Delbonnel : la qualité de cet opus est sans doute aussi grande que celle du Prisonnier d’Azkaban d’Alfonso Cuaron (de loin mon préféré actuellement). Rien à redire sur les effets spéciaux et les acteurs : les adultes comme les jeunes semblent prendre beaucoup de plaisir à camper leurs personnages, Alan Rickman et Michael Gambon en tête. Le personnage de Drago Malfoy prend une véritable dimension tragique. La scène la plus importante (que je ne vais pas spoiler mais tous ceux qui auront lu le livre savent à quoi je fais référence) est très forte émotionnellement.

Mais une nouvelle fois, on reste sur notre faim. Bien sûr, on pourra toujours dire que s’il avait fallu adapter de façon parfaitement fidèle, le film aurait duré des heures et coûté beaucoup plus cher. Mais parce que le film manque de rythme et d’intensité, réaliser un film de 2h30 n’excuse rien. Des souvenirs de Voldemort à peine développés (ou c’est reporté pour le tome 7 ?), une bataille finale encore une fois oubliée… Il n’y a plus qu’à espérer que les deux prochains films, tirés du dernier tome, seront à la hauteur de l’émotion et du suspens des romans !

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A voir également : la Minute d’Allocine spéciale Harry Potter.

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Harry Potter et l’Ordre du Phénix, de David Yates (2007)

Titem | 11 septembre 2007

Harry Potter et l\'ordre du Phénix, de David Yates (2007)Alors qu’il entame sa cinquième année d’études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l’ordre à l’école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, « L’Armée de Dumbledore », pour leur enseigner l’art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s’annonce…

« Harry Potter and the Order of the Phoenix »
Film fantastique américain de David Yates
2007 ; 2h18
Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ronald Weasley), Emma Watson (Hermione Granger)…

5ème tome des aventures du jeune sorcier orphelin, l’Ordre du Phénix est aussi le plus long : 976 pages dans l’édition française de Gallimard. C’est aussi, pour beaucoup de lecteurs, le plus sombre. La menace est latente, elle s’accroît au fil des pages. Personne n’ose croire au retour de Voldemort, et le Ministère de la magie, aidé par la gazette du sorcier, se charge de la désinformation.

Mais le lecteur, lui s’attend progressivement à la confrontation entre l’Ordre du Phénix et l’AD contre les Mangemorts. On vit les tourments de Harry Potter. Ceux de l’adolescence et des charmes de la jeune Cho Chang (et la fameuse scène du baiser !), sa frustration de ne pas être utile à l’Ordre et de devoir subir les traitements de la nouvelle Grande Inquisitrice, sa colère refoulée contre ceux qui le prennent pour un fou… L’épisode le plus réussi également. Suspens, humour, drame… Une alchimie subtile avec laquelle J.K. Rowling – l’auteure – tient nos nerfs depuis de nombreuses années.

Lourd challenge donc pour David Yates. Difficulté supplémentaire : le film ne dure que 2h18, soit le plus court jusqu’à présent. Et comme il fallait s’y attendre, le défi n’est pas à la hauteur de ce roman au scénario extraordinaire et riche.

Alors certes, les décors, les costumes et les effets spéciaux sont toujours aussi saisissants. L’ambiance du film, y compris les interrogations du jeune Potter, est assez bien rendue. Mais c’est au détriment de l’action. Le suspens monte progressivement, comme dans le livre… Mais pour s’effondrer trop vite. La bataille dans le bureau de Dumbledore se résume à la disparition de l’intéressé. Le combat entre les jeunes écoliers de Poudlard et les Mangemorts est réduit à quelques sorts qui mettent vite fin aux vraies hostilités. Celui entre Voldemort et Dumbledore – heureusement ! – échappe aux ciseaux du scénariste.

De même, de multiples détails, qui donnent tout leur sens à l’univers Potter, sont éludés. Quid du tableau de la mère de Sirius, la trahison de Kréaturr, l’orientation scolaire de Harry (et la fameuse scène entre MacGonagall et Ombrage), les interrogations de Harry lorsqu’il découvre que son père n’est pas le héros qu’il imaginait ? Et que dire des autres personnages que l’on évoque, quand la scène le permet… nonobstant une Dolores Ombrage (Imelda Staunton) délicieusement détestable ?

Le film remplit son contrat, celui de nous divertir. Mais compte tenu de la trame du livre de Rowling, on pouvait s’attendre à un long-métrage plus rigoureux, plus riche… Plus saisissant. Pour noyer ma déception, je m’en vais relire le tome 5, en attendant le 7 (Harry Potter ou les reliques de la mort) le 21 juillet.

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