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Le blog de Titem, entre Europe et Canada.
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Chronique européenne 4 : le plan d’aide européen à Chypre

Titem | 20 mars 2013

Pour ma quatrième chronique à Canal M, la radio de Vues et Voix, il a été question d’un sujet d’actualité encore brûlant : le plan d’aide européen à Chypre (à écouter ici). Un thème européen qui m’intéresse d’autant plus que j’ai vécu quatre mois à Chypre, plus particulièrement à Egkomi, en banlieue de Nicosie, la dernière capitale divisée d’Europe. C’était au printemps 2008, juste après l’élection à la présidence du néo-communiste Dimitris Christofias, dont on espérait qu’il trouverait enfin une solution à la partition de l’île. Las, nous sommes en 2013, nombreux sont encore les points de désaccord. Et pour l’élection qui a vu la victoire du candidat de la droite Nicos Anastasiades, le principal sujet était, pour une fois, la crise économique et financière.

Statue de Makarios III à Nicosie

Statue de Makarios III à Nicosie – Titem

Je ne reviens pas sur les détails du plan d’aide qui avait été conclu samedi entre les autorités européennes (chefs d’État européen et BCE) ainsi que le FMI. Tout juste me bornerais-je à considérer qu’il ne m’apparaît pas absurde de demander à ceux qui ont profité de la générosité du système bancaire chypriote de contribuer à sa sauvegarde. Cela vaut mieux, surtout s’il avait été clair dès le départ que les petits épargnants seraient épargnés. Pour pasticher Winston Churchill à propos de la démocratie, c’est sans doute la pire des solutions à l’exception de tous les autres. Opter pour une solution « à la grecque », avec l’octroi d’aides substantielles qui oblige le pays, incapable de rembourser, à imposer une cure d’austérité qui mine l’économie du pays comme le niveau de vie des citoyens, paraît exclu. Il faut tout de même garder à l’esprit que le risque que cela constitue un précédent inquiétant n’est pas nul, mais que le cas de Chypre et son secteur bancaire huit fois supérieur à son PIB dont sans doute la moitié provenant de la Russie, demeure particulier. Même le Cyprus Mail semble douter de « l’héroïsme » des députés chypriotes.

Lors de ma chronique, j’ai évoqué le fait que Chypre s’est tourné vers la Russie, l’un de ses principaux partenaires économiques et qu’une aide financière pourrait être conclue en échange de l’exploitation des gisements pétrogaziers au large de Chypre… Même si la Turquie, qui contrôle le tiers nord de l’île, ne manquera pas de mettre en avant ses revendications. Un correspondant du Wall Street Journal à Moscou évoque cette autre hypothèse intéressante : la Russie lorgnerait plutôt sur les infrastructures des télécoms (relativement développées) et énergétiques (en grand besoin de modernisation).

Comme les autorités européennes l’ont rappelé, la balle est dans le camp de la République de Chypre, qui avait demandé cette aide de 17 milliards d’euros, soit le montant de son PIB. Ce qui me désolé, c’est qu’une nouvelle fois, par leur impéritie, volontaire ou non, ou leur double langage, des chefs d’États européens, on a manqué précipiter l’Europe dans une nouvelle crise. Nicos Anastasiades n’est Président que depuis un mois, mais il n’a pas tardé à agir comme d’autres l’ont fait avant lui. Ainsi, accompagné de son ministre des finances, Michael Sarris et après avoir assuré leurs homologues qu’ils désiraient que tous les détenteurs d’un compte à Chypre s’acquittent de la taxe, ceci afin de ne pas heurter et discriminer les clients étrangers (russes au premier chef), il est revenu dans son pays en soulignant leurs efforts pour modérer les conséquences du « chantage » qui leur a été imposé.

Encore une fois, l’Europe est une coupable toute désignée pour des chefs d’État incapables d’assumer chez eux des décisions qu’ils ont prises dans un autre cadre institutionnel. Et cela, à l’heure où il est beaucoup question de démocratie et de légitimité en Europe dans cette période de crise économique et de défiance citoyenne, c’est bel et bien la pire des positions qui pouvait être tenue.

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Sauvez l’Europe… des eurosceptiques !

Titem | 27 juillet 2011

Jean Quatremer, le correspondant de Libération à Bruxelles, a écrit un lumineux billet sur la méthode communautaire (dite également « fédéralisme »), qui vient mettre à bas bien des malentendus sur ce sujet. Non, il ne s’agit pas de constituer un « super-État », un « empire », mais de faire en sorte que les institutions européennes puissent exercer leurs compétences, propres ou partagées, indépendamment des Etats, à la majorité et non à l’unanimité, source de blocage.

C’est davantage de responsabilité (j’en parlais précédemment), laquelle va de pair avec la démocratie, qui permettra de sortir de la crise par le haut, et non le repli vers des solutions nationales, quoiqu’en disent les eurosceptiques. Cela sera difficile, mais cela doit permettre d’être plus réactif et d’échapper aux aléas électoraux des chefs d’Etats.

Sur quelle planète vit Nigel Farage ?

Source : Euro Realist Newsletter

Comme par exemple Nigel Farage, connu pour ses coups de gueule au Parlement européen et dont j’ai déjà évoqué la malhonnêteté intellectuelle dans un autre billet. Lui qui en effet critique le manque de démocratie dans l’Union a pourtant bien été démocratiquement élu au suffrage universel et ne manque pas de s’exprimer… En réalité il ne souhaite pas que l’exécutif européen soit démocratiquement élu par les électeurs européens, comme je vous le montrerai un peu plus bas.

Que dit-il ? L’Europe de bureaucrates est en crise, virons le Parlement européen et la Commission européenne qui ne servent à rien et résolvons nos problèmes en démocraties matures au sein d’un Conseil dont le fonctionnement serait proche de l’OTAN.

C’est à lui que j’ai envie de demander « mais sur quelle planète vivez-vous ? » Ce qu’il nous propose, c’est un vague G27 qui s’accorderait a minima mais sans administration en mesure de contrôler et de mettre en pratique les décisions prises, parfaitement inefficace et non démocratique, puisque la responsabilité politique ne s’exercerait que devant les électeurs nationaux.

Or, c’est justement cette Europe qui est à la manœuvre, celle des « gouvernements matures » incapables de répondre rapidement et clairement à la crise, où les grands pays imposent leurs choix aux plus modestes. Croire qu’il suffit de coordonner les politiques économiques et budgétaires relève de la plus grande naïveté. Il peut d’autant plus considérer que l’OTAN fonctionne que son pays, le Royaume-Uni, n’a pas joué un franc jeu avec la France.

Nicolas Dupont-Aignan : l’illusion nostalgique du franc.

Prenez ensuite Nicolas Dupont-Aignan. Après une vidéo totalement démagogique où il indiquait que l’euro avait multiplié les prix par 6 – même certains de ces partisans ont ressenti un malaise – il revient pour nous enjoindre de sauver l’Europe plutôt que l’euro. S’il faut bien sauver l’Europe de quelque chose ou de quelqu’un, c’est bien de lui-même et des autres eurosceptiques qui, par biais idéologique, seraient prêts à préférer une aggravation de la crise, pourvu que l’on fasse échec au projet européen !

Ses idées : il est mensonger de faire croire que l’euro n’a pas de responsabilité dans la crise de la dette et de porter l’accusation sur la mauvaise gestion des gouvernements. C’est pourtant bel et bien le cas : le Royaume-Uni n’est pas dans l’euro et doit affronter les mêmes problèmes. Par ailleurs, les États-membres se sont toujours arrangés pour ne pas enclencher les mécanismes de sanction en cas de non respect du pacte de stabilité budgétaire.

Il dénonce encore « l’application d’un taux d’intérêt unique à des économies aux taux d’inflation différents » et la politique consistant à mener une politique économique unique pour mettre fin aux déséquilibres, et prône ainsi la sortie de l’euro. L’économiste américain Paul Krugman avait montré dès 1993 que l’intensification des échanges au sein d’une zone monétaire accentue les spécialisations régionales, basées sur l’avantage. Accentue, car elles existaient avant, mais avait-on alors plusieurs francs, deutsche marks ou pesetas ?

Quelles solutions alors ? Sortir de l’euro ne ferait qu’aggraver la crise et la panique des marchés financiers. Rien ne garantit que l’on retrouve ainsi de la compétitivité – comment expliquer autrement que les exportations françaises diminuent, alors que celles de ses partenaires européens augmentent ? Ce qu’il faut, c’est renforcer la gouvernance économique, augmenter les transferts de solidarité entre les régions européennes pour diminuer les chocs asymétriques. Il est vrai que c’est hautement plus ambitieux que le repli sur soi, même si l’entêtement des États-membres à refuser toute augmentation du budget européen pour accompagner le renforcement des compétences européennes grève cette ambition. Même si ce qui en définitive doit sauver l’Europe, c’est un regain d’intérêt de la part des citoyens européens.

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Sommet de la zone euro : solidarité, intégration… responsabilité ?

Titem | 21 juillet 2011

Cela fait trois semaines que je souhaite publier un article sur la crise de la dette publique, sans être satisfait du résultat. J’avais fini par y arriver hier soir, mais voilà que l’actualité et notamment l’accord des chefs d’Etat de la zone euro me pousse à revoir mon analyse. Notez que je parle bien de crise budgétaire, et non de « crise de l’euro », car d’autres pays très endettés et qui n’ont pas l’euro pour monnaie, au premier chef desquels le Royaume-Uni et les États-Unis, subissent cette même crise.

Mr George PAPANDREOU, Greek Prime Minister, Mr Herman VAN ROMPUY, President of the European Council, Mr Jose Manuel BARROSO, President of the European Commission at the final press conferenceSource "Le Conseil de l'Union européenne"

Bien que demeurant à Montréal, je reste attentif à l’actualité européenne, pour une fois très présente dans les médias. Cette actualité avait de quoi désoler le plus convaincu des europhiles. Peut-on dire que les décisions seront suffisantes ? Sans doute pas, je regrette notamment que la solution des eurobonds semble avoir été écartée de même que la taxe bancaire. De plus, beaucoup reste à faire pour retrouver de la croissance, mais l’on peut au moins espérer que les conditions plus souples avancées pour la Grèce permettront d’écarter durablement tout risque de défaut (même si on laisse la voie ouverte vers un défaut partiel).

Je ne saurais dire ce qui a été le plus désolant ces derniers jours: l’incapacité de nos dirigeants à s’entendre sur les décisions qui conviennent d’être mises rapidement en œuvre ou la désagréable impression de manque de responsabilité laissée aux citoyens européens.

Car c’est bien l’indécision qui met à mal l’Europe. Même aux États-Unis, certains observateurs (ni les plus libéraux ni les moins conservateurs) commencent clairement à regretter l’absence d’une gouvernance économique commune alors que 17 Etats partagent la même monnaie. L’attentisme d’Angela Merkel (ici) a été fort critiqué, y compris en Allemagne par son mentor Helmut Kohl, et Barack Obama a dû une nouvelle fois décrocher son téléphone pour tenter de la convaincre.

Lors de cette crise s’affrontent par tribunes interposées europhiles, voire fédéralistes et eurosceptiques. Je ne tiens pas à compter les points entre les deux camps, mais je reste néanmoins circonspect face aux arguments spécieux de certains eurosceptiques, qui cachent mal leur intérêt cynique pour la faillite de la monnaie unique et du projet européen et guettent la crise avant autant d’enthousiasme qu’un indien faisant la danse de la pluie pour implorer le ciel (et les Dieux de la finance), de faire tomber l’orage sur la zone euro. Sauf que si l’orage éclate, les éclairs frapperont tout le monde, et nul n’a en réalité à ce que la crise s’aggrave.

L’option fédéraliste, taxée de « douce chimère », n’a pourtant jamais été autant d’actualité. Il ne s’agit pas de passer du jour au lendemain au « tout fédéralisme », mais bien de se doter d’outils adéquats et d’une intégration plus resserrée, ce vers quoi l’on se dirige progressivement : le Fonds Européen de stabilité financière se rapproche d’un Fonds Monétaire Européen, avec la possibilité de racheter de la dette sur le marché secondaire ou l’accord de lignes de crédit. Malgré tout, si l’on se rapproche d’une solution plus fédérale, la gestion continue d’être intergouvernementale (la décision revient aux Etats-membres, en espérant qu’aucun ne donne son veto) alors même que cette méthode a jusqu’à présent montré son insuffisance.

Des dirigeants enfin responsables ?

Responsables, nos dirigeants l’ont sans doute été en parvenant à faire des compromis… mais que de coûteuses tergiversations pour parvenir à ce résultat ! En serait-on arrivé là si l’on avait dit dès le départ que l’Union ne laisserait pas tomber la Grèce ? Au moins aujourd’hui, les outils, notamment s’agissant de la maîtrise budgétaire, sont mis en place.

Mais responsables devant qui, c’est là que le bât blesse. Ecartons immédiatement l’argument grossier d’une Union européenne non démocratique, tenu par des nationalistes eurosceptiques comme Nigel Farage qui, en réalité, ne veulent pas d’une Europe démocratique et d’une Commission qui sortirait du résultat des élections européennes et non des discussions de couloir des chefs d’Etat.

Ce sont les chefs d’Etat qui sont à la manœuvre depuis des mois, l’Europe qui peine à prendre des décisions, c’est eux ; chacun poursuivant leur intérêt propre, soumis aux échéances électorales, à la pression de leurs institutions nationales voire régionales, sans oublier ceux qui n’ont plus beaucoup de légitimité. C’est l’échec de la méthode intergouvernementale. Et il ne faut pas compter sur les fantômes qu’ils ont choisis pour représenter l’Europe (José Manuel Barroso, Herman van Rompuy), pour faire preuve d’initiative.

Ses chefs d’Etats ne sont responsables que devant leur propre électorat, leurs décisions seront peut-être débattues dans les parlements nationaux et européens, mais pas avalisées. Or le surcroît d’intégration qui se met en place dans l’Union ne peut pas faire l’impasse sur un surcroît de responsabilité des institutions communautaires devant les citoyens européens et leurs représentants : cela passe donc par un renforcement de la Commission européenne, procédant réellement du résultat des élections européennes et non des négociations des chefs d’Etats.

Mais la démocratie n’en sortirait pas grandie si les citoyens européens ne devaient pas prêter beaucoup d’attention à ces débats sur la gouvernance (point sur lequel réagit également Fabien Cazenave) alors que d’importantes échéances sont annoncées avec les négociations du budget européen et élections de 2014, seront décisives.

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La fête de l’Europe, même ici à Montréal !

Titem | 8 mai 2011

Alors que les médias consacrent un grand nombre d’articles à l’ancien Président de la République François Mitterrand, dont on fêtera le 10 mai les 30 ans de sa première élection, il est une date qui, j’espère, ne passera pas inaperçue dans les médias, c’est la Fête de l’Europe le 9 mai ! Je vous avais déjà parlé (ici et ici) de ce jour qui vient rappeler la Déclaration Schuman. C’est un jour qui, pour moi, en tant que citoyen mais également en temps que militant, compte beaucoup, car c’est l’occasion d’exprimer notre appartenance à un même ensemble commun et notre attachement à ce projet ambitieux qu’est la construction européenne.

Le fait que j’habite dorénavant à Montréal ne change rien mon état d’esprit. Ici aussi, on s’intéresse à l’Europe. L’Université de Montréal et l’Université McGill disposent d’un centre d’excellence sur l’Union européenne et ont dernièrement invité Jean Quatremer, le correspondant de Libération à Bruxelles et auteur du blog les Coulisses de Bruxelles (que je vous conseille vraiment de suivre si ce n’est pas déjà le cas !), que j’ai eu le plaisir de rencontrer. L’un de mes professeurs a obtenu une chaire Jean Monnet ad personam, remise par la Commission européenne pour la qualité de ses recherches sur l’Union européenne. J’ai eu à cœur de défendre mes convictions européennes lors de plusieurs de mes cours à l’Université de Montréal, et le plaisir d’en parler à mes camarades de promotion.

Mais j’ai eu beau chercher sur Internet, hormis une soirée européenne à Québec, je n’ai rien pas trouvé chose semblable à Montréal. C’est dommage, car ce ne sont pas les Européens qui manquent ici. En guise de consolation, comme je ne songe pas à courir jusqu’au Mont-Royal avec le drapeau européen autour des épaules, je me dis que la soirée Eurovision que je vais suivre avec des amis sera une autre façon de fêter l’Europe, en musique !

Peut-on pour autant dire que le cœur est à la fête ? Quand je vois des articles de journaux où s’exprime la lassitude face à une Union européenne perçue comme intrusive et éloignée, je trouve cela exagéré car je crois que les députés européens, qui ont gagné des pouvoirs avec le Traité de Lisbonne, s’expriment bien plus dans les médias et leurs directives ont des impacts importants sur notre quotidien. Le sentiment laissé dans les médias que l’Europe (et le FMI) sont tenus responsables des politiques d’austérité menées en Europe et dernièrement, la polémique sur les accords de Schengen m’agacent profondément. L’affirmation des eurosceptiques qu’il vaudrait mieux quitter l’euro m’amuserait (comme ce clip pitoyable de démagogie de Nicolas Dupont-Aignan) s’il n’y avait pas une réelle suspicion à l’égard de la monnaie unique.

Car qui prennent ces décisions, sinon les chefs d’Etats, face à une Commission européenne devenue impuissante ? C’est la solidarité de l’Union et la pertinence de ses valeurs qui sont en jeu, et que le jeu personnel et égoïste des chefs d’Etats met en péril.

Mais quand je vois les photos de citoyens rassemblés à Bruxelles , à proximité des institutions européennes, ou ailleurs en Europe, que des amis, et pas seulement des militants de la cause européenne, affichent un drapeau dans leur profil Facebook, je me dis que ce sentiment européen demeure néanmoins, même si l’espace public reste encore très national. Il ne manque plus que ce sentiment se transforme en un intérêt politique, renforcé par l’investissement des médias et l’émergence de partis politiques européens, voire de personnalités aussi courageuses que le furent François Mitterrand et Helmut Kohl lorsqu’ils décidèrent de la monnaie unique.

Ailleurs sur la toile :

  • Europe Day apology and analysis, de J. Clive-Matthews.
  • Il faut transformer le 9 mai en jour férié, de Fabien Cazenave.
  • Journée de l’Europe 2011, sur le site du Taurillon.
  • Pour le 9 mai, l’Europe bat la pavé, le métro… et les réseaux sociaux ? Du blog eToile de Toutel’Europe.

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Une douche froide pour Guy Carlier : les « pointures » du shadow cabinet de François Bayrou

Titem | 1 octobre 2010

Lundi midi, alors que je faisais la vaisselle, la douche froide de Guy Carlier m’accompagnait dans cette tâche somme tout assez ingrate mais nécessaire pour ceux qui n’ont pas de lave-vaisselle. Je ne sais pas si vous connaissez la « Douche Froide », mais c’est le nom de la chronique matinale douce-amère de Guy Carlier qu’il lit de sa voix rassurante, parfois entrecoupée des rires de Marc-Olivier Fogiel ou de ses « oh Guy » faussement outrés lorsque le chroniqueur balance une vacherie sur les ondes.

Pour ma part j’apprécie cette mise en scène des tranches de vie des petites gens et des travers de notre société. Le trait est parfois accentué, il y a bien sûr quelques amalgames, mais c’est un billet d’humeur que je savoure comme tel. Car il s’agit bien d’un billet d’humeur et non d’humour comme celui d’Anne Roumanoff sur la même antenne. Certaines chroniques sont drôles, d’autres sont graves.

J’écoutais donc cette chronique où il était notamment question de la peur du chikungunya, dont il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une manipulation du gouvernement pour cacher les sujets importants, comme la hausse du chômage. Je ne pouvais qu’acquiescer, comme les auditeurs ont dû à ce moment-là lever les sourcils en signe d’approbation tout en savourant leur bol de café ou leur tasse de thé.

C’est alors qu’entre un verre et une assiette, les mains plongées dans une mousse épaisse à la senteur de mangue, Guy Carlier se mit à commenter la formation du shadow cabinet de François Bayrou (à partir de 1’25).

http://www.dailymotion.com/video/xeyzud

Désolé, mais je ne peux pas vous laisser dire cela. Je ne doute pas que votre envie ici était de vous moquer gentiment des « fantômes » de ce shadow cabinet pour un shadow parti dont le shadow Président semble n’être uniquement motivé que par des ambitions personnelles. Que cette initiative ait peu fait parler d’elle, sinon pour susciter des moqueries, on ne peut le nier. Mais ce ton caustique que vous adoptez en affirmant que François Bayrou a nommé des « pointures »… Ne vous en déplaise, des pointures, des gens compétents, il y en a.

Prenez Sylvie Goulard par exemple, pour l’Europe. Si vous la connaissiez vraiment, vous ne vous seriez jamais hasardé à laisser soupçonner ainsi son incompétence alors qu’elle est sans sans doute plus compétente que l’actuel Ministre des affaires européennes, l’atlantiste Pierre Lellouche, dont les propos outranciers à l’encontre de la Commission européenne n’ont d’égal que sa méconnaissance des institutions européennes.

Conseillère politique de Romano Prodi lorsqu’il fut Président de la Commission européenne, députée européenne élue dans la circonscription Ouest et rapporteure au Parlement européen de la directive sur le Comité européen du risque systémique (CERS) qui ouvre la voie à un système de supervision financière, enseignante au Collège de Bruges, l’ENA des futurs fonctionnaires européens, auteure de « L’Europe pour les Nuls », récompensé du prix du livre européen de l’essai 2009, ancienne Présidente du Mouvement Européen France… Et puisque l’on parle fantômes, elle vient de créer avec d’autres personnalités européennes le Groupe Spinelli, afin de relancer l’intégration européenne et qui va également mettre sur pied un shadow cabinet face au Conseil européen (c’es-à-dire le sommet des chefs d’Etat des pays membres de l’Union européenne, chargé de définir les grands axes de la politique de l’Union).

Notez bien que je n’ai jamais été encarté, ni au MoDem, ni ailleurs. Alors bien sûr, il est facile pour moi, étudiant en politiques européennes, de venir vous chercher sur ce terrain que je connais bien, tout comme vous, chroniqueur pour Stade 2, vous connaissez certainement les noms des différents entraîneurs des équipes de football de Ligue 1 quand j’avoue volontiers n’en connaître qu’un ou deux.

Mais de grâce, Monsieur Carlier, ne sombrez pas dans ce populisme facile qui consiste à laisser croire à vos auditeurs, même involontairement, qu’en raison de leur anonymat, ceux-ci sont forcément soupçonnés d’incompétence. Je préfère cent fois des « fantômes » compétents qui ne demandent qu’à parler de leur travail et qu’on entend trop peu souvent dans les médias, qu’une Rachida Dati, dont on se demande encore ce qu’elle fait à Bruxelles, ou un Frédéric Lefebvre, qui n’a jamais eu une proposition intelligente.

Aussi je suis sûr que oui, Nathalie Griesbeck, professeur de droit public, ou Robert Rochefort, Président du Credoc, autres députés européens et pour ne citer qu’eux parmi le shadow cabinet de François Bayrou, ont également leur mot à dire sur la réforme de la justice ou les questions économiques. Alain Duhamel faisait remarquer dans sa chronique RTL sur le décès de Jean-Marcel Jeanneney, dernier grand commis gaulliste de l’Etat, la rareté des universitaires, des économistes ou des intellectuels dans les précédents gouvernements, que l’on retrouve aujourd’hui bien davantage dans le privé. C’est certainement d’eux dont nous aurions besoin pour tenter de relever le niveau du débat en France.

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15e Fête de l’Europe : Robert Schuman plutôt que Philippe Séguin

Titem | 9 mai 2010

Aujourd’hui, nous fêtons la 15e Fête de l’Europe. Mais cette année, cette journée résonne de manière particulière, non seulement compte tenu de l’actualité qui oblige à plus de solidarité et de cohésion dans l’Union européenne mais également pour cette raison : nous fêterons également le 60e anniversaire de la Déclaration Schuman.

L’un de mes amis publiait à cette occasion un extrait d’un discours de Philippe Séguin, prononcé le 5 mai 1992, soit quelques mois avant le référendum sur le Traité de Maastricht. Est-il utile de préciser que je ne suis pas du tout d’accord avec les observations qu’il émet, cette homme politique certes nationaliste mais intègre, qui n’a jamais perdu une occasion de taper sur l’Europe.

«Soyons lucides, il n’y a aucune place pour des nations vraiment libres dans un Etat fédéral. Il n’y a jamais eu de place pour des nations réellement distinctes dans aucun Etat fédéral. Libre à certains de caresser l’illusion qu’il s’agit de créer une nation des nations : c’est là une contradiction dans les termes et rien de plus. Convenons plutôt qu’il y a quelque ironie à proposer à nos vieilles nations le fédéralisme comme idéal, au moment même où toutes les fédérations de nationalités sont en train de déboucher sur l’échec [...]

Nous pourrions construire une Europe plus réaliste, une Europe rendue à sa dimension véritable, une Europe plus démocratique, une Europe plus sûre et, je n’en doute pas, une Europe plus prospère. Convenons d’appeler ce nouveau système de relations la Confédération européenne puisque les nations y resteront souveraines, tout en gérant ensemble et d’un commun accord leurs interdépendances chaque fois qu’elles le jugeront utile ou nécessaire.»

Plusieurs remarques sur ce discours :

  • Soyons lucides, oui… Un Etat est-il plus libre s’il est seul et qu’un environnement qui le dépasse s’impose à lui (la mondialisation par exemple), ou si, alliés à d’autres Etats, tous ensemble ils parviennent à prendre des décisions et ainsi, être plus forts pour agir sur l’environnement ? Il est illusoire de croire qu’un Etat seul a la maîtrise de son entière politique, la crise financière est là pour nous le rappeler. A ce sujet, que dire de cette Europe des nations que chérissait Philippe Seguin, où des gouvernements sont incapables de s’accorder sur une régulation des marchés financiers ? Et oui, il est difficile de s’accorder à 27 plutôt que seul (de toute manière pour ce que la France a fait pour réguler les marchés).

  • On ne peut pas dire que les Etats fédéraux échouent ou ont échoué (Brésil, USA, Canada, Russie, Allemagne…). Mais les fédéralismes de nationalité ? Chypre et la Belgique, sur ce point je lui donne raison, mais inversement, on pourrait dire que c’est le signe que ce sont bien l’exacerbation des nationalismes (et la force de l’extrême-droite en Belgique nous le montre) qui est fratricide. L’Autriche-Hongrie a échoué, pourtant elle était bien un avatar de cette Europe des Nations, celle du Congrès de Vienne de 1815. La Tchécoslovaquie a été divisée à l’initiative de… Vaclav Klaus, actuel Président de la République Tchèque et partisan de cette Europe des Nations. Aujourd’hui, les Etats qui appartenaient à une fédération de nationalité sont entrées ou aspirent à adhérer à l’Union européenne. Et même dans les Etats plus centralisateurs, il y a des tentations fédéralistes, ou tout du moins des appels à décentraliser et déconcentrer l’État : c’est le cas de nombre de pays européens. Le partage des pouvoirs entre les différentes unités de pouvoir (soit la gouvernance multi-niveau) se négocie jour après jour. En tout état de cause, le fédéralisme européen, s’il doit exister un jour, ne se fera pas sans l’approbation des peuples qui le composent.

  • Ah, la question de l’Europe des Nations et de l’Europe démocratique… Je le dis tout net : c’est une parfaite escroquerie intellectuelle. L’Europe des Nations est antinomique d’une Europe fédérale démocratique, car dans l’Europe des nations, jamais Philippe Seguin n’aurait accepté que des Polonais, des Espagnols etc. puissent voter des décisions qui dussent s’imposer à la France ! Les thuriféraires de cette soi-disant Europe des Nations démocratique accepteraient-ils que les citoyens européens puissent directement voter pour le Président du Conseil de l’Union européenne ou de la Commission européenne ? Bien sûr que non, la légitimité qu’ils retireraient de ce vote viendraient faire de l’ombre aux représentants nationaux ! L’unique Europe démocratique, c’est l’Europe des élections européennes et du Parlement Européen, de la Commission Européenne qui procède du vote des électeurs comme dans toute nation démocratique, et non du choix des Chefs d’État nationaux (comme ce fut pourtant encore le cas !). L’Europe des nations, c’est l’Europe diplocratique, mais certainement pas l’Europe démocratique. J’ajoute enfin que le milliardaire irlandais Declan Ganley, partisan de cette Europe des Nations, artisan de la victoire du non irlandais au 1er référendum sur le Traité de Lisbonne, a échoué aux élections européennes. De son parti Libertas, seul demeure Philippe de Villiers, réélu grâce aux voix des Vendéens. Les citoyens européens ont fait un sort à cette illusoire Europe des nations qui est encore trop souvent le mode de fonctionnement de l’actuelle Union Européenne.

Aussi, cette fête de l’Europe, je préfère la Declaration Schuman, et mesurer le chemin parcouru vers la paix et la prospérité d’une Europe réunifiée, de Lisbonne à Vilnius et de Dublin à Nicosie. Car « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ».

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L’initiative citoyenne européenne, un outil au service d’un espace public européen ?

Titem | 25 mars 2010

La nouvelle Commission européenne avait convié le 22 février 2010 les parties prenantes au « Livre vert sur une initiative citoyenne européenne », visant à réfléchir sur la mise en œuvre de l’initiative citoyenne européenne (ICE). J’ai eu le plaisir de m’y rendre au nom du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine et des Jeunes Européens Rennes suite à la contribution envoyée à partir de nos discussions lors du Message à l’Europe du 27 janvier dernier.

Remarque : On dit souvent de la Commission européenne qu’elle est lointaine, qu’elle agit de façon obscure et qu’elle est aux mains des lobbies les plus divers. En réalité, je connais très peu d’organisations ou d’Etats qui soient aussi transparents que l’Union européenne, qui publie presque toutes les contributions extérieures et documents de travail. Depuis 2001 et le Livre Blanc sur la gouvernance européenne de 2001, cet impératif de transparence est un pilier de la pratique politique des institutions européennes.

Cet outil juridique permis par l’entrée en vigueur avec le Traité de Lisbonne est un outil de démocratie participative déjà utilisé dans certains des États-membres de l’Union européenne comme l’Italie, le Portugal ou la Hongrie. Il permet à 1 million de citoyens signataires d’un même texte d’inviter la Commission à se pencher sur le sujet de l’initiative.

Introduite par le nouveau Vice-président en charge des relations inter-institutionnelles et de l’Administration, Maroš Šefčovič, l’eurodéputé Gerald Häfner (Verts/ALE), rapporteur de l’ICE au Parlement ainsi que le secrétaire d’État espagnol aux affaires européennes, Diego López Garrido, cette audition fut l’occasion pour chaque acteur de présenter le tournant démocratique que représente l’ICE et la manière dont elle doit être mise en œuvre pour être pleinement efficace.

Plusieurs représentants des États-membres, ainsi que des promoteurs d’initiatives au niveau national, comme Daniel Schily, du mouvement Mehr Demokratie en Nord-Rhein-Westphalie ont présenté le déroulement des initiatives dans leur pays. Douche froide dans l’assemblée : dans chaque pays, on compte sur une main les initiatives parvenues à leur terme sur plusieurs dizaines de projets.

L’après-midi était consacré aux contributions des différentes parties prenantes au Livre vert. Un certain nombre de propositions des différentes associations européennes – europhiles, citoyennes, d’expatriés etc. – rejoignaient notre propre Message à l’Europe. En particulier, il a été reproché à la Commission européenne et au Conseil européen de s’être déjà accordés sur un certain nombre de points sur lesquels les citoyens souhaitaient débattre. Si à la fin de la journée, la Commission, représentée par le Directeur du Secrétariat Général de la Commission Européenne, Jens Nymand-Christensen, a semblé sensible aux arguments en faveur de l’utilisation d’Internet pour promouvoir les ICE, option écartée lors des premières discussions interinstitutionnelles, il a répondu sans grande conviction que la question de l’âge minimum pour participer (16 ans au lieu de 18 ans proposée par la Commission) serait étudiée.

Si plusieurs participants ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis de la frilosité de la Commission européenne, cette dernière a tenu à rassurer sur l’effectivité de l’ICE. Car même si elle perd ainsi une petite partie de son rôle de législateur, l’Union gagnerait sans doute beaucoup à favoriser l’émergence de débats politiques transeuropéens. De ce point de vue, l’Espagne a fait savoir qu’elle tenait à ce que le règlement de mise en œuvre de l’initiative citoyenne européenne soit conclu sous sa Présidence. Affaire à suivre dans les semaines à venir.

A voir également : des reportages de EuroParlTV au sujet de l’initiative citoyenne européenne :

  • Une explication sur le fonctionnement de l’initiative citoyenne européenne.
  • L’interview de Daniel Schily par EuroparlTV
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Les élections régionales, plus mal aimées que les européennes ?

Titem | 23 février 2010

Un sondage IFOP de cette semaine indique que seuls 54 % des Français se déclarent sûrs de se rendre aux urnes pour les élections régionales. Un tel taux, s’il se vérifiait les 14 et 21 mars, ferait de ces élections régionales de 2010 les plus boudées des citoyens français depuis celles de 1998, où l’abstention avait atteint 42 %. C’est tout de même plus que les élections européennes, où seul 4 électeurs sur 10 se sont exprimés. Les raisons expliquant cette faible mobilisation des électeurs sont connues : sentiment de défiance à l’égard de l’institution ou du pouvoir en place, impression que le vote ne changera rien… auxquels s’ajoute l’invisibilité (médiatique) des personnes qui nous gouvernent. C’est le cas des députés européens, mais également des conseillers régionaux, et même des Présidents de région ! Dans le Nord-Pas-de-Calais, où je voterai, seules 8 % des personnes sondées par l’institut LH2 connaissent Daniel Percheron.

Une conversation téléphonique avec ma grand-mère m’informait que, par exemple, ses amies ne voteraient pas aux élections régionales, car de toute manière, cela ne servait à rien. C’est une chose, et en tant que citoyen actif, je le regrette. Mais ne pas chercher à comprendre me paraît d’autant moins excusable que ce ne sont pas les informations qui manquent, ne serait-ce que sur la toile, même si ce n’est pas toujours très pédagogique ou user-friendly pour le commun des mortels (sur le site du Conseil Nord-Pas-de-Calais).

Pour se renseigner, on pourrait compter sur les médias… si eux-mêmes exerçaient leur devoir d’information au lieu de succomber aux sirènes du divertissement et de l’audience facile. Alors il y a certes les débats sur la réforme nécessaire des retraites (lire à ce sujet un article de Déchiffrages, le blog de Jean-François Couvrat) ou l’affaire Total. Mais le débat, s’il est politique, reste somme toute assez national. Tout comme les élections européennes, d’ailleurs ; elles restent des élections intermédiaires, qui servent de thermomètre pour le pouvoir en place, de sanction pour l’opposition.

Mais ces élections régionales sont sans doute pire que les précédentes élections européennes. Elles traduisent la politique dans ce qu’elle a de pire : la compétition, bien sûr, mais aussi la petite politique, la polémique, les attaques sous la ceinture. Et c’est tout ce que l’on retient : Georges Frêche, Ali Soumaré, Marie-Luce Penchard, Malgorn… Mais aussi les hamburgers hallal de Roubaix (ici ou ici), comme l’on retient aujourd’hui la désinvolture de Rachida Dati, le clash entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou, la vaine polémique sur le vin rosé. Est-ce ainsi que l’on informe les citoyens sur les enjeux d’une élection ?

Alors certes, il y a eu un débat diffusé par France 3… le dimanche soir à 23 heures ! Si l’on veut se renseigner sur les élections régionales, il nous reste, heureusement, la presse quotidienne régionale et les dossiers thématiques de certains sites de grands quotidiens ou de pure players. Ou encore les conférences et débats organisées par les associations citoyennes, voire par les municipalités. Mais pour en avoir animer certaines, je vois bien que ce sont les militants ou les personnes déjà très intéressées qui y assiste.

Et cela ne risque pas d’aller en s’améliorant : la suppression des cours d’histoire en terminale ou de certains thèmes du programme d’économie est un signe inquiétant de renonciation à la formation citoyenne des adolescents, les futurs citoyens de demain. Sans compter les cours d’éducation civique qui sont remplacés par les cours d’histoire ou de géographie car « il faut bien finir le programme »…

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Participation à la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne

Titem | 21 février 2010

Je participerai demain, en tant que Président des Jeunes Européens Rennes et membre du Mouvement Européen Ille-et-Vilaine, à la réunion organisée par le Secrétariat Général de la Commission européenne au sujet de la consultation publique sur l’initiative citoyenne européenne.

Instaurée par le traité de Lisbonne, l’initiative citoyenne est une nouvelle forme de participation à l’élaboration des politiques de l’Union européenne. Elle permet à des citoyens européens, au nombre d’un million au moins, et ressortissants d’un nombre significatif d’États membres, d’appeler directement la Commission à soumettre une proposition sur des questions présentant pour eux un intérêt et couvertes par les domaines de compétence de l’UE.

La Commission européenne a publié en novembre 2009 un livre vert auquel les citoyens, associations citoyennes ainsi que les autorités publiques (notons qu’aucune institution française n’a souhaité répondre à cette consultation) étaient invités à répondre. Le Mouvement européen Ille-et-Vilaine, associé aux Jeunes Européens Rennes, ont répondu à cette consultation et ont été sollicités, ainsi que les autres parties intéressées, à venir assister le lundi 22 février 2010 à l’audition et partager leur point de vue sur la question de l’initiative citoyenne européenne.

Je ne manquerai pas de vous informer du déroulement de cette audition ainsi que des discussions qui auront eu lieu. Pour ceux que cela intéresse, il sera possible de suivre l’audience en direct ici.

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Café-débat « L’Europe dans votre assiette » à L’Angélus à Rennes – 17 février à 18h

Titem | 16 février 2010

Les Jeunes Européens-Rennes, section locale des Jeunes Européens-France et branche des moins de 35 ans du Mouvement Européen, relancent leur cycle de cafés-débats avec une première rencontre pour cette année 2010 sur le thème de « L’Europe dans votre assiette », avec des représentants de l’association Produit en Bretagne. Ce café-débat aura lieu le 17 février à 18h, au café L’Angélus de Rennes, 2 rue de Coëtquen.

L’Union européenne est aujourd’hui composée de 27 pays, réunissant 500 million d’habitants, soit autant de consommateurs. Elle est aussi un grand marché unique où les consommateurs que nous sommes doivent pouvoir disposer des mêmes droits et de la même protection partout dans l’Union, et ce quelque soit le secteur. Les citoyens se sont sentis exclus des débats institutionnels qui ont précédé l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et aspirent maintenant à ce que l’on parle des effets concrets de l’Europe sur leur quotidien.

Quoi de plus quotidien et concret que ce qui se passe dans notre assiette ? Ce café-débat est l’occasion de favoriser la rencontre du public citoyen avec des professionnels travaillant en lien avec les questions européennes, de prendre le temps de décrypter de façon simple et interactive l’action d’une Union européenne souvent perçue comme lointaine et obscure.

Avec des représentants de l’association Produit en Bretagne, nous discuterons de la perception des produits bretons à l’étranger, mais également des enjeux de la sécurité alimentaire, des bonnes normes de production, de traçabilité, dans un contexte européen, pour comprendre de quelle manière l’Union européenne s’efforce de garantir la sécurité et la qualité alimentaires, de la ferme à la table, afin d’aider les consommateurs à s’orienter vers des aliments plus sains et produits selon des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Un point-presse sera tenu à partir de 17h30 au Café L’Angélus.

Rejoignez-nous nombreux pour un échange convivial autour d’un dégustation de produits bretons !

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