Un chemin vers la paix
Titem | 25 novembre 2007En marge de la 20ème Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, une cinquantaine de personnes se sont réunies au parc Joseph-François-Perrault, autour de l’arbre planté symboliquement il y a 5 ans, pour témoigner encore une fois leurs engagements contre la pauvreté.
Le slogan de cette année était « Refuser la misère : un chemin vers la paix ». Un écho au prix Nobel de la paix reçu en 2006 par le bangladais Muhammar Yunus, le «banquier des pauvres», initiateur du micro-crédit.Une paix nécessaire alors que «les guerres au Darfour, au Moyen-Orient, en Asie du Sud condamnent leurs populations à demeurer dans la pauvreté», a rappelé Jean Panet-Raymond, intervenant du quartier : «sans paix, il n’y a pas de justice sociale, et vice-versa». Des personnes ont tenu à exprimer leur soutien à cette cause en signant la Déclaration de solidarité ou en inscrivant un message sur des colombes de papier accrochées à l’arbre.
Soraya Martinez, conseillère municipale du quartier, s’est dite touchée. «Cette journée est l’occasion de se souvenir des actions que l’on a faites au quotidien pour lutter contre la pauvreté et réfléchir sur les défis à relever. De ce point de vue, à Saint-Michel, on a beaucoup semé et l’on continue de récolter les fruits.»
Cette Journée mondiale de lutte contre la misère a pour origine l’inauguration par le père Joseph Wresinski d’une plaque commémorative, Place de la Concorde à Paris, le 17 octobre 1987 : «Là où des hommes et des femmes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de la personne sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré». Depuis, chaque 17 octobre, les citoyens de près de 70 pays dans le Monde se souviennent de ce geste marquant pour une reconnaissance de la dignité des pauvres♦
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