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Participation à la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne

Titem | 21 février 2010

Je participerai demain, en tant que Président des Jeunes Européens Rennes et membre du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine, à la réunion organisée par le Secrétariat Général de la Commission européenne au sujet de la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne.

Instaurée par le traité de Lisbonne, l’initiative citoyenne est une nouvelle forme de participation à l’élaboration des politiques de l’Union européenne. Elle permet à des citoyens européens, au nombre d’un million au moins, et ressortissants d’un nombre significatif d’États membres, d’appeler directement la Commission à soumettre une proposition sur des questions présentant pour eux un intérêt et couvertes par les domaines de compétence de l’UE.

La Commission européenne a publié en novembre 2009 un livre vert auquel les citoyens, associations citoyennes ainsi que les autorités publiques (notons qu’aucune institution française n’a souhaité répondre à cette consultation) étaient invités à répondre. Le Mouvement européen Ille-et-Vilaine, associé aux Jeunes Européens Rennes, ont répondu à cette consultation et ont été sollicités, ainsi que les autres parties intéressées, à venir assister le lundi 22 février 2010 à l’audition et partager leur point de vue sur la question de l’initiative citoyenne européenne.

Je ne manquerai pas de vous informer du déroulement de cette audition ainsi que des discussions qui auront eu lieu. Pour ceux que cela intéresse, il sera possible de suivre l’audience en direct ici.

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Citoyenneté, Commission européenne, Europe, Initiative citoyenne européenne, Jeunes Européens Rennes, Politique, Titem, Union européenne
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Café-débat “L’Europe dans votre assiette” à L’Angélus à Rennes – 17 février à 18h

Titem | 16 février 2010

Les Jeunes Européens-Rennes, section locale des Jeunes Européens-France et branche des moins de 35 ans du Mouvement Européen, relancent leur cycle de cafés-débats avec une première rencontre pour cette année 2010 sur le thème de « L’Europe dans votre assiette », avec des représentants de l’association Produit en Bretagne. Ce café-débat aura lieu le 17 février à 18h, au café L’Angélus de Rennes, 2 rue de Coëtquen.

L’Union européenne est aujourd’hui composée de 27 pays, réunissant 500 million d’habitants, soit autant de consommateurs. Elle est aussi un grand marché unique où les consommateurs que nous sommes doivent pouvoir disposer des mêmes droits et de la même protection partout dans l’Union, et ce quelque soit le secteur. Les citoyens se sont sentis exclus des débats institutionnels qui ont précédé l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et aspirent maintenant à ce que l’on parle des effets concrets de l’Europe sur leur quotidien.

Quoi de plus quotidien et concret que ce qui se passe dans notre assiette ? Ce café-débat est l’occasion de favoriser la rencontre du public citoyen avec des professionnels travaillant en lien avec les questions européennes, de prendre le temps de décrypter de façon simple et interactive l’action d’une Union européenne souvent perçue comme lointaine et obscure.

Avec des représentants de l’association Produit en Bretagne, nous discuterons de la perception des produits bretons à l’étranger, mais également des enjeux de la sécurité alimentaire, des bonnes normes de production, de traçabilité, dans un contexte européen, pour comprendre de quelle manière l’Union européenne s’efforce de garantir la sécurité et la qualité alimentaires, de la ferme à la table, afin d’aider les consommateurs à s’orienter vers des aliments plus sains et produits selon des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Un point-presse sera tenu à partir de 17h30 au Café L’Angélus.

Rejoignez-nous nombreux pour un échange convivial autour d’un dégustation de produits bretons !

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Alimentation, Consommation, Europe, Jeunes Européens Rennes, Produit en Bretagne, Société, Titem, Union européenne
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Rencontres citoyennes de Chevaigné (35) sur les élections régionales- vendredi 5 février

Titem | 4 février 2010

J’animerai ce vendredi 5 février les rencontres citoyennes à Chevaigné consacrées aux élections régionales de mars 2010. Cette table-ronde organisée par la municipalité se tiendra à la salle du conseil de la Mairie de Chevaigné, à 20h30.

Ces rencontres citoyennes sont l’occasion pour le public de rencontrer et d’échanger avec des représentants en Ille-et-Vilaine de quelques unes des listes candidates aux élections régionales en Bretagne.  Seront ainsi présents :

  • L’UMP avec Bruno Chavannat.
  • Le MoDem, avec Grégoire Le Blond (tête de liste).
  • Le parti breton, liste “Nous te ferons, Bretagne“ avec Emile Granville, (tête de liste).
  • Europe-Ecologie-Bretagne avec Guy Hascoët, (tête de liste régionale).
  • Les partis de gauche, liste “Ensemble pour une Bretagne à gauche” avec Sylvie Larue (tête de liste).
  • Les invités y parleront de leur vision de la Bretagne en Europe et à l’international, et les politiques de la région dans ses domaines de compétences : développement économique, tourisme, éducation et transport etc. Ces éléments de débat permettront d’exercer en conscience le droit de vote les 14 et 21 mars prochains !

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    Bretagne, Bruno Chavannat, Elections régionales 2010, Emile Granville, Europe Ecologie, Grégoire Le Blond, Guy Hascoët, Ille-et-Vilaine, MoDem, Parti breton, Parti de gauche, Sylvie Larue, Titem, UMP
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    Devant le Mouvement Européen Ille-et-Vilaine, Sylvie Goulard fait le vœu de “penser européen”

    Titem | 10 janvier 2010

    Suite à la conférence donnée jeudi par Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France, j’ai rédigé un court compte-rendu pour leur site Internet que je vous reproduis ici.

    Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen – France a tenu le 7 janvier une conférence à l’Institut d’Études Politiques de Rennes devant une assemblée de 80 personnes. Interrogée par des membres du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine et des Jeunes Européens – Rennes, la députée européenne élue de la circonscription Ouest a exprimé son point de vue sur les défis qui attendent l’Europe en cette nouvelle décennie.

    Saluant l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui accroît les pouvoirs du Parlement, élargit ses domaines de compétences (à l’énergie par exemple) et introduit la Charte des droits fondamentaux, elle a vertement critiqué les « sarcasmes anti-belges » qui ont suivi la nomination de Herman Van Rompuy, remarquant que si l’on connait si peu les hommes politiques majeurs des autres États-membres, c’est aussi de la responsabilité des médias.

    Au sujet des conséquences de la crise économique, Sylvie Goulard a salué l’action de l’Union européenne sur le volet financier, estimant qu’en particulier, l’euro et la Banque Centrale Européenne avaient joué leur rôle. Elle estime qu’en revanche beaucoup de mesures restent à prendre contre le chômage et pour la croissance, et invite les responsables politiques à prendre leur responsabilité et à prendre davantage en compte l’aspect européen des défis auxquels nous sommes confrontés.

    Invitée à partager son opinion sur l’identité européenne, la Présidente du Mouvement Européen – France a fortement désapprouvé le débat actuel sur l’identité nationale, considérant qu’un pays n’est jamais aussi grand que lorsqu’il respecte la sensibilité des autres. Elle a invité le jeune public venu l’écouter à faire l’effort d’apprendre les langues, car elles rendent humbles.

    Sylvie Goulard s’est également déclarée choquée par « le comportement désinvolte » de la France, qui a l’intention de nommer les deux députés européens supplémentaires auxquels elle a droit depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, plutôt que d’avoir prévu leur élection en juin 2009, et ce en violation des traités communautaires.

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    Conférence de Sylvie Goulard sur l’Europe en 2010 – Jeudi 7 janvier à l’IEP de Rennes

    Titem | 5 janvier 2010

    Si vous pensez que les députés européens sont des gens que l’on ne voit jamais, qu’on ne sait pas ce qu’ils font et que d’ailleurs cela va toujours à l’encontre de l’intérêt des citoyens… Si vous pensez que les députés européens sont à Bruxelles parce qu’ils ont été mis au placard, que comme Rachida Dati, l’Europe ne les intéresse pas car elle ennuyeuse,qu’elle n’est rien d’autre qu’un monstre bureaucratique qui n’a rien de démocratique…

    Et même si au contraire vous avez une vision plus positive (et plus proche de la réalité !) de l’Europe, ce projet communautaire au service de 500 millions de citoyens, que vous croyez à la légitimité de l’Europe pour agir au quotidien sur le contenu de nos assiettes, notre liberté de circuler…

    Alors cette conférence, qui que vous soyez, est de toute façon faite pour vous : Sylvie Goulard, députée européenne ADLE, viendra ce 7 janvier à 18h30 à l’IEP de Rennes (104 boulevard de la Duchesse Anne) pour nous parler de façon franche du fonctionnement de l’Europe, les avancées du Traité de Lisbonne, ce que l’on peut attendre de l’Europe en 2010, notamment pour lutter contre les conséquences de la crise économique.

    Cette conférence est organisée par le Mouvement Européen 35, avec le soutien des Jeunes Européens Rennes et en partenariat avec Sciences Po Rennes et l’association étudiante Ysegoria. Pour ma part, j’animerai en compagnie de Marie-France Mailhos, du Mouvement Européen 35, la première partie de cette conférence. Vous pouvez annoncer votre présence sur la page Facebook de cet événement : http://www.facebook.com/event.php?eid=197151302377&ref=ss

    Alors venez nombreux : c’est l’occasion où jamais de dépasser vos préjugés sur l’Europe et de rencontrer votre députée ! Vous n’avez plus d’excuses pour dire “on ne les voit jamais”.

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    Manque de charisme et d’ambition pour les grandes nominations européennes de 2009

    Titem | 30 décembre 2009

    Cet article a également été publié dans Le Taurillon, webzine citoyen des Jeunes Européens.

    llustration : Herman Von Rompuy et Catherine Ashton

    Source : www.flickr.com © InterMèdia GdC

    S’il fallait rendre une appréciation sur les nominations aux hauts postes de l’Union européenne de cette année 2009, ce serait sûrement : “doit faire ses preuves”. Faible association des citoyens au processus de nomination, manque de publicité des débats – ou plutôt des tractations étatiques – l’Europe ne semble pas avoir encore trouvé son nouveau Jean Monnet.

    La blogosphère europhile, Le Taurillon compris, a suivi avec autant d’enthousiasme et d’espoir ces nominations que les médias plus traditionnels ont brillé par leur manque d’investissement pour en expliquer les enjeux sous-jacents, qui ne se limitaient pas à une querelle de personnes. Les citoyens européens tenaient là une occasion majeure de pouvoir débattre de l’avenir de l’Union européenne, de son ambition et son caractère intergouvernemental ou plus fédéral. La forte abstention aux élections européennes n’a guère permis de faire profiter la seconde option, assurément plus démocratique.

    Jerzy Buzek : une première personnalité issue de l’Europe de l’Est au Parlement européen

    C’est sans surprise que le 14 juillet, l’ancien Premier Ministre conservateur polonais Jerzy Buzek est élu président du Parlement européen par 555 voix sur les 644 exprimées (et 713 présents sur 736). Sans surprise, car les trois plus importants groupes politiques du Parlement européen (PPE, S&D et ADLE, soit un potentiel de 449 voix) s’étaient accordés sur son nom. Cet accord technique, permettant à ceux qui le concluent, de garantir la présidence à tour de rôle du Parlement européen, peut susciter la méfiance auprès des citoyens européens, peu habitués à cette culture du consensus. A condition que ce consensus, comme dans le cas de la Présidence de la Commission européenne sur lequel nous reviendrons, ne se fasse pas au détriment du débat politique.

    C’est la première fois qu’un ressortissant des anciennes démocraties populaires, cinq ans après leur adhésion à l’Union européenne, préside une institution communautaire, qui plus est l’unique assemblée démocratique multinationale législative au monde. Un signe encourageant montrant que l’Europe n’est pas que le club des pays d’Europe de l’Ouest.

    Présents le jour de l’investiture, les Jeunes Européens-Fédéralistes (JEF) ont mené une action afin d’attirer l’attention de députés nouvellement élus sur la nécessité d’une Europe plus forte. Le rôle que devra assumer Jerzy Buzek et son successeur pour cette septième mandature 2009-2014 sera non seulement de présider et porter la parole de son assemblée devant les autres institutions mais également de faciliter les accords en son sein. Sa mission : rendre le Parlement plus attrayant.

    José-Manuel Barroso, la confirmation du “Caméléon” à la Présidence de la Commission européenne.

    Parce que la droite européenne était arrivée largement en tête des élections européennes du 4 au 7 juin 2009, tout portait à croire que la réélection de José-Manuel Barroso se ferait sans difficulté. C’était sans compter, tout du moins au départ, du manque de soutien franc des États membres, mais également de la mise en demeure des députés socialistes, libéraux et écologistes, de présenter un programme clair. Un exercice de pure forme pour l’ancien maoïste, dont le surnom, le Caméléon témoigne de sa capacité à se confondre avec les idées et programmes de ses interlocuteurs.

    Le résultat est celui d’un immense gâchis. Au-delà de la personnalité peu enthousiasmante de l’ancien Premier Ministre portugais, dont le bilan politique fut médiocre, la nomination du Président de la Commission européenne aurait dû être l’occasion d’un grand débat démocratique, partisan et transnational, puisque celui-ci serait issu du parti majoritaire aux élections européennes.

    Peine perdue. Les socialistes, en particulier, ne parvenant pas à s’accorder sur un candidat digne de ce nom à ce poste, en dépit des appels des Jeunes Européens les enjoignant vivement à rendre public leur candidat à ce poste communautaire majeur. Pire, l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni soutenaient José-Manuel Barroso, pourtant du parti opposé !

    Cela a pu se mesurer au moment du vote, le 16 septembre, où Barroso était réélu par 382 voix pour et 219 voix contre et 117 abstentions. Ce nombre élevé d’abstentions s’expliquait par la posture étrange de Martin Schulz, chef de file des socialistes et démocrates au Parlement européen, qui a demandé aux membres de son groupe parlementaire de s’abstenir de voter contre la candidature de José-Manuel, afin de présenter bonne figure et s’assurer de la place de prochain Président du Parlement européen.

    Ce choix par défaut est d’autant plus inquiétant que l’Europe vit un moment décisif : l’Union est confrontée à la crise économique et financière, bientôt sociale, ainsi qu’à des défis tout aussi cruciaux en termes de changement climatique, de sécurité énergétique et de relations internationales. Mais la personnalité de Barroso séduit néanmoins les gouvernements européens, car celui-ci ne leur fait pas d’ombre.

    Herman Van Rompuy, le premier président du Conseil européen n’a rien d’un George Washington.

    [Lire aussi à ce sujet mon précédent article]

    Le nom de Tony Blair, personnalité charismatique, a rapidement circulé. Puis ce fut au tour de Jean-Claude Juncker, le Premier Ministre luxembourgeois, d’annoncer sa candidature – chose étonnante dans ce milieu où officiellement, personne n’est candidat à un poste. Sitôt José-Manuel Barroso élu, les tractations parmi les chefs d’États européens ont débuté pour s’accorder sur les noms du président du Conseil européen ainsi que de la ministre des Affaires Étrangères de l’Union. Très vite, les associations militant en faveur de la construction d’une Europe démocratique se sont inquiétées du processus opaque de désignation : presque aucune personne citée ne s’exprimait en effet sur sa vision de l’Europe.

    C’est finalement à l’issue d’une réunion du Conseil que le nom d’Herman Van Rompuy, Premier Ministre belge, était annoncé. Beaucoup de choses ont été dites sur ce personnage : sa grande capacité de négociation – il est parvenu à apaiser temporairement les tensions entre les communautés linguistiques de son pays – contrebalançant son manque de charisme. Mais d’aucuns connaissant un tant soit peu les institutions européennes savent que ce ne sont pas les plus silencieux qui sont les moins actifs ou efficaces, bien au contraire. Et si Herman Van Rompuy parvenait à faire parler le Conseil européen d’une seule voix, celui-ci pourrait bien supplanter une Commission européenne déjà au service de ce Conseil. Si tel n’était pas le cas, il pourrait bien alors s’allier avec le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, pour faire avancer l’Union européenne.

    Seul l’avenir nous dira quel rôle tiendra Herman Van Rompuy. Une chose est certaine ; sa discrétion n’améliorera pas la visibilité de l’Union européenne dans les médias notamment – ce que l’on pouvait attendre d’une telle nomination – et n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales.

    Lady Catherine Ashton, une baronne à la tête de la diplomatie européenne

    Annoncée en même temps que Herman Van Rompuy, voilà une nomination qui ne manque guère de piquant : le poste très convoité de ministre des Affaires Étrangères de l’Union européenne (car tel n’est pas l’intitulé du poste mais qu’il faut bien en faire usage puisqu’il en a les compétences) échoit à Catherine Ashton, ancienne commissaire au commerce, britannique, alors que son pays n’est traditionnellement guère favorable à ce que l’Union européenne soit dotée d’un service diplomatique ! Ajoutons à cela le manque d’expérience de la dame, le fait qu’elle n’est jamais été élue… Et vous obtenez une forte suspicion à son égard. D’autant que compte tenu des réticences des États membres à accorder à l’Union la compétence diplomatique, Lady Ashton devra sans doute faire preuve de beaucoup d’habileté pour parvenir à ce que l’Europe parle d’une seule voix. Néanmoins, l’échec cuisant de Copenhague nous démontre une fois encore que seule la voie communautaire, supranationale, et non intergouvernementale, reste l’unique moyen efficace pour l’Union d’avancer véritablement.

    Et demain, des citoyens européens sensibilisés et responsables ?

    A court terme, la prochaine échéance sera l’audition des futurs commissaires par les parlementaires européens, qui procéderont ensuite à un vote approuvant la composition de cette Commission européenne. Cette séance de rattrapage du Parlement européen, afin qu’il nous démontre sa capacité à montrer ses pouvoirs renforcés par le traité de Lisbonne, est prévue en janvier 2010. En effet comme il s’était opposé à la candidature de Rocco Buttiglione comme commissaire à la justice, liberté et sécurité en 2004, le Parlement pourrait cette fois faire entendre ses positions sur Lady Ashton, ce qui serait un véritable coup de semonce pour les États membres (on peut toujours rêver), ou bien encore Connie Hedegaard, proposée à la Commission en charge du climat, qui pourrait se voir rappeler l’échec du sommet climatique de Copenhague, qu’elle présidait.

    4 ans : c’est le temps que nous avons devant nous pour sensibiliser les citoyens – et les médias – à s’intéresser à cette Europe qui agit pour eux au quotidien, afin qu’ils expriment leur soutien comme leur opposition, qu’ils participent pleinement au processus démocratique, et que la forte participation démontre leur volonté d’être entendus. Vaste défi, mais… Cap ou pas cap ?

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    Invité du Mag Info le 27 novembre à 19h sur Radio Campus Rennes

    Titem | 27 novembre 2009

    Radio Campus RennesJe suis intervenu hier au nom des Jeunes Européens Rennes, association dont je suis devenu mercredi le nouveau Président, succédant ainsi à Marie-Pierre Vedrenne (j’aurais l’occasion de revenir sur ce point prochainement).  L’émission “Mag Info” sera diffusée aujourd’hui à 19h, sur Radio Campus Rennes, 88.4 FM. Cette émission a été animée par Jérôme le Boursicot et Donatien Huet. Au programme de cette émission d’une heure : le Traité de Lisbonne et ses avancées, la nomination de Herman Van Rompuy et Catherine Ahston aux postes de l’Union européenne et l’action de l’Union européenne en Ille-et-Vilaine.

    Ce fut un plaisir de retrouver les studios de Radio Campus Rennes, sur laquelle j’ai officié il y a deux ans maintenant, même si je fus un peu frustré de ne pas avoir eu l’opportunité de dire tout ce que j’aurais eu envie. L’émission durait pourtant une heure !

    Vous pouvez écouter cette émission en direct ou en podcast (demain) sur le site de la radio en cliquant ici.

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    Invité de Qu’est-ce qu’on en pense ? le 29 octobre à 18h22 sur RCF Alpha

    Titem | 28 octobre 2009

    Logo RCFJ’interviendrai au nom des Jeunes Européens Rennes ce jeudi, vers 18h22, pour une demie-heure dans l’émission « Qu’est-ce qu’on en pense ?” » sur RCF Alpha, 96.3 FM. Cette émission est animée par Maurice Thuriau. J’y parlerai notamment des 20 ans de la Chute du Mur de Berlin, de l’avenir du Traité de Lisbonne et de la crise du lait en Europe.

    L’émission sera rediffusée le 1er novembre à 11h. Vous pouvez écouter en direct ou en différé l’émission sur le site de la radio en cliquant ici.

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    Passer son Grand Oral à Sciences Po Rennes sur François Mitterrand

    Titem | 26 mars 2009

    Cela va maintenant faire une semaine que je l’ai passé. C’est une épreuve à laquelle on pense pourtant des semaines, des mois, voire des années à l’avance pour certains, tant elle est crainte, vénérée… A sa simple évocation, on ressent ce mélange d’excitation mêlée de stress. Le Grand Oral, ou “Grand O” pour les intimes. Ce n’est plus une épreuve absolument déterminante pour l’obtention de notre diplôme de fin d’année à Sciences Po. Depuis la masterisation, elle se déroule, à l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes, au deuxième semestre de la 4ème année. Elle a beau avoir perdu son caractère décisif, il n’en demeure pas moins que le “Grand O” constitue toujours une sorte de rituel de passage, un symbole qui marque de son empreinte chaque étudiant.

    30 minutes. 10 minutes de passage sur un des deux sujets que vous aurez pioché au hasard. 20 minutes d’entretien, au cours desquelles le jury, composé de 3 professeurs, revient sur votre exposé et essaye de pousser plus loin votre réflexion. Pas un cassage en règle nous dit-on, et pourtant, les fantasmes vont bon train, de même que les critiques sur les inégalités de traitement entre les sections. Il faudra pourtant bien y passer. L’objectif étant de mesurer notre capacité à conduire une réflexion, l’étayer d’arguments et d’exemples, en faisant preuve d’une certaine aisance. Ni Questions Pour un Champion, ni concours d’éloquence. Mais on ne doute pas de l’exigence de l’exercice avant de l’avoir soi-même vécu.

    Fraîchement entré à Sciences Po Rennes, je m’imaginais seul dans l’amphithéâtre Erasme, assurément trop grand pour moi, seul, en face d’un jury de 3 personnes peu amènes qui tournaient le dos à un public parsemé, parmi lesquels on pouvait voir quelques professeurs bienveillants, des amis qui vous soutiennent, et d’autres curieux.

    Au début de l’année, les pronostics allaient bon train sur “les pires sujets du Grand Oral”. La sortie de mon professeur d’anglais sur l’art abstrait m’avait fait grimacer “Vous en rigolez, mais dites-vous que cela peu faire l’objet d’un sujet de Grand Oral”. Ça ou l’art étrusque, les fleurs, le blues ou encore la sociologie durkheimienne… Sur quoi valait-il mieux tomber ?

    Les épreuves auraient en réalité lieu dans les salles de conférence de méthode. Je ne vais pas dire que j’étais déçu, au contraire. Les premières personnes à passer ont partagé les sujets sur lesquels ils ont eu à s’exprimer. Rien de terrifiant, ils relevaient de sujets “classiques” de culture générale. Certains pourtant était clairement orientés “droit”, ou plus difficiles à problématiser.

    En définitive, je rêvais bien sûr d’un sujet sur lequel j’avais des positions claires, afin de pouvoir exposer mon opinion parfaitement argumentée. Ou alors un sujet bien historique. Quelques heures avant, la moindre expression, la moindre actualité me faisait réagir : et si ça tombait sur ça ?

    Statue François Mitterrand LilleFinalement, j’eus le choix entre les biens publics mondiaux et François Mitterrand. J’ai pris le second. Une heure de préparation. Passage. François Mitterrand. Sa vie, son œuvre, son style. Que reste-t-il aujourd’hui du Président de la République qui eut le plus long mandat en France ? L’homme du programme commun de la gauche. Mitterrand le Prince, celui qui abolit la peine de mort… mais aussi le mystère qui entoure cet homme et qui sans doute a contribué à forger le mythe François Mitterrand, avec sa part d’ombre. J’évacuais volontairement toute la question de sa politique étrangère pour être interrogé à ce sujet en entretien. Ça n’a pas manqué… Je réponds aux questions que l’on me pose. Sur l’Allemagne, sur la guerre du Golfe, les banlieues, ses relations avec la gauche… Mais pas toutes les questions. Je préfère ne pas spéculer sur ses relations avec Israël ou l’extrême-gauche, que je connais mal. Et là, intérieurement, je regrette de ne pas mieux me souvenir des cours de prépa sur François Mitterrand, ou des cours de politique étrangère de la France. Mais on ne peut pas tout retenir malheureusement. Et puis j’avais deux possibilités parmi 220 sujets.

    Dernière question. Mitterrand a-t-il été le personnage d’œuvres littéraires ou cinématographiques. Oui, le Promeneur du Champ de Mars. Qui l’a réalisé ?… Je ne m’en souviens plus. “C’est un réalisateur d’origine arménienne”. (Ah, donc ça finit en -ian… je vais éviter de le dire ça). “Vous savez donc comment son nom finit”. Comme si elle avait lu dans mes pensées. Mais ça ne me revient pas. Tant pis, vous aviez au moins le nom du film.

    Je les remercie, je rassemble mes affaires. “Robert Guédiguian ?” les interrogè-je. Le nom est lâché. J’ignore de quelle partie de mon cerveau il provient, mais il est apparu soudainement. “Ah ben vous voyez, ça vous est revenu”. Nous sourions de cette réponse insolite. La mémoire est vraiment capricieuse !

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    Récit d’une journée de grève au soleil à Rennes vécue par un passant

    Titem | 19 mars 2009

    IEP de Rennes bloquéCe matin, je reçois un courriel : une amie me propose d’aller manger avec une autre amie au restaurant universitaire de la fac de Droit. Ça tombe bien, il avait été une nouvelle fois décidé hier en assemblée générale que notre école, l’IEP de Rennes, serait bloquée. Les professeurs en grève ce jour-là n’assurent pas leurs cours. Qu’à cela ne tienne, il fait beau, c’est l’occasion de prendre l’air et de sortir la tête de ses bouquins et son ordi ! Avant de partir, je télécharge les podcasts du jour. Ceux de France Inter, d’habitude rarement en retard, ne se mettent pas à jour. Et pour cause : la programmation régulière est suspendue en raison de la grève.

    Je m’y rends à pied : les transports en commun sont fortement perturbés de 10h à 15h30 environ. J’arrive devant le restaurant universitaire de la Fac de Droit : celui-ci est fermé en raison de la grève. Si l’on veut manger, il faudra trouver autre chose. Les boulangeries et les petites supérettes sont prises d’assaut.

    Place Sainte Anne. Quand elle n’est pas squattée par des marginaux alcoolisés et entourés de leurs chiens, quand le ciel d’étain s’ouvre, il est fort agréable de se poser pour manger une crêpe ou prendre un verre. Les terrasses en soleil sont toutes occupées, celles à l’ombre sont délaissées. A la sortie de cet hiver gris et froid, voilà que les corps commencent à se dénuder, la peau recherche les rayons du soleil.

    Faute de place, nous choisissons finalement un petit bistrot sur la place des Lices. A côté de nous passent régulièrement des petits groupes qui portent fanion, badges et autocollants. Sans doute qu’en cette journée de grève, où l’activité économique marche au ralenti, les gens profitent de cette journée plus calme pour manger à l’extérieur. Le temps clément aidant, ce sont finalement les restaurateurs qui en profitent. Une amie me répète ce qu’elle a entendu : à Paris, des salons de beauté ont même prévu de faire des tarifs spéciaux pour cette journée de grève !

    Je décide ensuite de passer aux Champs Libres. Je prends le métro. Avantage : il est automatique, le trafic est donc normal. Lorsque je sors à l’arrêt Charles de Gaulle, je vois devant le nouveau Gaumont un rassemblement assez important de militants : les banderoles sont déployées, slogans revendicatifs ou couleurs syndicales. Des poteaux portent des cartons où l’on incite à prolonger le mouvement au-delà de la grève.

    Les Champs Libres sont fermés. A l’intérieur, les hôtesses d’accueil attendent sagement à leur poste. J’appelle. On me répond que le bâtiment est fermé : c’est une précaution pour éviter des débordements. Ils réouvriront normalement une fois le mouvement dispersé. Ils auraient pu mettre une affiche…

    Un groupe défile derrière une grande banderole des travailleurs syndicaux. Un jeune homme chante – faux – une chanson où il dénonce notamment “les bourgeois”. A croire qu’il ne ferait pas bon réussir sa vie (et pas besoin d’avoir une Rolex pour ça). Une fillette, à qui je ne donne pas 5 ans, porte une lourde pancarte anti-sarkozyste. Elle a un autocollant promouvant un parti écologiste sur le bras droit. Elle suit le pas vif de ses parents et la poussette de leur enfant sur lequel des autocollants syndicaux ont été posés. A peine un an, et déjà une voiture tunée. Je me méfie de ces parents qui utilisent leurs enfants dans des contestations, mais quand on a personne pour les garder…

    Plus loin, FO se tient serrée et cantonne l’Internationale avec conviction : “du passé, faisons table rase…”. Cela ne me surprend plus, même si aujourd’hui, j’ai, comme beaucoup, le sentiment que le dysfonctionnement est réel, et qu’il appelle à des changements profonds, mais pas forcément à une “révolution”.

    La révolte, elle, est pourtant bien là. Sur le Boulevard de la Liberté, les manifestants sont nombreux, la circulation est bloquée. Les voitures n’essaient même pas de passer, je les comprends. Lorsqu’il y a une semaine, un petit groupe d’une centaine de lycéens bloquaient les quais et que j’ai voulu passer, l’un d’entre eux s’est positionné devant ma voiture et, voyant que je n’avais pas l’intention de rebrousser chemin (il est suffisamment compliqué de circuler dans Rennes comme cela), il avait tenté de briser mon rétroviseur.

    Là, c’est le Crédit Agricole qui a été pris pour cible : une vitre est partie en éclat, de la peinture a été jetée sur le fronton. “Des casseurs” me répond le directeur deHSBC après manif.jpg la banque qui vient constater les dégâts. Je reprends l’écoute de mes podcasts. “Dois-je vous rappeler que cette année, le Crédit Agricole a distribué plus de 95 % de ces bénéfices à ses actionnaires ! Cela représente 1 milliard d’euros !“. Ceux qui ont fait ça le savaient-ils, exprimant ainsi leur colère, ou se sont-ils attaqués au symbole de la banque ? L’une ou l’autre raison ne justifie pas l’acte. Plus loin, c’est HSBC qui a, à son tour, été victime de dégradations.

    Sans doute, la colère est légitime. Ce n’est pas seulement une manifestation contre la crise, mais aussi contre un système où l’on craint pour son avenir. Depuis que nous sommes petits, on nous dit qu’il nous faut faire de bonnes études pour pouvoir jouir d’un emploi stable et d’une bonne situation. Aujourd’hui, certains diplômés ne trouvent même pas d’emplois. Nos parents doivent surveiller leurs comptes, ils ont fait des efforts et doivent encore subir les conséquences de la mauvaise gestion de dirigeants qui ont déstabilisé durablement l’économie, mais continuent de recevoir des primes. Ce constat doit sans doute être nuancé, mais ne retire rien sur le fond : le malaise est palpable. Heureusement, il paraît que se retrouver entre amis ou avec son/sa conjoint(e) est un moyen de s’échapper de la crise. Les médias ne peuvent occulter l’actualité, mais un peu de soleil et de bonnes nouvelles serait bienvenus !

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