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Le blog de Titem, entre Europe et Canada.
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Le concours Eurovision pour les nuls… et les extra européens !

Titem | 17 mai 2013

Le 58e Concours Eurovision de la Chanson se tiendra ce samedi, à 21h GMT à Malmö, en Suède. L’émission est retransmise sur Internet ici.

J’avais déjà parlé des enjeux, notamment géopolitiques et identitaires, de cet événement dans un article publié par le webzine Le Taurillon. Voici un guide à l’usage des canadiens, des autres extra-européens ou même des curieux qui aimeraient en savoir plus sur le fonctionnement sur ce grand rendez-vous musical.

À noter, le Goethe-Institut de Montréal diffusera le concours dans ses locaux. Vous êtes prêts ? Que le spectacle commence !

Qu’est-ce que l’Eurovision ?

Vous connaissez (et regardez) la Star Académie ou La Voix ? Vous aimez les concerts avec des effets pyrotechniques, les vidéos, les chorégraphies et les costumes sophistiqués ? Alors ajoutez un zeste de diversité culturelle et géographique, et vous obtenez l’Eurovision !

Eurovision_Song_Contest_2013_logoCette émission de télévision est l’un des plus grands événements télédiffusés dans le monde, réunissant des dizaines de millions de téléspectateurs originaires de plusieurs dizaines de pays : de l’Europe bien sûr, du Maghreb et Moyen-Orient, mais également… d’Australie, qui s’enthousiasme aussi pour l’Eurovision ! Et comme chaque événement diffusé en eurovision, il est ponctué par un indicatif musical : quelques notes du Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.

Il s’agit d’un concours de chant paneuropéen organisé depuis 1956 ; la Suisse l’avait alors emporté grâce à sa chanteuse Lys Assia.

Dépendamment des pays, le concours est plus ou moins populaire. En France, il est de bon ton de décrier le Concours – on est mauvais perdants – alors qu’ailleurs, notamment en Europe du Nord, c’est une véritable institution qui réunit familles et amis autour du petit écran.

J’ai créé sur Spotify une liste regroupant l’ensemble des gagnants du Concours Eurovision depuis ces débuts.

On peut également retrouver leurs prestations dans cette vidéo Youtube ci-dessous.

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Combien de pays y participent ? Est-ce limité à l’Union européenne ?

Cette année, 39 pays participent au concours, c’est donc bien plus que l’Union européenne et ses 28 membres (au 1er juillet avec l’entrée de la Croatie). Tout pays ayant au moins un organisme actif au sein de l’Union européenne de radio-télévision a la possibilité de se présenter au concours. En théorie, il pourrait y avoir 56 pays, même si pour des raisons parfois économiques, géopolitiques (retrait de l’Arménie en 2012) ou en protestation contre les règles (la Turquie cette année).

Malgré la distance, les pays du Caucase, du Maghreb et du Proche-Orient étant membres actifs de l’UER, ils sont donc autorisés à concourir. Israël est ainsi un participant régulier, déjà vainqueur à trois reprises (1978. 1979, 1999).

Quel type de musique y entend-t-on ?

L’Eurovision est un miroir des tendances musicales du moment ! Par conséquent, il est régulièrement critiqué pour être une vitrine de la musique commerciale. On y entend surtout des ballades folk ou pop, du rock, ponctuellement des musiques plus traditionnelles ou lyriques. Depuis quelques années, le rap, le dubstep, les musiques électroniques ont fait leur apparition. L’Italie s’est aussi risquée en 2011 à proposer du jazz, avec une certaine réussite : Raphael Gualazzi est arrivé second !

Mais la plus grosse et décoiffante sensation eut lieu en 2006 avec la (première) victoire de la Finlande qui avait envoyé cette année-là un groupe de monster metal, Lordi !

Comment fonctionne le concours ?

Depuis 2005 et en raison du nombre croissant de pays participants, des demi-finales ont été ajoutées, organisées le mardi et le jeudi précédent le concours, pour désigner les 25/26 pays admis à concourir lors de la grande finale du concours de l’Eurovision.

Certains pays sont exemptés des demi-finales : les cinq pays contribuant le plus financièrement à l’Union européenne de radiodiffusion (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni) ainsi que le pays ayant remporté la précédente édition, qui est également le pays organisateur. Cette année, il s’agit de la Suède (victoire de Loreen).

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Lorsque chacun des participants a assuré sa performance, une fenêtre de vote quinze minutes s’ouvre, pendant laquelle les spectateurs sont invités à téléphoner ou envoyer des sms pour soutenir leur artiste préféré. Depuis cette année, le vote est possible via une application iPhone. Un téléspectateur ne peut (évidemment) pas voter pour son propre pays.

Comment sont comptabilisés les points ?

Chaque pays participant attribue des points à ses dix artistes/pays préférés, par ordre croissant : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 puis 8, 10 et enfin les fameux « douze points / twelve points » au pays plébiscité.

Le vote du public est pondéré de moitié par un vote réalisé par un jury national professionnel, ce qui a tendance à minimiser les effets géographiques et culturels… au grand dam des pays avec une forte diaspora ! La révélation du partage des votes entre jury et public est d’ailleurs souvent l’occasion de constater combien les goûts peuvent être différents entre les deux corps électeurs : la France, classée dernière du public avec un zéro pointé, avait reçu 85 points et la 13e place du jury. Pour autant, ils s’accordent le plus souvent sur le nom du gagnant.

Mais alors, le pays qui a le plus de connexion avec ses voisins gagne forcément !

C’est une critique couramment avancée, celle de l’émergence d’une « Eurovision des pays de l’Est ». L’alliance stratégique réciproque entre Chypre et la Grèce, ou le Danemark et la Suède est une constante des concours Eurovision.

À bien regarder les derniers vainqueurs, il faudrait plutôt faire partie de l’Europe du Nord pour avoir de meilleures chances de l’emporter. Par ailleurs, le tableau des scores montre que pour remporter le concours Eurovision, un pays peut rarement se contenter de ne récolter que les 12 points de sa diaspora ou de ses voisins : il lui faut le plus souvent recueillir un maximum de points de l’ensemble des pays participants ! Tous les pays, sauf l’Italie, avait donné au moins trois points à la gagnante de l’année dernière.

Les artistes qui y participent sont-ils connus ?

La plupart le sont d’abord et avant tout dans leur propre pays. Ces dernières années, beaucoup des candidats sélectionnés ont d’abord participé à une émission nationale de télé-crochet comme la Star Académie ou la Voix (c’est le cas de la candidate française de 2013, Amandine Bourgeois, gagnante de la Nouvelle Star) ou au cours d’une émission spéciale.

Mais il arrive aussi que des pays envoient des stars : cette année, les artistes les plus connus sont Cascada, pour l’Allemagne, et Bonnie Tyler, pour le Royaume-Uni.

Notons que l’artiste sélectionné n’a pas besoin d’être de la nationalité du pays qu’il représente. Ainsi – et cela peut intéresser nos amis canadiens – Natasha Saint-Pier a représenté la France en 2001 et Céline Dion a remporté l’Eurovision en 1988 pour… la Suisse ! Parmi les autres « grands » gagnants, on peut citer ABBA (1974), Johnny Logan, dit Mr Eurovision (1980, 1987 et 1992 comme compositeur) ou Toto Cutugno (1990).

En quelle langue chantent les artistes ?

Cette règle a changé à plusieurs reprises au fil des éditions et est l’une des plus discutées. Actuellement, un artiste peut chanter dans n’importe quelle langue, y compris régionale voire purement imaginaire, plusieurs pays se sentant désavantagés en raison de la « complexité » de leur langue. De fait, la plupart des artistes chantent en anglais.  certains introduisent un couplet en anglais dans leur chanson interprétée dans leur langue natale, d’autres (comme l’Espagne, la France, l’Italie, la Serbie…) se font presque un devoir de chanter dans leur(s) langue(s).

L’anglais est la langue qui a le plus apporté de victoires (25) devant le Français (14). Il faut remonter à 2007 pour trouver la victoire d’une chanson non-anglophone : Molitva, chantée par Marija Šerifović. Il s’agissait alors de la première participation du pays.

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Une règle ? Il y a d’autres règles ?

Oui, parmi lesquelles :

  • La chanson ne peut dépasser trois minutes.
  • Il ne peut y avoir plus de six personnes (choristes ou danseurs) sur scène.
  • Les artistes ne peuvent être âgés de moins de 16 ans, et ce quelques années après que la victoire de la jeune Belge Sandra Kim ait provoqué une affluence d’ados chanteurs. Il existe néanmoins un concours Eurovision de la chanson junior, nettement moins suivi et auquel participent moins de pays, mais fonctionnement sur un principe similaire.

Quels sont les candidats à suivre pour cette année ?

Outre les performances des stars Bonnie Tyler (Royaume-Uni) et Cascada (Allemagne), il faudra suivre la candidate danoise, Emmelie de Forest, grande favorite des bookmakers et des fans cette année : sa chanson, Only Teardrops.

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Autre moment attendu : le passage de la candidate finlandaise Krista Siegfrieds qui termine sa chanson Marry me en embrassant sa choriste ; il s’agit du premier baiser « lesbien » présenté à l’Eurovision et ce n’est pas sans susciter des réactions négatives dans certains pays d’Europe où les droits des personnes LGBT sont peu respectés.

Votre serviteur étant particulièrement déçu de l’élimination en demi-finale d’Israël et de Saint-Marin (écoutez-les tout de même !), il encouragera malgré tout cette année encore un « petit » pays, en l’occurrence Malte, représenté par Gianluca Bezzina, qui chantera Tomorrow.

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Au rayon des performances des performances improbables, on peut compter sur un vampire contre-ténor roumain ou un géant portant la chanteuse ukrainienne. Un extrait de chacune des 39 chansons présentées pour cette 58e édition est visible dans cette vidéo :

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Ailleurs sur la toile : deux articles du Point : L’Eurovision, ce grand soap opera et l’Eurovision, une affaire de mauvais goûts ; un article de Stephen Spillane (en anglais).

Écouter sur Spotify toutes les chansons gagnantes de l’Eurovision.

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Culture, Culture et Histoire, Europe, Eurovision, Média, Musique
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Pour en finir avec « l’épicurisme »

Titem | 6 mai 2013

 » In Hamburg » Dirk said, « I know a tavern that is called ‘The Epicurean Delight.’ So good wine and ale are part of his good life? »
 » I’ve been waiting for that question – it was certain to appear. Many mistakenly use his name to indicate good food or wine. Were he to know this, Epicurus would be astonished. I believe that this curious error stems from his strict materialism. He believed that there is no afterlife and that since this life life is all there is, we should strive for earthly happiness. But do not make the error of concluding that Epicurus suggests we should spend our lives wallowing in sensual or lustful activities. Absolutely not – he lived and advocated an almost ascetic life. I repeat: he believed we could best maximize pleasure by minimizing pain. Of his major conclusions was that the fear of death was a major source of pain, and he spent much of his life seeking philosophical methods to lessen the fear of death. »

The Spinoza Problem. A Novel, de Irvin D. Yalom, éd. Basic Books, p. 77.

“Le mot le plus galvaudé à la tv c’est ‘épicurien’. Épicure n’a jamais enseigné la consommation comme voie vers la plénitude” -Boucar Diouf

— Catherine Perrin (@RC_ML) 19 février 2013

 

« Je vibre de plaisir corporel quand je vis de pain et d’eau, et je crache sur les plaisirs luxueux, non en tant que tels, mais à cause des inconvénients qui les suivent. »

Citation attribuée à Épicure.

On peut le constater tous les jours, dans le monde francophone comme anglophone… Déjà il y a cinq ans : 

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Vu récemment dans une librairie de Montréal :

Epicurious cookbook

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Épicure, Irvin Yalom, Langue française, Philosophie, Spinoza
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Leur grande faute morale : ne pas avoir pensé aux enfants

Titem | 23 avril 2013

Vous ne pouvez y avoir échappé : l’Assemblée Nationale a définitivement adopté le projet de loi portant sur « le mariage des couples de personnes de même sexe », par 331 voix contre 225 (Pour rappel, en 1e lecture, il y avait eu 329 voix pour, 229 contre). La France est devenue ainsi le 14e pays dans le monde à ouvrir le mariage pour les couples homosexuels.

Liberté Égalité Fraternité LGBT

Mais que retiendrons-nous de ces années de combats, pour ou contre, de ces mois de débats dans les médias et ces centaines d’heures au Parlement (cf. cette infographie du Monde), souvent très animés, trop souvent violents ? Nous ne voudrions garder que les moments positifs, forts et émouvants, les témoignages trop peu écoutés d’enfants élevés au sein de familles homoparentales (comme Pablo), la force de conviction de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, l’émotion de certaines des parlementaires, comme Véronique Massonneau.

L’heure est aux réjouissances, car d’ici quelques semaines, les premiers couples de même sexe pourront officialiser leur union devant la société et bénéficier des mêmes droits, transmettre leur patrimoine. Surtout, à la filiation affective et sociale qui les reliait déjà à leurs enfants avant la loi s’ajoutera une filiation juridique protectrice.

Mais on se souviendra aussi des débordements. Il y en eut de toute nature, de la part d’acteurs différents. Cependant, au-delà de ma sympathie pour le mouvement en faveur de l’égalité des droits, on ne peut décemment pas mettre sur le même plan des agressions commises contre des personnes en raison de ce qu’elles sont (comme à Paris, Nice, Lille ou sur Twitter…) ou celles qui les défendent (Erwann Binet, Claude Bartolone, Caroline Fourest), les menaces contre ceux qui n’ont eu de cesse que de souffler sur les braises et d’annoncer « le sang » ou la « guerre civile » (« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Bossuet) ou l’encadrement parfois vigoureux de manifestants pacifiques dans leur comportement (dans leurs propos, c’est moins certain), soit qu’ils n’avaient pas déclaré leur rassemblement ou avaient eu la mauvaise idée de défiler à trop grande proximité d’éléments radicaux.

Les larmes ne peuvent nettoyer toutes les obscénités et les blessures

Sans préjuger de la santé de chacun, ces adultes sauront s’en remettre, même si pour certains, la douleur est grande. Mais il est un aspect de la responsabilité de tous les opposants à ce projet de loi sur lequel il est difficile de polémiquer, sinon par mauvaise foi ou négation de la réalité : les enfants et les adolescents. Ceux qui ont bien sûr un papa et une maman, mais qui sont également élevés par deux papas et deux mamans et dont on leur a assuré que ce cadre familial constituerait un trouble pour leur futur. Ces adolescents, homos ou supposés tels, qui ont subi encore plus fortement en raison de l’hystérie des débats, des violences verbales ou physiques, y compris parfois de la part de leurs amis voire de leur famille, qui les a emmené lors de ces manifestations ou mis à la porte. Bon nombre d’opposants au projet de loi n’ont pas pensé à eux, ont volontairement fermé les yeux sur leur existence, n’ont pas eu conscience que leurs actions aggravaient les difficultés qu’ils rencontrent : c’est leur grande faute morale.

« Chacun de nous est particulier et c’est la force de notre société », commentait avec autant de sobriété que d’émotion un de mes amis face à cette annonce. J’y ajoutais quand cette société est rassemblée et fraternelle. Car il faut savoir pardonner, se rassembler, pour construire l’avenir. Mais que cela peut être difficile, surtout vu les dernières semaines ! Les larmes de joie pour cette égalité conquise de haute lutte, dans le respect des valeurs républicaines, et leurs larmes d’amertume d’avoir perdu cette bataille morale et idéologique, ne sauront nettoyer toutes les obscénités et les blessures causées à ces enfants qu’ils prétendaient défendre. Mais – et la Ministre de la justice l’a admirablement rappelé suite au vote – il a ainsi été rappelé que la place et la valeur de chacun était reconnue dans la société. C’est là que se situe le prochain défi à relever. Il sera alors toujours temps pour les opposants d’hier de nous rejoindre.

http://www.dailymotion.com/video/xz94vn

Ailleurs sur la toile : Olivier d’Évian, l’édito de Causette. 

Crédit image : Pierrick Prévert.

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Education, Enfants, France, Homoparentalité, Homophobie, Mariage gay, Politique
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Mon engagement à Vues & Voix

Titem | 22 avril 2013

J’ai choisi de profiter de cette semaine de l’action bénévole pour témoigner de mon engagement auprès de Vues & Voix, entamé avec enthousiasme au début de cette année. Nous sommes près de 450, lecteurs ou moniteurs, mais également annotateurs ou vérificateurs qui accordons au moins deux heures chaque semaine à la production de livres sonores adaptés aux personnes éprouvant un handicap visuel ou moteur qui les empêche de pouvoir lire. Cette année, Vues & Voix a atteint son objectif annuel de 800 livres sonores adaptés produits, lesquels ont rejoint les rayons du service Québécois du livre adapté (SQLA) de la Grande Bibliothèque (BANQ).

Le trimestriel québécois Urbania a mis en ligne un reportage consacré au bénévolat chez Vues & Voix. Il y est également question de leur radio Canal M, où j’officie ponctuellement en tant que chroniqueur : c’est ainsi que j’ai fait la découverte de leur autre volet.

Ce n’est pas un prétexte pour « se péter les bretelles », comme on dit ici. Mais je dois vous avouer le plaisir à parler autour de moi du roman que je lis actuellement dans le recueillement de ma petite cabine d’enregistrement - et qui narre le parcours d’un jeune homme durant la Guerre d’Algérie, puis à échanger lors des pauses avec les autres bénévoles, parler de notre parcours ou de nos anecdotes de lecture (Ah ! Les allitérations et les lapsus…). Une audition est nécessaire pour attribuer le bon livre au bon lecteur, en fonction de sa voix (jeune, mature, chaleureuse…) et non de ses goûts. J’ai eu de la chance de tomber sur un livre que j’apprécie, et même si ça ne sera peut-être pas toujours le cas, je le lirai de bon cœur, car je sais qu’il fera au moins un usager heureux.

Quand je suis arrivé au Québec il y a six ans, j’ai eu très tôt l’impression que le bénévolat y était beaucoup plus fréquent qu’en France. Ce n’était pas qu’une impression due au fait que j’effectuais alors mon stage dans le milieu « communautaire » (qui je le rappelle, n’a pas du tout en Belle Province le sens péjoratif qu’on lui connaît dans l’Hexagone) : il y aurait 28 % de bénévoles en France contre 36.7 % au Québec, dont respectivement 33 % et 54.4 % de jeunes (âgés de 18 à 25 ans dans un cas, de 15 à 24 dans l’autre).

Le thème de la semaine de l’action bénévole 2013 est « Partout pour tous », venant rappeler qu’il existe de nombreuses possibilités pour s’engager mais aussi, est-il rappelé, pour s’épanouir. En ce qui me concerne, j’ai réellement ressenti ce plaisir de me sentir utile, d’agir pour que d’autres puissent, comme moi, apprécier la lecture et cette ouverture vers d’autres univers. Je ne saurais mieux l’exprimer, puisqu’il est question de livres, que d’évoquer le « souci de transmettre », et rapporter à cet effet ces quelques lignes extraites du dernier roman du journaliste et écrivain Olivier Barrot.

Sans doute pourrait-on s’interroger, psychanalyse aidant et mal gré qu’en aurait eu Vernant, sur les raisons d’une existence fondée sur le souci de transmettre. Celui-ci ne notait-il pas : « Dans une société telle que la nôtre, faite d’exhibition et d’indifférence, chacun prétend pouvoir mener sa barque comme il l’entend. Mais le sentiment de la dette demeure néanmoins chez un grand nombre de gens, sous des formes variées. Germaine Tillon avait raison de dire récemment, lors d’une émission télévisée, que lorsque quelqu’un frappe à la porte, il y a ceux qui ouvrent et ceux qui n’ouvrent pas. Celui qui ouvre, c’est celui qui se sait en dette. » Et celle-ci reconnue, c’est la continuité assurée.

Olivier Barrot, Le Fils Perdu, Éd. Gallimard NRF, pp. 121-122.

Bonne semaine à tous les bénévoles de Vues & Voix et d’ailleurs, et ceux qui le deviendront prochainement !

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L’un des rares Thibaut du Québec…

Titem | 15 avril 2013

Je vous en avais déjà parlé il y a plus de cinq ans maintenant, lors de mon premier séjour au Québec : l’incrédulité de certains de mes interlocuteurs lorsque je leur apprenais mon prénom, bien plus fréquent en patronyme ici. Avec d’autres résidents français, j’ai pu échanger sur notre réalité commune et ces improbables questions : « Mais c’est vraiment votre prénom ? Vous ne vous appelez pas Monsieur Thibaut ? ».

La semaine dernière est sorti au Québec le classement des prénoms les plus donnés aux enfants nés en 2012 : il est intéressant de noter que certains sont aussi populaires des deux côtés de l’Atlantique : Emma, Zoé, Nathan, Raphaël…

J’ai voulu en avoir le cœur net : j’ai consulté la régie de l’état civil au Québec. En 2012, seuls deux petits garçons ont été prénommés Thibaut en Belle Province. Et si l’on prend l’ensemble des orthographes, ils sont à peine six… en six ans ! Aux rayons des (nombreux) livres sur les prénoms disponibles à la BANQ, j’ai feuilleté ceux publiés au Québec. Aucun ne mentionne « Thibaut ».

En cherchant plus attentivement dans les archives mises en lignes par le programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal, j’ai pu me rendre compte qu’aucun homme né en Nouvelle-France n’a été baptisé du prénom de Thibaut depuis l’arrivée de Champlain à 1800. J’y vois personnellement plusieurs hypothèses pouvant expliquer ce phénomène. Le prénom Thibaut, d’origine médiévale (sans doute saxonne : de « theud » dieu, chef et « bald » peuple) , devait sûrement apparaître un peu désuet dans cet âge où l’on valorisait davantage l’antiquité. En outre, il est possible que ce prénom était bien plus fréquent dans les régions de l’est du royaume (Bourgogne, Champagne, Lorraine) où le culte de saint Thibaut était répandu, que dans l’ouest, d’où sont originaires la plupart des aïeux des Québécois de souche.

Le deuxième évêque de Québec, Monseigneur de Saint-Vallier, avait édité un Rituel du Diocèse de Québec dont l’annexe recensait les quelque 1251 prénoms masculins acceptés pour le baptême ; faute d’avoir pu prendre connaissance de cette annexe, il faut croire que Thibaut avait été jeté dans l’oubli.

L’Église défend aux Curez de permettre qu’on donne des noms profanes ou ridicules à l’enfant, comme d’Apollon, de Diane, &c. Mais elle commande qu’on lui donne le nom d’un Saint ou d’une Sainte selon son sexe, afin qu’il puisse imiter les vertus & ressentir les effets de la protection auprès de Dieu.

Un passionné du nom de Jean-Claude Huriaux a arpenté les cimetières du Québec, recensant 22.000 prénoms, donc certains particulièrement curieux à nos oreilles. Mais point de Thibaut, sinon dans des orthographes originales. Avec l’arrivée croissante de francophones venus d’Europe, nul doute mon prénom deviendra moins inhabituel pour les Québécois ! Je suis d’ailleurs curieux de savoir s’il existe d’autres prénoms francophones relativement courants en Europe mais rares au Québec, comme Amaury ?

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Montesquieu, ou égalité et corruption du principe de la démocratie

Titem | 1 avril 2013

Une petite citation d’actualité, qui s’inscrit au-delà du débat sur le projet de loi ouvrant le droit aux couples de même sexe de se marier et la protection juridique de leurs enfants, biologiques ou adoptifs, extraite de L’Esprit des Lois, de Montesquieu, précisément au Livre VIII (De la corruption des principes des trois gouvernements), Chapitre II (De la corruption du principe de la démocratie) :

Le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu’on perd l’esprit d’égalité, mais encore quand on prend l’esprit d’égalité extrême, et que chacun veut être égal à ceux qu’il choisit pour lui commander.

Le Président de la République française, c’est un fait, peine à convaincre ses concitoyens qu’il a bien « les deux mains sur le volant« , pour employer une expression propre au champ politique québécois. Mais quand on voit l’empressement de certaines personnalités de droite à affirmer que face à la mobilisation de la rue, François Hollande devrait renoncer, reculer, écouter et donner raison, lancer un référendum (avez-vous jamais remarqué que ce sont surtout les personnes « contre » qui le réclament ?) alors même que l’ancien locataire de l’Élysée était loué pour ne pas céder aux divers mouvements sociaux, on regrette que le partisanisme fasse oublier certains fondamentaux de la responsabilité politique et de la démocratie représentative. L’opposition n’a visiblement pas fini d’apprendre ce que cela signifiait de ne plus être au pouvoir et de ne plus voir ses idées triompher. Ce n’est pas un déni de démocratie : c’est l’alternance.

Capture d'écran du quotidien LeMonde.fr sur le Hollande Bashing

Capture d’écran du quotidien LeMonde.fr sur le Hollande Bashing

 

 

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Chronique européenne 4 : le plan d’aide européen à Chypre

Titem | 20 mars 2013

Pour ma quatrième chronique à Canal M, la radio de Vues et Voix, il a été question d’un sujet d’actualité encore brûlant : le plan d’aide européen à Chypre (à écouter ici). Un thème européen qui m’intéresse d’autant plus que j’ai vécu quatre mois à Chypre, plus particulièrement à Egkomi, en banlieue de Nicosie, la dernière capitale divisée d’Europe. C’était au printemps 2008, juste après l’élection à la présidence du néo-communiste Dimitris Christofias, dont on espérait qu’il trouverait enfin une solution à la partition de l’île. Las, nous sommes en 2013, nombreux sont encore les points de désaccord. Et pour l’élection qui a vu la victoire du candidat de la droite Nicos Anastasiades, le principal sujet était, pour une fois, la crise économique et financière.

Statue de Makarios III à Nicosie

Statue de Makarios III à Nicosie – Titem

Je ne reviens pas sur les détails du plan d’aide qui avait été conclu samedi entre les autorités européennes (chefs d’État européen et BCE) ainsi que le FMI. Tout juste me bornerais-je à considérer qu’il ne m’apparaît pas absurde de demander à ceux qui ont profité de la générosité du système bancaire chypriote de contribuer à sa sauvegarde. Cela vaut mieux, surtout s’il avait été clair dès le départ que les petits épargnants seraient épargnés. Pour pasticher Winston Churchill à propos de la démocratie, c’est sans doute la pire des solutions à l’exception de tous les autres. Opter pour une solution « à la grecque », avec l’octroi d’aides substantielles qui oblige le pays, incapable de rembourser, à imposer une cure d’austérité qui mine l’économie du pays comme le niveau de vie des citoyens, paraît exclu. Il faut tout de même garder à l’esprit que le risque que cela constitue un précédent inquiétant n’est pas nul, mais que le cas de Chypre et son secteur bancaire huit fois supérieur à son PIB dont sans doute la moitié provenant de la Russie, demeure particulier. Même le Cyprus Mail semble douter de « l’héroïsme » des députés chypriotes.

Lors de ma chronique, j’ai évoqué le fait que Chypre s’est tourné vers la Russie, l’un de ses principaux partenaires économiques et qu’une aide financière pourrait être conclue en échange de l’exploitation des gisements pétrogaziers au large de Chypre… Même si la Turquie, qui contrôle le tiers nord de l’île, ne manquera pas de mettre en avant ses revendications. Un correspondant du Wall Street Journal à Moscou évoque cette autre hypothèse intéressante : la Russie lorgnerait plutôt sur les infrastructures des télécoms (relativement développées) et énergétiques (en grand besoin de modernisation).

Comme les autorités européennes l’ont rappelé, la balle est dans le camp de la République de Chypre, qui avait demandé cette aide de 17 milliards d’euros, soit le montant de son PIB. Ce qui me désolé, c’est qu’une nouvelle fois, par leur impéritie, volontaire ou non, ou leur double langage, des chefs d’États européens, on a manqué précipiter l’Europe dans une nouvelle crise. Nicos Anastasiades n’est Président que depuis un mois, mais il n’a pas tardé à agir comme d’autres l’ont fait avant lui. Ainsi, accompagné de son ministre des finances, Michael Sarris et après avoir assuré leurs homologues qu’ils désiraient que tous les détenteurs d’un compte à Chypre s’acquittent de la taxe, ceci afin de ne pas heurter et discriminer les clients étrangers (russes au premier chef), il est revenu dans son pays en soulignant leurs efforts pour modérer les conséquences du « chantage » qui leur a été imposé.

Encore une fois, l’Europe est une coupable toute désignée pour des chefs d’État incapables d’assumer chez eux des décisions qu’ils ont prises dans un autre cadre institutionnel. Et cela, à l’heure où il est beaucoup question de démocratie et de légitimité en Europe dans cette période de crise économique et de défiance citoyenne, c’est bel et bien la pire des positions qui pouvait être tenue.

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Photo du mois – Décembre 2012 – Détail – Ça sent le sapin

Titem | 15 décembre 2012

Pour cette dernière Photo du mois de l’année 2012, Krn nous propose le thème « détail ».

N’entrons justement pas dans les détails et allons à l’essentiel avec un cliché d’actualité que je vous propose.

Photo du mois - décembre 2012 - Détail - ça sent le sapin

Il n’est pas toujours évident de réunir autour de soi tous ceux que l’on aime pour les fêtes de fin d’année, mais j’ai tout de même une pensée pour tous ceux qui vivront seuls cet instant. Que la magie de Noël puisse néanmoins réchauffer leur coeur.

À tous, photobloggueurs du mois (vous êtes tous là en bas de ce billet, n’hésitez pas à vous rendre sur leur blog) ou simples visiteurs, je vous souhaite de très agréables fêtes de Noël, entourés de vos proches et de vos amis ; savourez pleinement ces instants.

Renepaulhenry, Misscarone, Filamots, LaFamilleD , magda627, Mistinguett, Akaieric, Lyonelk, Sephiraph, DelphineF, Gizeh, Anita, Alexanne, Angélique, Skipi, Krn, Champagne, Tambour Major, Clara, Narayan, Lo, Stephane08, Batilou, Isabelle et Gilles, Dame Skarlette, Melting Pot, Cessna, oui !, Djoul, Lauriane, Nana, Les petits supplices !, Dorydee, La Nantaise, Anne, Carnets d’images, David et Mélanie, Bestofava, Cathy, Alban, Lavandine, Laure, Cara, Jean Wilmotte, Agrippine, Anne Laure T, Nicky, Christeav, Maïder, Nataru, Giselle 43, Kyoko, Mamysoren, Viviane, Olivier, Ori, Céliano, Lisa doré, Violette, El Padawan, Caterine, Alice Wonderland, Nikit@, Guillaume, Laurent Nicolas, Supalisa, Josiane, Marion, Lhise, Maïeva Voyage, Les voyages de Lucy, Hibiscus, Louisianne, Carole In Australia, scarolles-and-co , The Mouse, Une niçoise, Cherrybee, Cekoline, LaGodiche, Emma, Marmotte, Isaquarel, Nora, 100driiine, E, Vanilla, Karrijini, Pat Québec, Kob, Pilisi, Xoliv’, Annick, Gilsoub, Mgie les bons tuyaux, Cindy Chou, Alexinparis, Dr. CaSo, Sophie Rififi, François le Niçois, A’icha, Blogoth67, Frédéric, Les bijoux de Sandra, Thalie, Sinuaisons, Un jour une rencontre, Leviacarmina, Zaza, LisaDeParis, Galinette, Virginie, A&G, Fanfan Raccoon, Eloclemence, Les voyages de Seth et Lise, La Messine, Cook9addict, Caro, Flo, Calamonique, La Fille de l’Air, Arwen, La Flaneuse, J’adore j’adhère, Lucile et Rod, N, Dreamteam, Xavier Mohr, Nathalie, Testinaute, Coco, La Parigina, Valentine, Cynthia, Caprices de filles, Solveig, Happy Us, Le Mag à lire, Ava, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, La Papote, Cocosophie, Shandara, Eurydice, Zapo, Chris et Nanou, Juriste-in-the-city , Sébastien.

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Mes prédictions pour les élections US 2012

Titem | 4 novembre 2012

Il y a quatre ans, alors étudiant à l’Institut Politiques de Rennes, je m’étais prêté au jeu des prédictions pour les élections présidentielles américaines. Avec 325 grands électeurs pour Obama, j’avais alors largement sous-estimé sa victoire.

Cette année encore, je retente un chiffre, cette fois avec une carte personnalisable de CNN et j’annonce une victoire d’Obama avec 303 grands électeurs, soit bien moins qu’en 2008.

prédiction élections USA 2012

De nombreux médias annoncent que le résultat national sera serré, mais que dans les États-clés, Obama mène légèrement, laissant croire que peut-être le candidat républicain aurait ses chances. On peut ne pas croire aux sondages et pourtant, ceux-ci, lorsqu’ils ne sont pas pris isolément, mais bien compilés sur une période longue et de la part de plusieurs instituts, permettent, je le crois, de dessiner une physionomie assez précise de la future carte électorale. Dans cette exercice, le site fivethirtyeight, du statisticien Nate Silver, auquel le journal Le Monde a consacré un article, n’a jamais cessé de donner Obama gagnant, même en dépit de sa chute consécutive à son premier débat complètement raté.

Alors certes, je ne prends pas de grands risques avec ma prédiction. Mais tout de même, l’absence de surprise ne serait-elle pas une surprise en soi, dans cette élection passionnée et pleine de rebondissement ?

N’oublions pas que ces élections seront également l’occasion, pour les citoyens américains, dépendamment de leurs États, de voter pour leurs représentants à la Chambre ou au Sénat, pour leurs gouverneurs mais encore d’autres responsables (sheriffs…) et enfin se prononcer sur un certain nombre de sujets de société. Alors qu’en France, la question de l’ouverture au mariage et à la parentalité aux couples de même sexe est pleinement d’actualité (avez-vous remarqué que ceux qui réclament le plus « un débat » sont ceux qui ne cessent pas de s’exprimer et qualifient de refus de débattre leur défaite idéologique annoncée ?) on suivra avec d’autant plus d’intérêt les résultats sur ce sujet dans le Maine, le Maryland, l’État de Washington.

Et pour ma part, je rêve du jour où les Européens pourront autant se passionner pour les élections européennes qu’ils le font pour les élections américaines, avec un dépouillement État par État pour que se remplisse progressivement l’hémicycle du Parlement européen et détermine ainsi le futur Président de la Commission européenne.

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Photo du mois – Octobre 2012 – Bienvenue chez moi – Nature humaniste

Titem | 15 octobre 2012

C’est le jour de La Photo du Mois ! De retour d’une agréable fin de semaine en Mauricie, c’est dans un chalet confortable, au beau milieu de la forêt et au bord d’un lac que j’ai trouvé l’aspiration pour le thème de ce mois, choisi par Gilsoub. Je n’avais guère envie de vous poster une photo de Montréal qui risquait fort de manquer d’originalité et comme l’éclairage de mon appartement est mauvais, je ne voulais pas réaliser une énième photo fade.

Dans cette période troublée où une partie de la société se noie dans la superficialité et le consumérisme pendant qu’une autre cède au repli sur soi et au conservatisme, je trouve le répit dans le calme, la spiritualité et la méditation, les livres et le savoir. Je ne me lasserai jamais de lire et relire ce passage du Kabbaliste de Prague (dont je faisais la critique ici), un des derniers romans de l’écrivain Marek Halter, qui correspond en tout point tant à mon esprit du moment ainsi qu’à cet idéal humaniste que votre serviteur, fasciné par le XVIe siècle, admire.

Moi intérieur, petit ou grand chez moi, qu’est-ce qui a inspiré nos amis photoblogueurs pour ce mois-ci ? Pour le savoir, rendez-vous chez : Dr CaSo, Vickie in the sky, Isabelle et Gilles, David et Mélanie, Alice Wonderland, Annick, Filamots, Mamysoren, Le Mag à lire, Berliniquais, Lo, Nora, La Fille de l’Air, Dorydee, Lisa adore, Les voyages de Lucy, Pilisi, Akaieric, Laurent Nicolas, Viviane, El Padawan, Nathalie, Pat Québec, Petite Marie, Sinuaisons, Renepaulhenry, Cessna, oui !, The Mouse, Galinette, Blogoth67, Chris et Nanou, Violette, DelphineF, M, Sephiraph, Cekoline, Gilsoub, Stephane08, Ava, Batilou, Djoul, Marmotte, Arwen, La Papote, Mgie les bons tuyaux, Narayan, Vanilla, Carnets d’images, Happy Us, Anne, Escapade en Tunisie, Les zinzins, Lyonelk, J’adore j’adhère, Cherrybee, Maïder, Une niçoise, Bestofava, La Parigina, Ori, François le Niçois, Christeav, Un jour une rencontre, La Messine, 100driiine, Cara, Champagne, Krn, La Flaneuse, Jean Wilmotte, A&G, Cocosophie, Coco, Flo, E, Gizeh, Kob, Xavier Mohr, Anita, Lucile et Rod, Les petits supplices !, Guillaume, The Parisienne, N, Xoliv’, Kyoko, Céline in Paris, André(eric)Fernandes, Clara, Karrijini, Fanfan Raccoon, Anne Laure T, Hibiscus, Nicky, Louiki, Sophie Rififi, Nataru, Sébastien, Dreamteam, Caro, Testinaute, Dame Skarlette, Marion, LaFamilleD , LaGodiche, Alban, Alexanne, Emma, Les voyages de Seth et Lise, Laure, Frédéric, Alexinparis, Cricriyom from Paris, La Nantaise, Solveig, Tambour Major, Olivier, Lavandine, Melting Pot, Lauriane, AnneSoPhotos, Manola, Cynthia, Céliano, Agrippine, magda627, Lhise, Cathy, Skipi,Isaquarel,Leviacarmina.

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